R&D en aquaculture au Canada 2017


Pou du poisson

Caractérisation des mécanismes de rejet du pou du saumon (Lepeophtheirus salmonis) par le saumon coho (Oncorhynchus kisutch) à l’aide d’une nouvelle approche duale de séquençage de l’ARN

Après l’infection par les larves de pou du poisson (Lepeophtheirus. salmonis), le saumon coho juvénile est en mesure de rejeter rapidement le parasite. Ce rejet est associé à une hyperplasie agressive et à l’infiltration de cellules effectrices; cependant, les mécanismes moléculaires de cette réaction n’ont pas été caractérisés. Le projet vise à explorer la réaction du saumon et du pou du poisson de façon simultanée en tirant parti des technologies modernes de séquençage génétique à haut débit (séquençage dual de l’ARN). On a utilisé des échantillons de nageoires de saumons coho avec et sans infection visible par le pou du poisson pour produire un bassin de transcrits originant tant du pou du poisson que du saumon. Les lectures associées à chaque organisme ont été séparées en utilisant l’information publiquement disponible sur le transcriptome et le génome pour les deux espèces. On a analysé l’expression différentielle, tant pour l’hôte que pour le parasite, en effectuant des comparaisons à différents points dans le temps tout au long de la progression de l’infection. On a montré la présence de plusieurs mécanismes de réponse immunitaire chez le saumon coho, comme la cascade du complément, le remodelage des tissus et une réaction en phase aiguë, avec une réaction concomitante chez le pou du poisson caractérisée par un stress oxydatif activé et un mécanisme de mort cellulaire. L’analyse a également révélé que l’expression de l’ARNm revenait aux niveaux de base 18 jours après l’infection, ce qui indique que les mécanismes de rejet étaient complétés vraisemblablement terminés à ce moment. À notre connaissance, c’est la première fois que l’expression du transcrit tant chez l’hôte que chez le parasite a fait l’objet d’études simultanées chez les salmonidés en utilisant le séquençage de l’ARN.

Les résultats de ce projet démontrent la faisabilité du séquençage dual de l’ARN, tandis qu’on propose également de nombreuses hypothèses liées au mécanisme moléculaire qui se cache derrière la résistance au pou du poisson.

Date : DÉC. 2015 – DÉC. 2017

Financement : Conseil de Recherches en Sciences Naturelles et en Génie du Canada – Programme de bourse postdoctorale (CRSNG – BP)

Co-financement : Elanco Animal Health

Responsable(s) du projet : Mark Fast (UPEI – CVA)

Équipe de projet : Laura Braden (UPEI – CVA); Tiago Hori (CAT); Phil Byrne (MPO)

Contact : lbraden@upei.ca

Poux du poisson encapsulés au cours d’une réaction agressive dans la peau (à droite) et les nageoires (à gauche) d’un saumon coho (montré ici six jours après l’infection). Photo : Laura Braden (UPEI – CVA)

Micrographe (hématoxyline et éosine, grossissement de 200 X) montrant un pou du poisson attaché à la nageoire d’un saumon coho, avec un recrutement massif de répondeurs cellulaires (petites cellules bleues rondes) sous le lieu de l’attachement quatre jours après l’infection.

Utilisation de la perche de varech et de la perche de pilotis pour lutter contre le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) sur des saumoneaux de l’Atlantique infectés

Les infestations de poux du poisson chez le saumon de l’Atlantique d’élevage nécessitent une surveillance régulière et, parfois, des traitements chimiques comme un traitement au SLICE®. Des méthodes alternatives sont nécessaires pour lutter contre les infestations de poux du poisson et améliorer la durabilité de l’élevage du saumon de l’Atlantique. Les mesures de lutte biologique sont maintenant utilisées avec succès en Norvège et en Écosse, avec des poissons-nettoyeurs comme la vieille et la lompe.

