R&D en aquaculture au Canada 2017


Poissons : eau douce

Les contributions de l’Ontario à une initiative binationale visant à rétablir le cisco de fumage (Coregonus hoyi), une espèce disparue, dans le lac Ontario

Par le passé, le lac Ontario abritait quatre espèces de ciscos de profondeur (Coregonus spp.), un groupe d’espèces apparenté au corégone. Collectivement, ces espèces forment la pierre angulaire de la communauté des poissons-proie en eau profonde. Malheureusement, les quatre espèces ont disparu du lac au cours du dernier siècle.

En 2010, le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario (MRNF) et le New York State Department of Environmental Conservation ont élaboré un plan préliminaire visant à rétablir les ciscos de profondeur dans le lac Ontario qui permettra d’accroître la disponibilité des proies pour les prédateurs indigènes comme le touladi et le saumon de l’Atlantique. Les efforts initiaux devaient porter sur le cisco de fumage (Coregonus hoyi).

Au cours de l’hiver 2011-2012, le MRNF a reçu ses premiers gamètes fécondés prélevés sur des populations sauvages du lac Michigan. Étant donné la difficulté de recueillir des gamètes en cette période de l’année, il a été décidé de mettre de côté certains poissons survivants de chacune des classes d’âge afin de commencer à établir des stocks de géniteurs.

Les efforts de culture initiaux visaient simplement à apprendre comment maintenir les poissons en vie. Le protocole d’élevage du corégone a été utilisé comme point de départ. Bien que les taux de survie initiaux étaient très bas, des essais avec différents régimes alimentaires et à différentes températures ont été menés au cours des quatre années suivantes et ont permis d’améliorer considérablement le rendement.

On a maintenant établi six classes d’âge du stock de géniteurs. Bien que les deux sexes ont démontré des signes de maturation, le moment et le niveau de maturité varient. Des études sur l’induction d’hormones et de cryopréservation sont en cours en collaboration avec l’Université de Windsor.

Date : JANV. 2011 – JANV. 2020

Financement : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario (MRNF)

Co-financement : Accord Canada-Ontario; Great Lake Fish and Wildlife Restoration Act

Responsable(s) du projet : Kevin Loftus (MRNF)

Équipe de projet : Tim Drew, Ryan Zheng, Jennifer Smith, Jake Ruegg, Matt Brailey, Brian Rosborough, Chris Wilson (MRNF)

Collaborateur(s) : NYSDEC; USFWS; USGS; Commission des pêcheries des Grands Lacs; U Guelph; U Windsor

Contact : ryan.w.zheng@ontario.ca

Cisco de fumage (Coregonus hoyi) d’un an. Photo : MRNF

Cisco de fumage femelle (Coregonus hoyi) génitrice. Photo : U Windsor

Développement de techniques d’élevage intensif du doré jaune (Sander vitreus) pour accroître la production et répondre à la demande

Cette recherche vise à accroître la capacité de production du doré jaune en vue d’ensemencer les eaux publiques, de soutenir les objectifs provinciaux de gestion des pêches et d’améliorer la capacité à produire des alevins de doré jaune à l’appui de l’industrie aquacole commerciale.

Le doré jaune (Sander vitreus) est l’une des espèces visées par la pêche récréative les plus recherchées en Ontario, mais certaines populations sont en déclin. Le ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) élève des dorés jaunes à différentes étapes du cycle de vie afin d’améliorer les possibilités de pêche et de restaurer les populations touchées. Malheureusement, le MRNF n’est pas en mesure actuellement de répondre à la demande pour le doré jaune en utilisant les méthodes d’élevage traditionnelles (c.-à-d., en bassin). Pour combler cette lacune, le MRNF développe actuellement son expertise en matière d’élevage intensif (c.-à-d., à l’intérieur) de dorés jaunes.

Deux stations piscicoles du MRNF participent à cet effort : l’une en recirculation et l’autre en système ouvert. Les essais d’élevage étaient axés sur la recherche d’un régime alimentaire accessible, de grande qualité et assurant la croissance et sur l’examen des effets de la taille du réservoir sur la croissance et la survie. Des progrès importants ont été réalisés jusqu’à maintenant. Nous sommes maintenant en mesure d’atteindre des taux de survie dans notre système ouvert comparables à ceux obtenus par nos collègues des États-Unis, et nous sommes sur le point d’obtenir un rendement semblable dans notre système d’aquaculture en recirculation. La réussite dépend d’un contrôle rigoureux des paramètres clés, dont la turbidité, la température, la lumière, la diète et le régime alimentaire.

