Les scientifiques du ministère des Pêches et des Océans (MPO) mènent des recherches en biotechnologie aquatique et en génomique en vue de favoriser la conservation et l’utilisation durable des stocks de poissons sauvages et du milieu marin et le développement de l’industrie aquacole canadienne.
Des données scientifiques fiables favorisent des pêches et une aquaculture durables et des océans en santé. La recherche en génomique et en biotechnologie aide à :
Des inquiétudes ont été soulevées quant aux risques que pourraient poser les organismes aquatiques possédant des gènes qui ont été introduits dans leur matériel génétique; ce sont des organismes génétiquement modifiés (GM).
Aucun poisson génétiquement modifié (GM) n’a été approuvé aux fins d’utilisation commerciale ou de mise en liberté au Canada et le MPO n’a reçu aucune demande réglementaire d’importation de poissons GM ou d’autorisation d’en élever aux fins d’utilisation commerciale ou de mise en liberté.
Le Canada est réputé mondialement pour posséder l’un des systèmes de réglementation scientifique les plus sûrs et les plus efficaces en ce qui concerne les produits de la biotechnologie. Ces produits sont assujettis à des normes rigoureuses et font l’objet d’évaluations scientifiques des risques d’incidences sur la santé et l’environnement en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement de 1999.
Le MPO mène des recherches dans des installations terrestres sécurisées en vue d’établir si le poisson GM ne pose aucun danger. Les recherches sont menées sur des saumons qui ont été génétiquement modifiés aux fins d’amélioration de certains traits désirables comme le taux de croissance et la tolérance au froid. Étant donné que tout poisson GM développé pour l’aquaculture pourrait aboutir dans la chaîne alimentaire ou interagir avec des espèces sauvages dans le milieu, il faut réaliser des recherches intensives pour renforcer notre capacité d’évaluer les risques pour la santé humaine, d’autres espèces aquatiques sauvages et leur habitat.
Cette recherche aidera les responsables de la réglementation à évaluer les risques potentiels, permettra à la communauté scientifique et au grand public de mieux comprendre les risques et fournira de l’information qui permettra d’appuyer et d’améliorer les contrôles réglementaires.
Les poissons d’élevage ne sont pas GM mais il est quand même important de les empêcher de s’échapper des parcs ou des cages en filet, de réduire la possibilité qu’ils se croisent avec les saumons sauvages, ce qui pourrait modifier le patrimoine génétique de ces stocks. Les gouvernements et l’industrie cherchent à réduire à zéro le nombre des évasions.
Les scientifiques du MPO appliquent une méthode d’identification génétique des stocks (marqueurs d’ADN liés à des traits de production importants) pour localiser les évadés parmi les populations sauvages et les capturer et pour surveiller leurs interactions sur le plan écologique et reproductif avec celles-ci.
D’autres outils de biotechnologie et de génomique servent à protéger l’environnement, dépister et réduire les maladies au sein des populations de poisson et améliorer les techniques de production aquacole. Ainsi, le Canada s’est fait une réputation de meneur mondial en techniques moléculaires et diagnostiques. Les outils moléculaires servent à reconnaître les agents pathogènes et à mieux comprendre leur mode de propagation. Les scientifiques du MPO développent des vaccins de l’ADN pour les animaux aquatiques en écloserie (mise en valeur du saumon et de la truite) et pour les exploitations aquacoles.
Pêches et Océans Canada – www.dfo-mpo.gc.ca/science
Gouvernement du Canada – http://www.biopasserelle.gc.ca
Environnement Canada – Loi canadienne sur la protection de l’environnement
Nota : Cette page contient des liens vers des sites Web ne relevant pas de l'autorité du gouvernement du Canada. Pour de plus amples renseignements sur les pratiques de ce site en matière d'établissement d'hyperliens, veuillez vous reporter à l'Avis concernant l'établissement d'hyperliens.