Le but de cette recherche consistait à démontrer si la perche de varech (Brachyistius frenatus) et la perche de pilotis (Rhacochilus vacca) pouvaient nettoyer les saumons de l’Atlantique infectés par le pou du poisson. Plusieurs essais de cohabitation ont été réalisés où des perches de varech ou des perches de pilotis ont été placées dans des réservoirs avec des saumons infectés par le pou du poisson. Bien qu’on ait remarqué des variations dans l’activité alimentaire, les perches des deux espèces ont nettoyé les saumons infectés par le pou du poisson parasite en l’espace de 48 heures de cohabitation. L’état corporel et la santé du saumon n’ont montré aucune différence observable entre les réservoirs expérimentaux et les réservoirs témoins, ce qui indique que la prédation active du pou du poisson par la perche n’a pas d’impact nuisible sur la santé des saumons infectés.

Cette recherche traite un vaste problème auquel fait face l’industrie de l’élevage du saumon en C.-B. en ce qui a trait aux infestations de poux du poisson chez les saumons de l’Atlantique d’élevage et les problématiques environnementales, économiques et de perception publique qui leur sont associées. L’utilisation de poissons-nettoyeurs pour réduire les infestations de pou du poisson représente une solution visant à la protection des populations de saumons sauvages qui est respectueuse de l’environnement.

Date : DÉC. 2014 – EN COURS

Financement : Sea Pact; BC Salmon Farmers Association – Marine Environment Research Program (BCSFA – MERP)

Co-financement : Marine Harvest Canada Limited

Responsable(s) du projet : Shannon Balfry (Aquarium de Vancouver)

Équipe de projet : Maureen Finn (Living Elements Ltd.); Sam Ferguson, Selina Thorberg (Aquarium de Vancouver)

Collaborateur(s) : Diane Morrison (Marine Harvest Canada Limited); Simon Jones (MPO)

Contact : Shannon.Balfry@vanaqua.org

Perche de varech (Brachyistius frenatus) nettoyant un saumoneau de l’Atlantique (Salmo salar) infecté par le pou du poisson : a) la perche de varech s’approchant du côté gauche de la queue d’un saumon de l’Atlantique; b) instant où la perche de varech prélève un pou du poisson sur le saumon; remarquez la saillie de la mâchoire; c); et, d), moment après le prélèvement, tandis que la perche commence à se retirer du saumon. Vidéo : Sam Ferguson (Aquarium de Vancouver)

Intégration des données concernant le pou du poisson et le saumon sauvage : mise en place d’un réseau de surveillance du pou du poisson pour le saumon sauvage dans les eaux côtières de l’île de Vancouver

Les programmes de surveillance du pou du poisson chez les saumoneaux sauvages du Pacifique ont permis d’améliorer la compréhension de l’écosystème de ce parasite et de continuer la mise au point des protocoles de gestion des poux du poisson dans les fermes salmonicoles. Les études ayant permis de récolter un grand volume de données sur une base annuelle représentent nouvelle opportunité d’examiner des tendances au fil du temps, en particulier lorsque ces études offrent des aperçus structurés dans l’espace et le temps. Ainsi, afin de bien saisir la valeur de ce type d’étude, il est essentiel de les intégrer à des fins de comparaison et de regroupement.

Ce programme vise à regrouper les données de surveillance du pou du poisson chez les poissons sauvages de la Colombie-Britannique recueillies par l’industrie salmonicole en un seul et même dépôt de données, auxquelles viendraient s’ajouter les données générées par les travaux menés par les groupes de conservation, les universités, les Premières Nations et les instances gouvernementales. Les bases de données importantes récoltées annuellement et de manière consistante peuvent être utilisées au sein des études de population des poux du poisson, non seulement pour déterminer leur abondance et leur intensité, mais également pour cartographier leur tendance à se regrouper et prédire leur prévalence selon leur stade de vie et le temps de l’année.

Actuellement, le programme synthétise les données existantes sur les poux du poisson en un format utilisable, afin de communiquer les tendances historiques, tout en recueillant et en enregistrant les données provenant des programmes de surveillance du pou du poisson supportés par l’industrie. Le programme comprend la surveillance en cours du pou du poisson chez le saumon sauvage. Le regroupement de ces données permettra de nouvelles opportunités, que ce soit pour entreprendre de nouvelles analyses, signaler des tendances régionales ou améliorer la transparence et le potentiel de partage de l’information.