Date : AVR. 2013 – OCT. 2018

Financement : Accord Canada-Ontario

Co-financement : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario (MNRF)

Responsable(s) du projet : Kevin Loftus (MNRF)

Équipe de projet : Ryan Zheng, Jennifer Smith, Tim Drew, Paul Methner, Kyle Reynolds, Steffi Krause, Chris Wilson (MNRF)

Collaborateur(s) : Alan Johnson (DNR); Greg Fischer (Université du Wisconsin à Stevens Point)

Contact : ryan.w.zheng@ontario.ca

Salle d’élevage du doré jaune à la station piscicole de Blue Jay Creek. Photo : MNRF

Modèle d’infection pour la recherche sur Saprolegnia au moyen de systèmes in vitro et in vivo

Les infections par le champignon aquatique oomycète (Saprolegnia sp.) sont sources de problèmes dans la plupart des écloseries de poissons d’eau douce à travers le monde. Dans certaines écloseries, la perte d’œufs associée à Saprolegnia peut s’échelonner entre 10 et 50 %. On peut enlever manuellement les infections des œufs; cependant, cette méthode est assez laborieuse, ne peut être appliquée que sur des œufs embryonnés et n’est pas efficace à 100 %. L’agent thérapeutique approuvé qui est le plus fréquemment utilisé dans les écloseries est la formaline (Parasite-S™), mais on se préoccupe de la sûreté pour le poisson et pour l’utilisateur lors de son utilisation. En conséquence, il y a un urgent besoin de mettre au point un traitement alternatif sécuritaire.

Le Centre des sciences de la mer Huntsman a mis au point un modèle d’infection par Saprolegnia, qui peut être utilisé pour des recherches menées in vitro ou in vivo. Le modèle prévoit que l’on commence par isoler et purifier des cultures de Saprolegnia. Il est applicable aux infections par des zoospores ou par des hyphes. En outre, le modèle d’infection permet de contrôler le taux d’infection grâce à des points de contrôle particuliers afférents au moment et à la température, et présente l’avantage supplémentaire de pouvoir être maintenu dans des systèmes in vitro ou in vivo. Les infections peuvent être créées et maintenues à tous les stades biologiques des poissons d’eau douce. Le modèle a bon nombre d’applications : 1) mise au point et mise à l’essai de nouveaux agents thérapeutiques; 2) approbation réglementaire de la collecte des données; 3) établissement du profil génomique; 4) évaluation taxonomique; et, 5) recherche biologique. En 2016, le Centre des sciences de la mer Huntsman a utilisé le modèle d’infection avec ses clients, avec un succès remarquable au chapitre de la mise à l’épreuve de l’efficacité, de l’élaboration d’étiquettes d’utilisations proposées, des taux de réinfection après traitement, etc. L’un des principaux avantages du modèle est le contrôle exercé tout au long du processus d’infection.

Le modèle sera assez utile pour la recherche visant la mise au point de nouveaux traitements de rechange sûrs pour lutter contre les infections dues à Saprolegnia dans les écloseries.

Date : FÉVR. 2016 – EN COURS

Financement : Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick (FINB)

Co-financement : Conseil National de Recherche du Canada – Programme d’aide à la recherche industrielle (CNRC – PARI); Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA)

Responsable(s) du projet : Duane Barker (Centre des sciences de la mer Huntsman)

Équipe de projet : Anne McCarthy, Esther Keddie (Centre des sciences de la mer Huntsman)

Contact : Duane.Barker@huntsmanmarine.ca

Site web : http://www.huntsmanmarine.ca/

a) infection par une culture pure de Saprolegnia sur un milieu de gélose de Sabouraud dextrose SDA; b) plaque de Saprolegnia sur un milieu SDA – œufs exposés correspondant à une cote de 0 (non infectés), 1 (infectés) et 2 (infection sévère); et, c) œufs infectés par Saprolegnia sur 24 plaques de culture de tissus micropuits en vue de la mise à l’essai d’un agent thérapeutique. Photo : Duane Barker, Anne McCarthy (Centre des sciences de la mer Huntsman)

Atténuation du problème lié à la maturation sexuelle précoce des ombles chevaliers

La maturation sexuelle précoce des ombles chevaliers diploïdes et des autres salmonidés d’élevage reste un grave problème qui réduit la qualité de la chair et les revenus. La photopériode, la température et la disponibilité de la nourriture exercent une forte influence sur la croissance somatique et sur le déclenchement de la maturation sexuelle, mais la façon dont ces facteurs interagissent reste méconnue. L’omble chevalier du fleuve Fraser est un bon modèle d’étude parmi les salmonidés, étant donné que les deux sexes souffrent d’un taux élevé (> 70 %) de maturation sexuelle précoce en élevage (eau souterraine à 10 °C), une caractéristique qui a limité sa commercialisation au Canada. La prévention de la maturation sexuelle augmenterait grandement la viabilité commerciale de l’élevage des ombles chevaliers diploïdes.

