R&D en aquaculture au Canada 2017


Mollusques et crustacés : autres

Mise au point d’une capacité de charge écologique pour la conchyliculture dans le détroit de Baynes, en Colombie-Britannique

En Colombie-Britannique, la conchyliculture est principalement pratiquée sur la côte ouest de l’île de Vancouver et dans le détroit de Georgie, la plupart des sites de production les plus prolifiques se trouvant dans les secteurs du détroit de Baynes, de l’île Cortes et de le passage Okeover. Même si la conchyliculture se pratique depuis plus de 100 ans en C.-B., peu de recherches ont été effectuées sur la capacité écologique de production de mollusques et de crustacés dans ces prolifiques baies abritées. La production conchylicole dépend d’un équilibre entre la qualité de l’eau, l’hydrodynamique (renouvellement de l’eau de la baie) et l’approvisionnement en nourriture (plancton). Une évaluation de la capacité de charge est nécessaire afin d’évaluer cet équilibre et déterminer toute limitation à l’échelle de la baie en raison d’une potentielle compétition pour les ressources ou changement dans le fonctionnement de l’écosystème. Un modèle à haute résolution, spatialement explicite, à hydrodynamique et biogéochimique couplée (tel que le modèle des volumes finis d’océanologie côtière [FVCOM]) – Modèle de l’écosystème de la culture des bivalves) est en cours d’élaboration afin d’évaluer la capacité de charge écologique de la conchyliculture dans le détroit de Baynes. Ces modèles mathématiques, vérifiés au moyen de données locales, intégreront les interactions complexes entre les activités aquacoles, la physiologie des mollusques et crustacés, et l’écosystème.

Date : AVR. 2011 – AVR. 2018

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (MPO – PRRA)

Responsable(s) du projet : Terri Sutherland (MPO)

Équipe de projet : Peter Cranford, Chris Pearce, Hannah Stewart (MPO)

Collaborateur(s) : Roberta Stevenson (BCSGA)

Contact : Terri.Sutherland@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/parr-prra/projects-projets/2011-P-21-fra.html

Larves d’huîtres juvéniles sur un plateau de culture dans le détroit de Baynes, en C.-B. Photo : Terri Sutherland (MPO)

Compréhension de la distribution d’un prédateur némerte (Cerebratulus lacteus) dans les bancs de palourde : incidences sur les mesures de contrôle

Les résultats de ce projet permettront de mieux comprendre les facteurs liés à la répartition éparse et à l’abondance de Celebratulus lacteus. De plus, ces renseignements serviront à élaborer des stratégies de gestion efficaces afin de minimiser l’effet de ce prédateur sur les populations de palourdes.

La palourde a été désignée comme une nouvelle espèce importante pour le développement futur de l’aquaculture dans le Canada atlantique. L’un des obstacles les plus importants au développement de la vénériculture constitue le contrôle des prédateurs dans les sites d’élevage, particulièrement les espèces endobenthiques vivant dans les des sédiments. Au cours des dernières années, les populations de palourdes américaines et de myes de taille commerciale ont diminué. Bien que la cause de cette diminution n’ait pas encore été déterminée, les pêcheurs ont constaté la présence d’un nombre important de vers prédateurs aux sites d’élevage de palourdes. La cérébratule (Cerebratulus lacteus) est un prédateur important de nombreuses espèces bivalves endobenthiques, sa présence est corrélée à un taux élevé de mortalité des myes aux sites d’élevage. Cependant, les facteurs régulant la répartition éparse de ce prédateur sont méconnus. La présente étude vise à examiner les facteurs qui régulent la répartition éparse et l’abondance des C. lacteus dans le but d’élaborer des stratégies de gestion des prédateurs.

Date : AVR. 2014 — JUIN 2017

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Innovation Fisheries Products Inc.; Mills Seafood Ltd.