L’intégration des bases de données des groupes de conservation, des universités, des Premières Nations, des instances gouvernementales et des fermes salmonicoles fera naître de nouvelles possibilités de modélisation et d’analyse. Au final, cette initiative bénéficiera à tous les participants, ainsi qu’à la durabilité de l’écosystème aquatique le long de la côte de la Colombie-Britannique.

Date : AVR. 2016 – MARS 2017

Financement : BC Salmon Farmers Association (BCFSA)

Responsable(s) du projet : Crawford Revie (UPEI)

Équipe de projet : Thitiwan Patanasatienkul (UPEI)

Contact : crevie@upei.ca

Site web : http://www.upei.ca/avc/crawford-revie

Les eaux côtières de la Colombie-Britannique. Photo : BCSFA

Vulnérabilité du saumon de l’Atlantique d’élevage et du saumon de l’Atlantique sauvage (Salmo salar) aux infestations expérimentales par le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis)

Le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) est un parasite commun chez le saumon de l’Atlantique d’élevage et peut avoir de lourdes conséquences économiques pour l’industrie du saumon. Ces conséquences peuvent inclure des coûts de traitement, une mortalité accrue et une perception négative du public. Le pou du poisson provenant des exploitations aquacoles peut également avoir des répercussions négatives sur les stocks sauvages de salmonidés, bien que l’étendue des répercussions ne soit pas claire. Les espèces de salmonidés présentent différents degrés de vulnérabilité à l’infection par le pou du poisson. Le saumon de l’Atlantique comporte une importante variation génétique (en plus d’une variation phénotypique) en ce qui concerne la résistance au pou du poisson.

Ce projet utilisera des infestations par le pou du poisson contrôlées en laboratoire afin de déterminer les variations de la vulnérabilité au pou du poisson chez trois groupes de poisson : le saumon sauvage de deux origines (la rivière Garnish, la rivière Conne) et le saumon d’élevage. Les résultats de ce projet : 1) permettront à l’industrie de l’aquaculture de comprendre et de surveiller toute éventuelle interaction entre le saumon sauvage et le saumon d’élevage afin de garantir une production durable du poisson; 2) fourniront des informations additionnelles concernant les différences potentielles de vulnérabilité au pou du poisson entre le saumon d’élevage et le saumon sauvage; et, 3) fourniront des renseignements sur les niveaux de stress des salmonidés à la suite d’infestations par le pou du poisson dans tous les groupes de poisson.

Date : AVR. 2015 – JUIN 2017

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Cold Ocean Salmon Inc.

Responsable(s) du projet : Dounia Hamoutene (MPO)

Équipe de projet : Harry Murray, Lynn Lush, Kimberley Burt (MPO)

Collaborateur(s) : Julia Bungay (Cold Ocean Salmon Inc.)

Contact : Dounia.Hamoutene@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/15-1-N-01-fra.html

Effet du pou du poisson sur la modulation de la vulnérabilité des salmonidés aux virus

Le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) est un parasite naturellement présent et un ravageur sévère du saumon de l’Atlantique d’élevage, tant dans l’est que dans l’ouest du Canada. Comme le pou du poisson est infecte plusieurs espèces hôtes sauvages vivant en milieu marin et qu’il cohabite avec des virus endémiques, il est inévitable que des infections mixtess (c.-à-d., pou du poisson et virus) surviennent. Aucune étude contrôlée n’a été menée pour examiner l’effet de L. salmonis sur la maladie causée par des agents pathogènes viraux. Les saumons infectés par le pou du poisson sont plus susceptibles de développer de graves infections causées par des agents pathogènes secondaires, parce que le pou du poisson constitue un vecteur de transmission des agents pathogènes secondaires, ou que l’infection par les poux compromet la réaction immunitaire de l’hôte. La deuxième hypothèse est supportée par l’observation, en laboratoire, d’une baisse de l’expression des gènes liés aux réponses antivirales et à l’immunité adaptative chez plusieurs espèces de saumon infectées par le pou L. salmonis.