En élevant les poissons en présence de lumière 24 h sur 24 d’octobre à février, il a été possible de limiter systématiquement le taux de maturation à moins de 20 % pour trois classes d’âge. Le choix des dates de début et de fin de l’exposition à la lumière s’est révélé d’une importance capitale. La réduction du taux de maturation était indépendante de la croissance somatique. Cette situation nous amène à remettre en question le modèle traditionnel selon lequel l’élément physiologique déclenchant la maturation est dépendant de seuils liés à la croissance ou à la taille des poissons. Des réductions supplémentaires du taux de maturation, jusqu’à 0 % dans certains cas, ont malgré tout été obtenues en combinant l’exposition à la lumière et la réduction de la croissance somatique en hiver, soit en limitant l’apport alimentaire des poissons ou en les élevant à une température de 5 °C plutôt que de 10 °C. La croissance compensatoire suivant le retour à des rations complètes en avril indique que la limitation de la croissance en hiver est pratique. Nous proposons un mécanisme de contrôle en deux étapes pour réguler les facteurs dépendants et indépendants de la croissance qui déclenchent la réponse physiologique de maturation.

Date : SEPT. 2013 – MARS 2018

Financement : Agence de promotion économique du Canada atlantique – Fonds d’innovation de l’Atlantique (APECA – FIA)

Responsable(s) du projet : Jim Duston (U Dalhousie)

Équipe de projet : Qi Liu (U Dalhousie)

Collaborateur(s) : Tony Manning (CRP); Rodrigue Yossa (IRZC)

Contact : jduston@dal.ca

Poisson immature argenté commercialisable (haut); et, poisson mature très coloré non commercialisable (bas). Photo : Paul MacIsaac (U Dalhousie)

Développement d’outils de modélisation prédictive visant à appuyer les décisions à la délivrance de permis d’aquaculture en eau douce

Les organismes gouvernementaux responsables de la délivrance de permis d’aquaculture et de la réglementation de cette industrie ont besoin d’outils objectifs pour les aider à prendre des décisions. Le développement de tels outils bénéficierait également à l’industrie, car le principal facteur limitant actuellement l’expansion de l’industrie en eau douce est l’accès à de nouveaux sites. Le manque d’outils pour estimer les conséquences écologiques des nouveaux sites a donné lieu à une approche très préventive et à un processus de demande de permis complexe et dispendieux, ce qui a eu comme effet de limiter le développement de l’industrie.

Les principales préoccupations environnementales que soulève l’aquaculture en cages sont reliées aux incidences benthiques et le dépassement de la capacité d’un écosystème d’assimiler les apports en nutriments. L’aquaculture en cages pourrait avoir des incidences à grande échelle sur un écosystème lacustre. Les apports accrus de nutriments peuvent nuire à la productivité globale d’un tel écosystème, alors que les apports excessifs peuvent mener à l’eutrophisation, qui peut avoir des conséquences indésirables comme des proliférations d’algues nuisibles, l’anoxie et la perte de biodiversité. Le dépôt de déchets solides sous les cages contribue à augmenter la demande des sédiments en oxygène, et peut également altérer significativement la qualité de l’habitat benthique ainsi que la composition des communautés benthiques sous et à proximité des cages.

Date : MAI 2012 – MARS 2016

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (MPO – PCRDA)

Co-financement : Wild West Steelhead

Responsable(s) du projet : Cheryl Podemski (MPO)

Collaborateur(s) : Rory Ylioja (Wild West Steelhead)

Contact : Cheryl.Podemski@dfo-mpo.gc.ca

Site web : www.dfo-mpo.gc.ca/aquaculture/rp-pr/acrdp-pcrda/projects-projets/CA-08-02-003-eng.html

Collecte par trappe à sédiments aux fins d’analyses portant sur les particules en suspension. Photo : Kristy Hugill (MPO)

Collecte de carottes aux fins d’analyses portant sur les invertébrés benthiques et la composition chimique des sédiments. Photo : Megan Otu (MPO)

Répercussions de la densité de mise en charge sur le bien-être et le rendement commercial de l’omble chevalier (Salvelinus alpinus)

Le projet vise à observer les effets de la densité de mise en charge sur le bien-être de l’omble chevalier. À l’heure actuelle, les salmonidés d’aquaculture sont principalement mis en charge à de fortes densités afin de simuler le rassemblement en bancs, de réduire le risque de comportements agressifs conspécifiques et, ultimement, d’augmenter la production de salmonidés de qualité destinés au marché.

Cependant, le stress et d’autres facteurs associés à des densités de mise en charge aussi élevées peuvent accroître l’incidence des cas d’infection et d’autres problèmes qui réduisent le rendement commercial. Jusqu’à maintenant, peu d’études ont porté sur les effets de la densité de mise en charge sur le bien-être des poissons d’élevage. Pour remédier à cette lacune, les paramètres génétiques, biochimiques, protéomiques et physiologiques liés au bien-être des poissons seront analysés en fonction de 5 densités de traitement : 20, 40, 80, 120 et 160 kg m-3 (soit de faible à excessive).