Responsable(s) du projet : Daniel Bourque, Angeline LeBlanc (MPO)

Équipe de projet : Jeffery Clements (MPO)

Collaborateur(s) : Doug Bertram (Innovative Fisheries Products Inc.); Tim Williston (Mills Seafood Ltd.)

Contact : Daniel.Bourque@dfo-mpo.gc.ca, Angeline.LeBlanc@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/G-14-01-001-fra.html

Amélioration des modèles écologiques de développement durable de l’aquaculture des bivalves dans les écosystèmes estuariens eutrophes

La capacité de charge des systèmes côtiers pour la culture de bivalves a généralement été étudiée à l’aide de modèles mathématiques limités à une représentation des éléments nutritifs, du phytoplancton, du zooplancton, des détritus et des bivalves de culture. Le projet vise à produire une compréhension plus détaillée de la dynamique des éléments nutritifs de à ce façon que l’on puisse apprécier avec exactitude l’incidence exercée par les bivalves d’élevage. En particulier, les macroalgues, un producteur primaire dont la contribution peut être importante, notamment dans les systèmes eutrophes et dans les modules des populations de bivalves sauvages, seront couplées avec un modèle actuel de la capacité de charge de l’écosystème. Ces nouveaux modules écophysiologiques seront construits en utilisant la théorie du budget énergétique dynamique pour que l’on tienne compte de l’utilisation des ressources par les bivalves et les macroalgues, et pour reproduire les effets de différents scénarios aquacoles du point de vue de la productivité des bivalves sauvages. L’élaboration du modèle sera supportée grâce à des travaux expérimentaux et sur le terrain visant à caractériser la répartition, l’abondance et la croissance de macroalgues et de bivalves sauvages. Le modèle sera appliqué pour la baie Malpeque (Î.-P.-É.); cependant, il sera doté d’une structure générique qui permettra son application future à d’autres échancrures côtières. L’ajout de ces nouveaux modules augmentera la véracité du modèle et nous permettra d’avoir une meilleure idée des interactions entre l’aquaculture et les écosystèmes côtiers, en particulier dans la quantification de l’incidence sur les espèces qui présentent une valeur pour les pêches commerciales, récréatives et autochtones.

Les résultats du projet devraient améliorer notre compréhension des interactions entre l’aquaculture des bivalves et les écosystèmes côtiers permettant ainsi d’exercer une meilleure gestion.

Date : NOV. 2015 – AVR. 2018

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (MPO – PRRA)

Responsable(s) du projet : Thomas Guyondet (MPO)

Équipe de projet : Luc Comeau, Romain Lavaud, Marc Ouellette (MPO)

Collaborateur(s) : Ramón Filgueira (U Dalhousie); Cindy Crane (Ministère des communautés, des Terres et de l’Environnement de l’Î.-P.-É.); Jeff Davidson (UPEI – CVA); Réjean Tremblay (UQAR – ISMER)

Contact : Thomas.Guyondet@dfo-mpo.gc.ca

Effets du dragage hydraulique et de l’ajout de coquilles sur l’environnement et la dynamique des populations de myes

Afin d’améliorer la rentabilité de la mye dans les exploitations aquacoles du Canada atlantique, les éleveurs souhaitent utiliser le dragage hydraulique comme moyen de récolte des myes. Les effets du dragage, cependant, sont variables à l’échelle des sites. Les préoccupations au sujet de la cueillette mécanique des palourdes comprennent les dommages infligés à la coquille, les répercussions sur le recrutement et la survie des juvéniles, les impacts sur la biodiversité, ainsi que le rejet de matières organiques enfouies et la réduction des métabolites. En présence d’oxygène, ces matières s’oxydent, diminuant ainsi le pH, ce qui peut réduire la croissance et la survie des bivalves.

Plusieurs études montrent que : 1) le dragage hydraulique améliore la fixation et la survie de bivalves. Il sera cependant important de comprendre les effets de la récolte mécanique sur les palourdes et l’environnement; et, 2) la présence d’adultes ou de coquilles augmente le recrutement des bivalves juvéniles. Par conséquent, l’ajout de coquilles dans les sédiments peut augmenter la survie des juvéniles.