Ce projet de recherche portera sur deux agents pathogènes viraux : le virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (VNHI) et le virus de l’anémie infectieuse du saumon (VAIS). Le VNHI contamine des salmonidés sauvages et d’élevage de toute la région nord-ouest de l’Amérique du Nord. Le VAIS contamine des saumons de l’Atlantique d’élevage de l’est du Canada, et leur cause des maladies. Pour ces deux agents pathogènes viraux, il est nécessaire de déterminer si le parasitisme causé par le pou du poisson joue un rôle dans la transmission des virus et sur le plan de la vulnérabilité du saumon aux infections. Dans le cadre de ce projet de recherche, on se penchera sur la question, en intégrant des études sur les interactions du VNHI et du VAIS avec le pou du poisson menées en parallèle respectivement dans l’ouest et dans l’est du Canada. Le but de cette étude est d’établir un niveau d’infestation du pou du poisson à partir duquel une intervention ou des stratégies de gestion antiparasitaire pourraient être nécessaires pour empêcher tout dommage supplémentaire lié aux infections virales. Ces recherches permettront de recueillir des données scientifiques qui appuieront la prise de décisions en matière de gestion concernant les seuils à utiliser en salmoniculture pour l’infestation par le pou du poisson.

Date : AVR. 2014 – MARS 2017

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (MPO – PRRA)

Co-financement : Simon Jones (MPO)

Équipe de projet : Kyle Garver (MPO)

Collaborateur(s) : Mark Fast (UPEI – CVA)

Contact : Simon.Jones@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/parr-prra/projects-projets/2014-P-12-fra.html

Détermination des risques d’infection par le pou du poisson en s’appuyant sur une compréhension de la dynamique des populations de poux du poisson au début de leur cycle biologique associée aux sites d’aquaculture du saumon de l’Atlantique de la baie de Fundy

Le pou du poisson continue de représenter un défi pour les éleveurs de saumon de l’Atlantique à l’échelle mondiale, malgré l’élaboration de divers traitements thérapeutiques chimiques et de mesures d’application de pointe (p. ex., bateaux viviers). Des mesures non chimiques comme la sélection génétique pour la résistance ou l’utilisation de dispositifs mécaniques permettant d’éliminer le pou du poisson font l’objet d’un examen attentif. Toutes les techniques de gestion sont fondées sur la capacité de contrôler le cycle de vie du pou du poisson, des larves jusqu’aux adultes. Cependant, il y a eu étonnamment peu de travail empirique mené sur le terrain concernant les premiers stades du cycle biologique du pou du poisson planctonique lors duquel on retrouve le plus grand nombre d’individus et qui est le point de départ de la propagation de l’infection. L’échantillonnage est complexe, en raison des difficultés logistiques associées au travail dans des sites commerciaux où la production a préséance sur la recherche scientifique, compliquant ainsi l’échantillonnage. Des études antérieures menées par cette équipe dans la baie de Fundy ont révélé que les densités les plus fortes de larves de pou du poisson sont toujours présentes autour des exploitations salmonicoles, ce qui laisse croire qu’il existe un mécanisme interne spécialisé de rétention. Une meilleure compréhension des premiers stades de vie du pou du poisson dans la baie de Fundy permettra d’obtenir des indications sur le moment opportun pour intervenir dans le cycle de vie de l’animal. De plus, en déterminant dans quelle mesure les exploitations aquacoles retiennent les larves de pou du poisson et la façon dont ces dernières quittent le site, nous pourrons évaluer les risques pour les autres exploitations et déterminer si les poux pourraient affecter les espaces sauvages en se propageant.

Ces travaux pourraient permettre de déterminer les points critiques d’une exploitation aquacole favorisant les infestations par les poux du poisson et ce qui pourrait être fait pour réduire ces infestations par le biais de changements au protocole et des applications d’ingénierie.

Date : AVR. 2014 – MARS 2017

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (MPO – PRRA)

Responsable(s) du projet : Shawn Robinson (MPO)

Équipe de projet : Emily Nelson, Steve Neil, Craig Smith (MPO)

Collaborateur(s) : Joel Halse (Kelly Cove Salmon Ltd.)