L’objectif de ce projet consiste à améliorer le bien-être des poissons d’élevage (en particulier l’omble chevalier). L’amélioration du bien-être des poissons d’élevage peut ultérieurement se traduire par des taux de croissance et un rendement commercial accrus, et donc augmenter la qualité du produit commercialisable ainsi que les ventes.

Date : NOV. 2016 – DÉC. 2017

Financement : Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO)

Responsable(s) du projet : Richard Moccia (U Guelph)

Équipe de projet : Andrew Sevier (U Guelph)

Collaborateur(s) : Station de recherche en aquaculture d’Alma (U Guelph)

Contact : rmoccia@uoguelph.ca

Site web : www.aps.uoguelph.ca/aquacentre/

Ombles chevaliers élevés à une densité de 20 kg par mètre cube. Photo : Michael Burke (U Guelph)

Ombles chevaliers élevés à une densité de 160 kg par mètre cube. Photo : Michael Burke (U Guelph)

Amélioration de la croissance, de la santé et de la survie du tilapia dans les systèmes d’aquaculture en recirculation intensifs et confinés en serre

Le tilapia du Nil (Oreochromis niloticus) est en voie de devenir un poisson d’eau douce important sur le plan commercial en Amérique du Nord. Viva Aquaculture and Seafood Distribution Ltd., en collaboration avec l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), s’est engagée dans une production aquacole durable du tilapia pour répondre à la forte demande du marché en Colombie-Britannique. Pour surmonter les incertitudes technologiques qui ne peuvent pas être surmontées au moyen de pratiques standards, l’objectif général du projet est de produire des tilapias en bonne santé de façon économique dans un milieu durable et respectueux de l’environnement, par le biais de l’utilisation d’une installation terrestre caractérisée par « une production de déchet nulle ». En se fondant sur des principes biologiques, l’équipe de recherche a élaboré un système aquacole terrestre durable du tilapia adapté au climat du Canada. On a utilisé des bactéries nitrifiantes utiles pour convertir les déchets azotés toxiques en composés inoffensifs, lesquels sont absorbés par certaines plantes vasculaires aquatiques et microalgues. On s’est également servi d’une conception de bio-ingénierie novatrice pour assurer la recirculation de l’eau propre et conserver la chaleur en vue de maintenir des conditions appropriées pour la culture des tilapias. Un système « zéro déchet » est en cours d’élaboration afin que l’on puisse rendre la production plus durable, rentable et respectueuse de l’environnement. Dès la première année de mise en œuvre du projet, notre recherche a produit des résultats initiaux qui sont encourageants.

L’utilisation de ces innovations permettra de réduire l’impact environnemental, de diminuer les coûts de production, d’offrir des occasions de développement économique et de produire une source de poissons et de fruits de mer salubres et diversifiés à l’intention des consommateurs canadiens.

Date : FÉVR. 2015 – DÉC. 2018

Financement : Viva Aquaculture and Seafood Distribution Ltd.

Co-financement : Hero Invincible Bio Aqua Farm

Responsable(s) du projet : Jesse Ronquillo (UBC; Viva Aquaculture and Seafood Distribution Ltd.)

Équipe de projet : Chang Lin Ye, Kai Chen (Viva Aquaculture and Seafood Distribution Ltd.)

Collaborateur : David Kitts (UBC)

Contact : jesse.ronquillo@ubc.ca

Site web : www.vivaseafood.com

Système aquaponique de culture intensive du tilapia. Photo : Jesse Ronquillo (UBC)

Système aquaponique de culture intensive du tilapia. Photo : Jesse Ronquillo (UBC)

Système aquaponique de culture intensive du tilapia. Vidéo : Jesse Ronquillo (UBC)

Développement de souches d’omble chevalier à croissance rapide, tolérantes à la salinité et à maturation retardée

L’amélioration génétique des souches canadiennes d’ombles chevaliers en vue de réduire les caractéristiques indésirables de faible croissance, de maturation précoce et d’incapacité à tolérer l’eau de mer (et le stress en général) permettrait de faciliter grandement le développement de l’industrie. Notre objectif est d’intégrer des méthodologies génomiques dans le cadre des programmes d’élevage sélectif afin d’élaborer des souches offrant un meilleur rendement sur un nombre de générations moindre comparativement aux méthodes d’élevage traditionnelles. Nous développerons d’abord des ressources génomiques pour l’omble chevalier : 1) découvrir les marqueurs génétiques (SNP) des souches du fleuve Fraser et des rivières Nauyuk et Tree; 2) déterminer où les SNP sont situés les uns par rapport aux autres dans le génome par une cartographie des liens génétiques; et, 3) élaborer un outil de génotypage à haute résolution (réseau). Nous utiliserons ensuite ces ressources afin d’identifier les SNP situés à l’intérieur ou à proximité des gènes qui contrôlent les caractéristiques importantes sur le plan économique à l’étude. Les poissons adultes avec ces SNP pourraient ensuite être accouplés pour produire une progéniture de meilleure qualité qui servirait de parents à la prochaine génération. Des essais d’élevage ont permis de suivre le rendement phénotypique des individus (c.-à-d., croissance, maturation et tolérance à la salinité) et nous procéderons à un génotypage de chacun de ces poissons pour découvrir jusqu’à 90 000 SNP. Assurer le suivi de l’héritage de ces marqueurs nous permettra également d’élargir notre carte des liens fondés sur les polymorphismes mononucléotidiques (SNP) du génome de l’omble chevalier.