L’ajout de coquilles dans les sédiments fait office de tampon en augmentant le pH et les taux de saturation, et permet d’augmenter le recrutement de palourdes américaines et de myes. Les résultats de ce projet peuvent atténuer les effets négatifs potentiels liés au dragage.

Le projet vise à comparer les effets du dragage hydraulique et de l’ajout de coquilles dans les sédiments sur la survie des myes juvéniles, et sur le profil de profondeur des paramètres physiques et chimiques des sédiments. De plus, ce projet permettra d’améliorer la compréhension des effets environnementaux potentiels liés à l’ajout de coquilles dans les zones environnantes (habitats).

Date : OCT. 2015 — JUIN 2018

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Mills Seafood Ltd.

Responsable(s) du projet : Angeline LeBlanc (MPO)

Équipe de projet : Jeffery Clements (MPO)

Collaborateur(s) : Marilyn Clark (Mills Seafood Ltd.)

Contact : Angeline.LeBlanc@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/15-2-G-02-fra.html

Caractérisation de la baie pour l’aquaculture des mollusques en Nouvelle-Écosse

Dans les eaux de la région du Golfe de la N.-É., la conchyliculture en est encore à ses débuts. Un rapport récent basé sur un examen réglementaire de l’aquaculture mené par un tiers a mené à la conclusion que, entre autres, les décisions liées à la délivrance des permis doivent tenir compte de la compatibilité entre l’aquaculture et les autres utilisations des eaux côtières. L’atteinte d’un équilibre entre le développement durable de la conchyliculture, des pêches et des autres utilisations des ressources (p. ex., ports, marinas, chalets) est possible par l’entremise d’une planification spatiale marine et la mise en œuvre d’un plan de gestion des baies ayant pour but de protéger les espèces ayant de la valeur qui vivent dans les zones de pêche et de conservation, tout en faisant en sorte qu’il n’y ait pas de conflit avec les autres utilisateurs de la ressource marine. Bien que la N.-É. n’ait pas encore élaboré un tel plan, la description et la cartographie des zones côtières désignées pour l’aquaculture permettraient d’obtenir des renseignements essentiels pour la planification et la prise de décisions scientifiques, et pourraient servir de base pour le plan de gestion à l’échelle des baies.

Le Ministère a désigné un certain nombre de baies de la Nouvelle-Écosse où le développement futur de l’aquaculture pourrait être probable. Pour ces baies, on décrira les principales variables (c.-à-d., les caractéristiques hydrodynamiques, les pêches, l’habitat, l’aire de répartition des espèces écosensibles, les activités et options d’atténuation propres à l’aquaculture. Les résultats de ce projet aideront à prendre des décisions réglementaires ministérielles qui iront dans le même sens que l’approche écosystémique utilisée pour la gestion de l’industrie conchylicole.

Date : AVR. 2015 – MARS 2018

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (MPO – PRRA)

Responsable(s) du projet : Monique Niles (MPO)

Équipe de projet : Marc Ouellette, Thomas Guyondet, Thomas Landry (MPO); Andrew Bagnall (MPA, N.-É.); Tim Webster, Kate Collins (NSCC)

Contact : Monique.Niles@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/parr-prra/projects-projets/2015-G-08-fra.html

Les effets écologiques de la cueillette mécanique des palourdes dans la baie St. Mary’s, en Nouvelle-Écosse.

L’industrie de l’aquaculture de la palourde a dû faire face à d’importants défis liés au recrutement et au maintien en poste des ramasseurs de palourdes, ainsi qu’au manque d’intérêt des jeunes travailleurs aptes à l’emploi, ce qui a entraîné le vieillissement des effectifs. De plus, la cueillette manuelle traditionnelle est très exigeante en main-d’œuvre et nécessite l’utilisation d’une bêche à clams munie de fourchons d’environ 15 cm de long servant à creuser et à retourner les sédiments. Il y a un certain intérêt envers l’utilisation d’une cueilleuse mécanique, qui viendrait compléter la récolte manuelle des palourdes américaines (Mercenaria mercenaria) dans la baie St. Mary’s, N.-É.