Contact : Shawn.Robinson@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/parr-prra/projects-projets/2014-M-02-fra.html

Filet à plancton avec débitmètre utilisé pour échantillonner les larves du pou du poisson (encadré) à l’intérieur et autour des exploitations salmonicoles de la baie de Fundy. Photo : Shawn Robinson (MPO)

Élaboration de biomarqueurs bactériens de la résistance à médiation microbiotique du saumon contre le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis)

L’efficacité des traitements contre le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) commence à diminuer ou à provoquer des résultats variables. Cette étude représente la première étape de l’élaboration de stratégies de réduction des infections découlant de la prévalence et de la fixation du poisson à l’aide de probiotiques.

Les saumons de l’Atlantique au stade de saumoneau ont été classés en deux groupes. Le premier était un groupe témoins at l’autre était exposé à une pression d’infection du pou du poisson de 40 copépodites par poisson et surveillés à différentes étapes du développement du pou, du stade de chalimus à celui de gros pré-adulte. Le microbiome de la muqueuse et de l’intestin des saumoneaux ont été étudiés, de même que les changements de population en réponse aux infestations par L. salmonis. Les résultats des études révèlent que l’infestation au pou du poisson provoque des déséquilibres dans le microbiote des muqueuses du saumon, qui pourrait être en partie la cause de la mortalité associée à l’infection par le pou du poisson. L’analyse des principales composantes et de la distribution des fréquences suggère que le microbiome de la muqueuse exposé au pou du poisson s’est modifié tout au long de l’expérience, tandis que celui de l’eau et du biofilm est demeuré le même. Même si la composition du microbiome de référence et du microbiome traité étaient différents au début de l’essai, ce qui empêche de tirer des conclusions fermes, le microbiome des saumons infectés s’était davantage modifié au fil du temps. Nous avons ainsi pu démontrer comment une perturbation de la structure de la communauté microbienne pouvait déclencher des infections secondaires. Les recherches futures pourraient examiner des moyens de stabiliser la structure de la communauté, réduisant ainsi les risques.

Ce projet a permis d’établir un relevé de l’écologie microbienne du saumon de l’Atlantique d’élevage. Il a également montré comment la structure de la communauté microbienne s’est transformée suite à une exposition au pou du poisson et comment les changements augmentaient au fil du temps, comparativement aux saumons non infestés.

Date : AVR. 2013 – MARS 2015

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Kelly Cove Salmon Ltd.; Conseil de Recherches en Sciences Naturelles et en Génie du Canada (CRSNG) – Subventions d’engagement partenarial

Responsable(s) du projet : Steven Leadbeater (MPO)

Équipe de projet : Martin Llewellyn (U Glasgow); Keng Pee Ang (Kelly Cove Salmon Ltd.); Nicolas Derome (U Laval)

Contact : Steven.Leadbeater@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/index-fra.html

Évaluation de la sécurité d’un système d’infusion d’oxygène utilisé lors de différents traitements au peroxyde d’hydrogène (H2O2) chez des saumons de l’Atlantique (Salmo salar)

De nombreuses stratégies ont été mises au point pour lutter contre les infestations par le pou du poisson dans l’industrie de l’élevage du saumon de l’Atlantique. Malheureusement, la résistance de ce parasite à bon nombre d’agents chimiothérapeutiques a maintenant été signalée dans le monde entier. Il est donc nécessaire d’explorer rapidement de nouveaux agents thérapeutiques permettant de lutter contre le pou du poisson. On a utilisé le peroxyde d’hydrogène (H2O2) en combinaison avec d’autres produits (p. ex., SLICE, Salmosan) dans le cadre d’un plan de lutte antiparasitaire intégré contre le pou du poisson, mais certaines préoccupations entourent le bien-être des poissons lorsque les températures sont élevées (< 14 °C) et le fait que les poissons affichent un stress excessif durant le traitement. L’une des solutions permettant de minimiser le stress éprouvé par les poissons durant le traitement consiste à augmenter la saturation en oxygène dissous (à l’aide du module de transport du système d’infusion de gaz – SIG) dans les eaux environnantes, ce qui crée une légère narcose chez les poissons traités.