La combinaison des données détaillées sur le génotype et le phénotype permettra de cerner des régions du génome présentant des traits d’intérêt économique ce qui facilitera la sélection de souches optimales et la productivité de l’industrie ainsi que sa compétitivité à l’échelle mondiale.

Date : MARS 2012 – DÉC. 2018

Financement : Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA)

Co-financement : Conseil de Recherches en Sciences Naturelles et en Génie du Canada (CRSNG) – Programme de subvention à la découverte

Responsable(s) du projet : Moira Ferguson (U Guelph)

Équipe de projet : Cameron Nugent, Anne Easton, Roy Danzmann (U Guelph)

Collaborateur(s) : Michael Burke (Station de recherche en aquaculture Alma); Claude Pelletier (IRZC); Ben Koop (UVic); William Davidson (SFU)

Contact : mmfergus@uoguelph.ca

Cameron Nugent et Oliver Franklin prélevant des ombles chevaliers de la souche Fraser pour la prise de mesures. Photo : Anne Easton (U Guelph)

Omble chevalier femelle mature de trois ans. Photo : Anne Easton (U Guelph)

Altération de l’absorption du phosphore chez la truite arc-en-ciel : adaptations physiologiques à la carence en phosphore

Le projet proposé conteste la thèse selon laquelle l’apport de phosphore (P) proviendrait uniquement de l’alimentation chez les poissons d’eau douce. L’hypothèse de l’absence d’absorption de P provenant de l’environnement est soutenue par les concentrations relativement faibles (< 0,1 ppm de P dans l’eau) de cet élément dans le milieu naturel des poissons d’eau douce. Cependant, selon des observations préliminaires en système recirculé où les concentrations en P étaient autour de 1 ppm, des mécanismes physiologiques semblent permettre aux truites d’absorber le P ambiant. Une truite arc-en-ciel carencée en P semble donc développer la capacité d’absorber le P externe pour maintenir son homéostasie par la mise en place de co-transporteurs sodium-phosphate (Na-Pi) dans les tissus branchiaux.

Afin de vérifier ces hypothèses, nous nous proposons de : 1) produire des poissons carencés en P par une déficience alimentaire prolongée en P; 2) suivre l’évolution de la concentration en P des écailles et des carcasses ainsi que de la surexpression de co-transporteurs sodium-phosphate (Na-Pi) des tissus de truites (branchies, caecum pylorique, intestin proximal et distal); 3) confirmer la capacité des truites carencées à absorber le P ambiant via des essais d’absorption du phosphore dans les bassins; 4) démontrer la capacité des truites carencées à absorber le P spécifiquement par les branchies via le dispositif de contention de McKim and Goeden (1982); et, 5) confirmer l’absorption du P via le suivi des concentrations du P dans le sang (canule aortique) et l’urine (cathéter urinaire).

Ce travail fera avancer significativement les connaissances de la plasticité phénotypique chez les poissons ainsi que de l’impact d’une carence nutritionnelle, et permettra d’identifier de nouvelles stratégies d’homéostasie.

Date : JANV. 2013 – MARS 2018

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et génie Canada (CRSNG)

Responsable(s) du projet : Grant Vandenberg (U Laval)

Équipe de projet : Waly Ndiay, Marie-Hélène Deschamps, Émilie Proulx (U Laval)

Contact : Grant.Vandenberg@fsaa.ulaval.ca

Site web : http://www.vrrc.ulaval.ca/fileadmin/ulaval_ca/Images/recherche/bd/chercheur/fiche/424160.html

Truite arc-en-ciel carencée en phosphore en contention afin de mesurer l’absorption spécifique par les branchies. Photo : Émilie Proulx (U Laval)

AQUASTATS : Programme de statistique en aquaculture de l’Ontario

En 2015, le nombre de tonnes de truite arc-en-ciel produites par les exploitations aquacoles de l’Ontario principalement pour la consommation humaine) était estimé à 4 510. La production de truites arc-en-ciel en cage, dans le Chenal Nord et dans l’est de la baie Georgienne, représentait 92 % de l’ensemble de la production. D’après nos renseignements, 66 installations environ élevaient des ombles chevaliers, des tilapias, des ombles de fontaine, des bars, des dorés et d’autres espèces, pour une production cumulée estimée à 380 tonnes.