Le projet visait à comparer les effets écologiques de la cueillette manuelle traditionnelle et de la cueillette mécanique de palourdes. Il consistait également à étudier les effets de chaque technique de cueillette sur la santé écologique et la production dans la zone en assurant la surveillance de la population de palourdes, de la faune et de la flore connexes, et de divers paramètres physiques et chimiques. Les méthodes visant à réduire les répercussions écologiques de la cueillette, comme la replantation de pré-recrues sur des parcelles de diverses catégories de tailles ou la réduction des efforts répétés de cueillette, ont également été étudiées.

Plus particulièrement, les résultats suivants ont été obtenus :

  • Aucune différence n’a été observée dans les caractéristiques physiques ou chimiques des sédiments des lots non exploités, travaillés à la main ou mécaniquement.
  • Aucune différence n’a été observée avant et après la cueillette.
  • Les deux techniques de cueillette n’ont soit aucun impact sur les sédiments et l’assemblage faunique, soit la période de récupération est très courte.

Aucune des deux techniques de cueillette n’était meilleure ou pire que l’autre en ce qui concerne les effets sur les caractéristiques des sédiments. Si la cueillette manuelle est possible dans tous les types de sédiments, le prototype de cueilleuse utilisé dans le cadre de ce projet était mieux adapté aux fonds sableux fermes avec un peu de boue, mais n’était pas efficace dans les fonds boueux mous. Cet aspect devra être amélioré avant que la cueilleuse puisse être utile à des fins commerciales.

Date : AVR. 2012 – JUIN 2015

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Innovative Fisheries Products Inc.

Responsable(s) du projet : Thomas Landry (MPO)

Équipe de projet : Angeline LeBlanc (MPO)

Collaborateur(s) : Doug Bertram (Innovative Fisheries Products Inc.)

Contact : Thomas.Landry@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/G-12-01-001-fra.html

Microplastiques et conchyliculture : présence, portée, impacts potentiels et mesures d’atténuation

Les microplastiques (c.-à-d., les morceaux de plastique < 5 mm) constituent un nouveau contaminant qui préoccupe de plus en plus l’industrie, les chercheurs et le grand public. Les microplastiques sont omniprésents dans l’environnement marin et proviennent d’une grande diversité de sources, y compris des eaux usées et de la dégradation de plus gros morceaux de plastique. Il existe plusieurs types de microplastiques comme les microbilles, les fibres et les fragments, qui sont ingérés par une vaste gamme d’organismes. Les microplastiques ont des effets physiques et chimiques négatifs sur les organismes qui les ingèrent. Ainsi, l’industrie aquacole risque d’être affectée par ce type de pollution. À l’inverse, comme l’industrie aquacole utilise des plastiques, elle pourrait elle aussi contribuer à cette pollution. Pour résoudre ces problèmes, nous menons une étude en collaboration avec l’Université de l’Île de Vancouver, Pêches et Océans Canada, la BC Shellfish Growers Association (BCSGA), l’Aquarium de Vancouver et l’Université de Victoria. Cette recherche permettra : 1) de déterminer la concentration de microplastiques dans les myes et les huîtres cultivées sur les côtes de la Colombie-Britannique; 2) de déterminer les concentrations de microplastiques dans l’environnement avoisinant; 3) de déterminer le type de microplastique trouvé et d’en repérer les sources potentielles; 4) d’évaluer l’épuration comme mécanisme potentiel d’élimination des microplastiques; et, 5) d’étudier les effets des microplastiques sur la santé et la résilience des mollusques.