Le Centre des sciences de la mer Huntsman évalue actuellement la sûreté et l’efficacité de l’utilisation d’un système d’infusion de gaz (pour produire une saturation de 150 % ± 10 % tout en maintenant la pression totale à 100 %) au moment où l’on expose des saumons de l’Atlantique au H2O2 à différents dosages (0 à 1 500 ppm) et temps d’exposition (15 à 40 minutes). Des études futures se pencheront sur les aspects suivants : 1) analyse histologique des effets sublétaux sur les cellules et les tissus; 2) dosages et temps d’exposition supplémentaires; 3) impact de l’utilisation de l’eau douce (p. ex., traitement par bain de la maladie amibienne des branchies); 4) effet de différentes températures pertinentes sur le plan environnemental; et, 5) efficacité de l’élimination de la lutte contre le pou du poisson. Les résultats initiaux sont encourageants puisqu’aucun effet négatif n’a été observé sur les saumons de taille commerciale exposés au H2O2 selon les pratiques de l’industrie.

Cette recherche est innovante et effectuée en temps opportun. Les stratégies permettant d’atténuer les infestations par le pou du poisson et minimisant les impacts sur bien-être du poisson sont nécessaires sur le plan mondial.

Date : JANV. 2017 – EN COURS

Financement : GIS Gas Infusion Systems Inc.

Co-financement : Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick (FINB)

Responsable(s) du projet : Duane Barker (Centre des sciences de la mer Huntsman)

Équipe de projet : Anne McCarthy, Chris Bridger, Rebecca Eldridge, Esther Keddie, Ellen Fanning (Centre des sciences de la mer Huntsman)

Collaborateur(s) : Mike Beattie (GIS Gas Infusion Systems Inc.)

Contact : Duane.Barker@huntsmanmarine.ca

Site web : http://www.huntsmanmarine.ca/

Élaboration de moyens non chimiques pour enrayer toute forme de pou du poisson dans les exploitations salmonicoles en utilisant de l’eau tiède

Le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) représente un problème mondial pour l’industrie de la salmoniculture, et d’importantes ressources sont consacrées à sa gestion. Le pou du poisson développe une résistance à plusieurs traitements chimiques traditionnels, qui sont également létaux pour les organismes non ciblés. Par conséquent, de nombreux autres traitements non chimiques sont mis à l’essai, y compris l’utilisation de prédateurs (poissons-nettoyeurs), de pièges (physiologiques ou biologiques) et de dispositifs d’exclusion physique (filets, champs électriques).

Une technique prometteuse consiste à utiliser une douche fonctionnant à l’eau tiède pour éliminer tous les poux du poisson fixés, quel que soit leur stade de développement, et qui empêche les poux délogés de retourner dans la colonne d’eau. Le projet visait à développer des protocoles pour le traitement sécuritaire et efficace des saumons de l’Atlantique par l’utilisation de ce dispositif commercial de douche à l’eau tiède afin d’éliminer les poux et de comprendre pourquoi cette technique fonctionne. Les résultats de la recherche ont fournis les renseignements requis pour la modification en cours du dispositif, et ont étayé les stratégies de lutte contre le pou du poisson.

Plus particulièrement, les résultats suivants ont été obtenus :

  • L’utilisation d’une douche à l’eau tiède permet d’éliminer plus de 95 % de tous les poux du poisson aux stades mobiles fixés à des températures supérieures à 30 °C.
  • Le taux de mortalité des poissons subissant le traitement approche 0 % pour les poissons en santé, mais est légèrement supérieur pour les poissons en piètre état en raison d’une forte infection.
  • Une faible quantité de mucus est éliminée durant le processus, sans aucune conséquence.
  • Une diminution de la salinité de l’eau utilisée pour le traitement n’améliore pas l’efficacité de l’élimination.
  • Une technique a été développée pour mesurer rapidement et facilement la quantité de mucus sur un poisson sans lui nuire.

Le développement d’un nouveau traitement ayant peu d’effets sur l’environnement permettra d’accroître considérablement la durabilité du secteur. Cette recherche sera effectuée en étroite collaboration avec les ingénieurs de l’industrie, les professionnels de la santé et le personnel des exploitations aquacoles. Les résultats seront immédiatement appliqués à la prochaine génération de prototypes commerciaux en cours de conception.

Ce projet soutient les objectifs du MPO en matière de rendement environnemental et de santé optimale des poissons.

Date : JUIN 2014 – JUIN 2016

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Kelly Cove Salmon Ltd.