La valeur des 4 510 tonnes de truite arc-en-ciel produites a été évaluée à 23,2 millions de dollars, et le prix moyen à 5,13 $ le kilo. Les ventes d’omble chevalier, de tilapia, d’omble de fontaine, de bar et d’autres espèces de poissons se chiffreraient quant à elles à 2,2 millions de dollars supplémentaires. Plus de 80 installations avaient des activités liées à l’empoissonnement des étangs, qui visaient généralement la truite arc-en-ciel, l’omble de fontaine et le bar; elles représentaient au bas mot 1,5 million de dollars par an.

Par ailleurs, le secteur aquacole de l’Ontario aurait généré un total de 195 années-personnes d’emplois directs dans les exploitations (137 années-personnes à temps plein et 58 années-personnes à temps partiel) et au moins 150 années-personnes d’emplois indirects.

La contribution annuelle de l’aquaculture à l’économie de l’Ontario totalise approximativement 80 millions de dollars, les activités liées à l’aquariophilie et aux loisirs apportant une valeur économique supplémentaire.

Ce projet s’inscrit dans une série de collecte de données sur 27 ans concernant l’aquaculture en Ontario.

Date : JANV. 2016 – MAI 2016

Financement : Ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario (MRNF)

Co-financement : Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO)

Responsable(s) du projet : Richard Moccia (U Guelph)

Équipe de projet : David Bevan (U Guelph)

Collaborateur(s) : Sarah Desjardins, Mary Duda (MRNF)

Contact : rmoccia@uoguelph.ca

Site web : www.aps.uoguelph.ca/aquacentre/

Production de truites en Ontario de 1988 à 2015.

Aperçu sur l’amélioration de l’omble chevalier (Salvelinus alpinus) de la souche Fraser à l’Institut de recherche sur les zones côtières

Les producteurs et les scientifiques de la région de l’Atlantique ont cerné les principaux défis auxquels l’industrie de l’aquaculture de l’omble chevalier (Salvelinus alpinus) est confrontée : une maturation précoce, une piètre qualité des œufs et de leur approvisionnement, ainsi qu’un manque d’homogénéité de la pigmentation des filets. Pour résoudre ces problèmes, l’Institut de recherche sur les zones côtières (IRZC) a mis en place un programme de reproduction dont les objectifs sont les suivants : 1) créer des ombles chevaliers à croissance rapide qui soient commercialement rentables au Canada et à l’étranger; et, 2) mettre au point et fournir à l’industrie des œufs certifiés de haute qualité. En collaboration avec ses partenaires industriels et scientifiques, l’IRZC a sélectionné des géniteurs de façon rigoureuse afin d’améliorer le potentiel de croissance de chaque génération d’ombles chevaliers de la souche du Fraser tout en réduisant au minimum la consanguinité et en diminuant l’occurrence de la maturation précoce. À l’automne 2015 et 2016, on a obtenu une septième génération avec 41 familles, avec un potentiel de gain de poids qui avait augmenté de 121 % par rapport à la première génération. Dans l’ensemble, l’équipe de l’IRZC a surmonté d’importants défis au cours de la dernière décennie et progresse vers la production d’une des souches d’ombles chevaliers les plus prometteuses pour l’aquaculture.

L’objectif global est de fournir des ombles chevaliers de qualité commerciale et compétitifs à l’industrie canadienne et à l’étranger.

Date : AVR. 2013 – MARS 2019

Financement : Ministère de l’Agriculture, des Pêches et de l’Aquaculture, Nouveau-Brunswick (MAPA, N.-B.)

Co-financement : Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA); Institut de recherche sur les zones côtières Inc. (IRZC)

Responsable(s) du projet : Claude Pelletier (U Moncton)

Équipe de projet : Caroline Roussel, Claude Landry, Luc Desjardins, Maurice Boudreau, Rodrigue Yossa (IRZC); Michel Desjardins (MAPA, N.-B.)

Collaborateur(s) : Christophe Herbinger, Philippe Fullsack (U Dalhousie)

Contact : Claude.S.Pelletier@umoncton.ca

Site web : http://www.irzc.umcs.ca/flash_content/anglais/nousjoindre.html

Spécimens matures du stock de géniteurs. Photo : CZRI

Évaluation de l’effet de quatre régimes alimentaires commercialisés sur la croissance et l’indice de conversion de la truite arc-en-ciel d’élevage (Oncorhynchus mykiss) en Ontario