Cette recherche montrera les niveaux de pollution par les microplastiques dans les mollusques commerciaux et dans leur environnement. Elle permettra également de déterminer l’efficacité de l’épuration pour éliminer ce contaminant, les effets de l’ingestion de microplastiques sur la santé des mollusques et les sources potentielles de microplastiques.

Date : JUILL. 2016 – MARS 2018

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : BC Shellfish Grower’s Association (BCSGA)

Responsable(s) du projet : Sarah Dudas (VIU); Helen Gurney-Smith, Chris Pearce (MPO)

Équipe de projet : Chris Pearce (MPO); Peter Ross (Aquarium de Vancouver); Garth Covernton, Maggie Dietterle, Matt Miller, Kayla Balmer, Monique Raap (VIU)

Collaborateur(s) : Darlene Winterburn (BCSGA); Yves Perreault (Little Wing Oysters); Andre Comeau, Chris Roberts (Okeover Organic Oysters); Dave Ritchie, Steve Pocock (Sawmill Bay Shellfish); Brian Yip (Taylor Shellfish); Keith Reid (Stellar Bay Shellfish); Andrew Dryden (Evening Cove Oysters); Pete McLellan (Nanoose Bay Oysters)

Contact : Sarah.Dudas@viu.ca; Helen.Gurney-Smith@dfo-mpo.gc.ca; Chris.Pearce@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/15-1-P-01-fra.html, http://www.ecologicalinteractions.com/

Plan rapproché d’une huître. Photo : Kayla Mohns (MPO)

Filet. Photo : Kayla Mohns (MPO)

Effets des bivalves d’élevage sur la productivité de la zostère dans les estuaires du Nouveau-Brunswick

La Loi sur les océans du Canada favorise une approche écosystémique de la gestion des activités humaines dans les milieux côtiers et marins. Par conséquent, des espèces telles que la zostère marine (Zostera marina) devraient bénéficier d’une meilleure protection, tout comme les propriétés des communautés particulièrement importantes pour le maintien de la structure et de la fonction des écosystèmes, tout en permettant la poursuite d’activités durables. L’une des activités humaines visées est la conchyliculture, un moteur économique de plus en plus important pour les collectivités côtières. Des études récentes ont documenté certains effets négatifs de l’ostréiculture sur la zostère dans certaines zones et à une échelle locale, le plus souvent attribuables à l’ombre générée par l’équipement aquacole. Cependant, un autre aspect important à prendre en compte dans la caractérisation du risque global est l’effet compensatoire potentiel de la biomasse des bivalves d’élevage, à titre d’organismes filtreurs, sur la productivité de la zostère par leur influence sur les profils de turbidité de sources naturelles et anthropiques cumulées.

Cette étude consistera à examiner les effets que les bivalves d’élevage ont sur la productivité de la zostère à l’échelle de la baie. Pour ce faire, des études seront menées sur le terrain pour décrire les paysages marins des baies à l’étude, en mettant l’accent sur la répartition des populations de mollusques et crustacés (sauvages et d’élevage) et des herbiers de zostère au moyen de nouveaux outils et stratégies de télédétection, ainsi que sur les profils de turbidité de la colonne d’eau. Une étude en laboratoire permettra d’évaluer les effets de la filtration des huîtres sur la turbidité (limpidité de l’eau) et l’atténuation de la lumière. Enfin, des modèles informatiques hydrodynamiques à l’échelle des baies seront élaborés pour deux baies, afin d’inclure un module de turbidité et des coefficients de filtration des huîtres d’élevage, ce qui permettra des évaluations plus précises à l’échelle des baies des effets des concessions conchylicoles actuelles (ou proposées) sur la productivité de la zostère.

Date : AVR. 2014 – MARS 2017

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (MPO – PRRA)

Responsable(s) du projet : Marc Ouellette (MPO)

Équipe de projet : Monique Niles, Thomas Guyondet, Thomas Landry (MPO)

Collaborateur(s) : Tim Webster, Kate Collins (NSCC)

Contact : Marc.Ouellette@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/parr-prra/projects-projets/2014-G-10-fra.html