Responsable(s) du projet : Shawn Robinson (MPO)

Équipe de projet : Steve Neil, Craig Smith (MPO); Joel Halse (Kelly Cove Salmon Ltd.)

Collaborateur(s) : Keng Pee Ang (Kelly Cove Salmon Ltd.)

Contact : Shawn.Robinson@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/M-14-02-001-fra.html

Pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) femelle adulte gravide détachée d’un saumon adulte à l’aide d’une douche à l’eau tiède. Photo : Shawn Robinson (MPO)

Enquête sur la relation entre les paramètres environnementaux, les zones d’influence océanographiques et la prévalence des copépodes parasitaires sur l’épinoche à trois épines dans la baie d’espoir, à Terre-Neuve-et-Labrador, particulièrement dans les sites de salmoniculture

Les infestations de pou du poisson ont augmenté chez les saumons d’élevage de la baie d’Espoir et de la baie Fortune, T.-N.-L. Le pou des branchies (Ergacilus labracis) était l’espèce de pou du poisson la plus abondante observée, mais son impact sur le saumon d’élevage n’a pas encore été déterminé. Ce projet étudiera la corrélation potentielle entre la répartition du pou du poisson sur l’épinoche à trois épines et les salmonidés d’élevage dans la région.

Les résultats de cette recherche aideront à fournir de l’information sur la possibilité que des espèces de poissons sauvages autres que les salmonidés servent de « réservoirs de poux du poisson » (avec la possibilité d’infecter de nouveau les poissons d’élevage), ainsi qu’à fournir un facteur prédictif potentiel des niveaux d’infestation dans les zones de gestion des baies. Les baies étudiées sont définies par des conditions environnementales précises qui pourraient déterminer comment la communauté des poux du poisson est répartie. Cette étude est l’une des premières à établir des corrélations entre les conditions environnementales et l’écologie du pou du poisson dans la région.

Ce projet soutient l’objectif du MPO de veiller à la santé optimale du poisson. Plus particulièrement, les résultats suivants ont été obtenus :

  • Ces baies peuvent être divisées en zones distinctes en fonction des conditions environnementales.
  • Ces zones sont caractérisées par des populations distinctes de poux du poisson.
  • La zone en amont de la baie d’Espoir est définie principalement par la présence du parasite Ergasilus labracis et par sa relation avec l’épinoche à trois épines.
  • La partie supérieure de la baie Hermitage est définie par la présence du parasite Lepeophtheirus salmonis et par ses liens avec le saumon d’élevage.
  • Les besoins écologiques de ces différentes espèces agissent probablement comme des barrières biologiques partielles à leur mouvement entre les zones.

Une surveillance plus poussée est nécessaire pour déterminer le statut de chaque parasite. L’industrie devra faire preuve de diligence dans la gestion des parasites présents dans chacune des régions.

Date : JUILL. 2014 – MARS 2016

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Cold Ocean Salmon Inc.

Responsable(s) du projet : Harry Murray (MPO)

Équipe de projet : Andry Ratsimandresy, Alexandra Eaves, Sebastien Donnet, Dwight Drover, Sharon Kenny (MPO); Keng Pee Ang (Cold Ocean Salmon Inc.)

Collaborateur(s) : Cold Ocean Salmon Inc.

Contact : Harry.Murray@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/N-14-02-001-fra.html

Études sur les taux d’infection au pou du poisson et la santé des jeunes saumons dans le détroit de Georgie et les eaux adjacentes