En aquaculture, la nourriture représente environ de 40 à 60 % des coûts d’exploitation d’une ferme de truites arc-en-ciel selon le type et la taille de la ferme, ainsi que des pratiques d’élevage utilisées pour l’alimentation. Depuis l’introduction des technologies d’extrusion par voie humide à haute pression dans les années 1980, des produits alimentaires secs et durables à haute teneur énergétique pour les saumons et les truites sont offerts aux pisciculteurs de l’Ontario qui élèvent des truites arc-en-ciel. Le choix du fabricant repose sur le coût, l’accessibilité et le rendement piscicole des produits alimentaires. Bien que le pisciculteur puisse facilement déterminer le coût unitaire et l’accessibilité des produits alimentaires, il est plus compliqué de connaître le rendement obtenu avec une marque en particulier. L’évaluation des produits alimentaires est généralement réalisée par le fabricant ou le pisciculteur. Ces deux avenues posent des problèmes manifestes. Le fabricant fait la promotion de son produit alimentaire de manière biaisée et fournit rarement les données nécessaires pour appuyer les propriétés qu’il promeut. Quant aux évaluations effectuées par le pisciculteur, elles ont tendance à être peu rigoureuses. De plus, les conditions environnementales (c.-à-d., température de l’eau, oxygène dissous, densité des poissons, etc.), la génétique des poissons et les méthodes d’élevage peuvent avoir des effets plus importants que la nourriture sur la croissance et la mortalité des poissons. Étant donné que ces effets sont rarement pris en considération et qu’ils varient grandement d’une opération à l’autre, les données recueillies par les pisciculteurs sont généralement considérées comme inadéquates dans la détermination de la meilleure marque à utiliser.

L’objectif de cette étude consiste à faire croître des truites arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) de 450 g jusqu’au poids commercialisable de 1 200 g en utilisant quatre produits alimentaires offerts sur le marché.

Il sera ainsi possible de déterminer quels produits donnent les meilleurs taux de croissance et indices de conversion de façon à ce que l’aquaculteur puisse choisir en toute connaissance de cause le meilleur produit alimentaire. Une évaluation fiable de la croissance des poissons, de l’indice de conversion et du coût unitaire peut permettre de réduire considérablement les coûts alimentaires.

Date : MARS 2016 – AOÛT 2016

Financement : Aqua-Cage Fisheries Inc.

Co-financement : Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO)

Responsable(s) du projet : Richard Moccia (U Guelph)

Équipe de projet : Station de recherche en aquaculture d’Alma (U Guelph)

Collaborateur(s) : Martin Mills Inc.; Skretting Canada; Aqua-Cage Fisheries Ltd

Contact : rmoccia@uoguelph.ca

Site web : www.aps.uoguelph.ca/aquacentre/

Échantillonnage de truites arc-en-ciel afin d’évaluer la croissance. Photo : David J. Bevan (U Guelph)

Évaluation de quatre produits alimentaires de démarrage pour la truite arc-en-ciel (Oncorhyncus mykiss) dans des conditions d’élevage normales

L’expansion rapide de l’aquaculture au cours des vingt dernières années a été accompagnée par un nombre croissant de fabricants de produits alimentaires pour poissons à l’échelle locale, nationale et mondiale. Le choix du fabricant repose sur le coût, l’accessibilité et le rendement piscicole des produits alimentaires. Bien que l’aquaculteur puisse facilement déterminer le coût unitaire et l’accessibilité des produits alimentaires, il est plus compliqué de connaître le rendement obtenu avec une marque en particulier. L’évaluation des produits alimentaires est généralement réalisée par le fabricant ou le pisciculteur. Ces deux avenues posent des problèmes manifestes. Le fabricant fait la promotion de son produit alimentaire de façon biaisée et fournit rarement des données qui appuient les propriétés qu’il promeut. Quant aux évaluations effectuées par le pisciculteur, elles ont tendance à être peu rigoureuses. De plus, les conditions environnementales (c.-à-d., température de l’eau, oxygène dissous, densité des poissons, etc.), la génétique des poissons et les méthodes d’élevage peuvent avoir des effets plus importants que la nourriture sur la croissance et la mortalité des poissons. Étant donné que ces effets sont rarement pris en considération et qu’ils varient grandement d’une opération à l’autre, les données recueillies par les pisciculteurs sont généralement considérées comme inadéquates dans la détermination de la meilleure marque à utiliser.

Dans le cadre de cette étude, on a fait croître des alevins de truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) depuis le sevrage jusqu’au poids de 35 g en leur donnant des produits alimentaires de démarrage provenant de quatre fabricants différents. L’objectif consistait à déterminer quels produits alimentaires favorisaient le plus la croissance et la survie.

Aucune différence significative n’a été observée quant à la croissance ou à la mortalité pour les produits alimentaires de démarrage provenant des quatre différents fabricants. Ce résultat semble indiquer que les produits alimentaires de démarrage des quatre fabricants répondaient aux besoins alimentaires et énergétiques des truites arc-en-ciel, ou les dépassaient.

Date : DÉC. 2014 – JUIN 2015

Financement : Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO)

Responsable(s) du projet : Richard Moccia (U Guelph)

Équipe de projet : Michael Burke (U Guelph)

Collaborateur(s) : Station de recherche en aquaculture d’Alma (U Guelph)

Contact : rmoccia@uoguelph.ca

Site web : www.aps.uoguelph.ca/aquacentre/

Produits alimentaires de démarrage pour la truite arc-en-ciel. Photo : David Bevan (U Guelph)

Effets des diodes électroluminescentes sur la croissance et le comportement alimentaire de la truite arc-en-ciel (Oncorhyncus mykiss)

Les écloseries font l’objet d’une pression économique considérable pour passer des ampoules incandescentes aux diodes électroluminescentes (DEL), car ces dernières durent plus longtemps et réduisent grandement les coûts d’exploitation. Les DEL offertes actuellement sur le marché pour l’industrie aquacole produisent un spectre lumineux très différent de celui des ampoules incandescentes, c’est-à-dire qu’elles émettent davantage de courtes longueurs d’onde (décalage vers le bleu) et moins de grandes longueurs d’onde (décalage vers le rouge et l’infrarouge).

Dans un contexte d’aquaculture, la truite arc-en-ciel se fie entièrement à sa vision pour repérer les granulés et se nourrir adéquatement. Or, on connaît peu de choses sur l’effet que pourrait avoir le passage des ampoules incandescentes aux DEL sur le comportement alimentaire et la croissance de ces salmonidés importants sur le plan commercial. Le comportement alimentaire et le taux de croissance ayant une incidence sur les résultats financiers, leur optimisation dans de nouvelles conditions d’éclairage est essentielle.

Des études sont réalisées à la Station de recherche en aquaculture d’Alma depuis une trentaine d’années, et la plupart d’entre elles ont eu lieu à l’intérieur sous une lumière incandescente. Comme la Station s’apprête à remplacer ses ampoules par des DEL pour réduire les coûts énergétiques, il sera important de déterminer leur effet sur la croissance de la truite arc-en-ciel ainsi que leur incidence sur l’interprétation des études réalisées précédemment.

Date : AOÛT 2016 – DÉC. 2016

Financement : Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO)

Responsable(s) du projet : Richard Moccia (U Guelph)

Équipe de projet : Wes Chase (U Guelph)

Collaborateur(s) : Station de recherche en aquaculture d’Alma (U Guelph)

Contact : rmoccia@uoguelph.ca

Site web : www.aps.uoguelph.ca/aquacentre/

Spectre produit par les ampoules incandescentes.

Spectre produit par les diodes électroluminescentes (DEL).

Modulation du métabolisme et de la capacité digestive par la restriction alimentaire chez l’omble chevalier (Salvelinus alpinus)

Afin de développer une industrie concurrentielle d’élevage de l’omble chevalier, on cherche à améliorer les approches zootechniques. Réduire ou alterner la fréquence d’alimentation permet d’induire un mécanisme que les poissons utilisent pour lutter contre les effets de la restriction alimentaire : la croissance compensatoire. Les salmonidés peuvent en effet augmenter leur efficacité de conversion et regagner, de manière remarquable, leur masse corporelle suite à une restriction alimentaire.

Dans le but d’évaluer les effets des différentes méthodes d’alimentation sur la productivité des élevages commerciaux d’omble chevalier, on analysera les paramètres physiologiques qui dictent les performances de croissance telle que la capacité digestive. La restriction alimentaire module de manière variée la physiologie du poisson selon la sévérité de la restriction et la fréquence d’alimentation. L’objectif du projet est d’identifier la séquence d’alimentation la plus performante et durable qui valorisera l’atteinte d’un niveau optimal de l’état physiologique et de la capacité de croissance. Nous allons donc suivre la capacité digestive suite à une restriction et une réalimentation, et mesurer les paramètres de digestibilité (p. ex., l’activité de la trypsine et certaines enzymes du métabolisme énergétique dans le caeca pylorique).

Réduire la quantité de nourriture pour atteindre une croissance donnée et optimiser la conversion de nourriture engendre une diminution des coûts ainsi que des rejets organiques (p. ex., phosphore) dans l’environnement. Le défi actuel est de permettre à l’industrie aquacole d’être compétitive en conservant de bonnes performances de croissance. Les essais de restriction alimentaire et de réalimentation ont été réalisés en partenariat avec Aquaculture Gaspésie inc.

Ce projet a pour but d’optimiser les zootechniques de l’omble chevalier. Une espèce stratégique au Canada pour le développement des produits de la consommation.

Date : SEPT. 2014 – AVR. 2017

Financement : Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA)

Co-financement : Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Québec (MAPAQ)

Responsable(s) du projet : Nathalie Le François (Biodôme de Montréal); Pierre Blier (UQAR)

Équipe de projet : Mirelle Caouette Houle, Arianne Savoie (UQAR)

Collaborateur(s) : Francis Dupuis (Aquaculture Gaspésie Inc.); Moïse Cantin, Catherine Roy (Pisciculture des Monts De Bellechasse)

Contact : nle_francois@ville.montreal.qc.ca

Mirelle Caouette Houle dans la salle des bassins de la pisciculture de l’UQAR/Ismer, Pointe-au-Père (Rimouski). Photo : Vincent Roy (UQAR)

Séquences d’alimentation.