Pour évaluer les risques associés à la transmission du pou du poisson et de microbes entre les saumons sauvages et les saumons d’élevage, nous avons entrepris une étude exhaustive des aspects suivants : 1) les voies migratoires du saumon sauvage et la durée de son séjour à proximité des exploitations aquacoles; 2) la prévalence des agents pathogènes et des maladies chez les populations sauvages et d’élevage; et, 3) le bien-être physiologique et la santé des populations sauvages, car ces variables ont une incidence sur leur vulnérabilité aux infections. À l’aide de relevés au filet, nous avons examiné la durée de résidence des jeunes saumons rouges du fleuve Fraser dans le détroit de Georgie ainsi qu’à proximité des fermes salmonicoles des îles Discovery. Nous avons observé que la majorité des jeunes saumons rouges du fleuve Fraser restent de deux à trois semaines dans les îles Discovery au début ou à la mi-juin. Caligus clemensi était l’espèce dominante de pou du poisson, mais était peu présente chez les saumons juvéniles, le hareng du Pacifique et l’épinoche à trois épines. Il n’y a pas eu d’augmentation significative du nombre de poux du poisson chez les jeunes saumons à proximité des fermes salmonicoles des îles Discovery. Des infections au virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (VNHI) et la présence des parasites Parvicapsula minibicornis et Myxobulus articus ont été observées dans les échantillons prélevés dans le cours inférieur du fleuve Fraser et l’ensemble du détroit de Georgie. La prévalence des infections et des infestations par ces agents est très variable d’une année à l’autre et selon le stock d’origine. Ni le réovirus pisciaire, ni Renibacterium salmoninarum n’ont été décelés dans les poissons analysés.

Date : AVR. 2010 – MARS 2017

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (MPO – PRRA); Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture du MPO (MPO – PCRDA); Commission du saumon du Pacifique (CSP)

Responsable(s) du projet : Stewart Johnson, Marc Trudel (MPO)

Équipe de projet : Chrys Neville, Kyle Garver, Simon Jones (MPO)

Contact : Stewart.Johnson@dfo-mpo.gc.ca, Marc.Trudel@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/parr-prra/projects-projets/2010-P-02-fra.html

Raffinement de l’utilisation de douches d’eau tiède pour éliminer les poux du poisson fixés sur le saumon de l’Atlantique et compréhension de l’incidence de cette technique sur la santé du poisson

Des efforts considérables, telles l’application d’agents thérapeutiques chimiques et l’utilisation de pratiques d’élevage, sont consacrés à la gestion des infections parasitiques par le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) qui représente un problème mondial pour les éleveurs de saumons. Le parasite développe une résistance aux traitements, et il est urgent de développer de nouvelles approches. Les recherches récentes suggèrent que les techniques utilisées doivent permettre de détacher les parasites des poissons et de contrôler la libération des larves et des stades mobiles du parasite au sein de l’élevage, ce qui semble aggraver les cycles d’infection dans les concessions de salmoniculture dans le sud-ouest du N.-B.

Au cours des deux dernières années, une nouvelle technologie a été mise en œuvre dans la baie de Fundy, qui consiste à exposer les saumons à une douche d’eau tiède. Après une série d’essais en laboratoire et sur le terrain, on a déterminé que cette technique était très efficace pour éliminer les stades mobiles du pou du poisson (plus de 90 %) et permettait de retenir pratiquement tous les poux éliminés. Ce projet permettra de peaufiner et d’améliorer les résultats recueillis lors des recherches précédentes en étudiant les effets de la santé des poissons sur l’efficacité de l’élimination des poux ainsi que les aspects dynamiques du processus d’élimination lui-même.

L’ajout d’une nouvelle option thérapeutique sans effets sur l’environnement permettra d’augmenter considérablement la durabilité du secteur et de réduire les investissements considérables dans la lutte anti-parasitaire par le secteur réglementaire. Cette recherche sera effectuée en étroite collaboration avec les ingénieurs de l’industrie, les professionnels de la santé et le personnel des exploitations salmonicoles. Les résultats seront immédiatement appliqués à la prochaine génération de prototypes commerciaux en cours de conception.

Ce projet soutient les objectifs du MPO en matière de rendement environnemental et de santé optimale des poissons.

Date : JUILL. 2016 – JUIN 2018

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Kelly Cove Salmon Ltd.

Responsable(s) du projet : Shawn Robinson (MPO)

Équipe de projet : Steve Neil, Craig G. Smith (MPO); Joel Halse (Kelly Cove Salmon Ltd.)

Collaborateur(s) : Keng Pee Ang (Kelly Cove Salmon Ltd.); Duane Barker (Centre des Sciences de la Mer Huntsman)

Contact : Shawn.Robinson@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/16-1-M-01-fra.html

Mise à l’essai de l’efficacité du modèle de laboratoire de la douche à l’eau tiède sur le terrain, dans la baie de Fundy, avec des partenaires de l’industrie. Photo : Shawn Robinson (MPO)