R et D en aquaculture au Canada de 2013

Pou du Poisson

Élaboration et évaluation d’un système d’élimination du pou du poisson pour le saumon d’élevage

Pendant le cycle de production en eau de mer, le saumon atlantique d’élevage (Salmo salar) est parfois infecté par le pou du poisson, Lepeophtheirus salmonis, un parasite naturellement présent dans la région du Pacifique Nord. À l’heure actuelle, un traitement à base d’agent thérapeutique est le traitement le plus couramment utilisé pour traiter le pou du poisson. L’utilisation de pompes à poisson et de systèmes de soulèvement pour le classement et le déplacement des poissons d’élevage est commune dans le milieu de l’aquaculture. Toutefois, la modification de l’utilisation de ces types de systèmes spécialement pour l’élimination du pou du poisson constitue une nouveauté. L’objectif principal de ce projet pilote consiste à : 1) intégrer les modifications aux systèmes de classement existants afin de créer un système efficace d’élimination et de collecte mécanique du pou du poisson, et 2) évaluer ces nouveaux systèmes sur le terrain dans des conditions de production normales.

En résumé, l’étude démontre que l’élimination mécanique du pou du poisson peut constituer un outil utile dans la gestion de ce parasite. Les prototypes initiaux ont pu éliminer tous les stades de pou du poisson en causant peu ou pas de dommages aux écailles des poissons, et n’ont entraîné aucun changement dans le taux de mortalité. Cependant, le prototype initial n’a pas réduit les taux de pou du poisson à un niveau inférieur au point critique nécessaire à l’élimination du besoin de traitement chimique. L’amélioration de l’efficacité du second prototype a démontré que les modifications peuvent entraîner une élimination plus efficace.

nov. 2011 – fév. 2012

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : Diversified Aquaculture Inc.; Smith Marine Services; Grieg Seafood BC Ltd.; Centre des sciences de la santé animale, Colombie-Britannique (CAHS)

nom du responsable : Odd Grydeland (Diversified Aquaculture Inc.)

Équipe du projet : Henrik Kreiberg (MPO); Daryl Smith (Smith Marine Services); Sonja Saksida (CAHS); Barry Milligan (Grieg Seafood BC Ltd.)

Contact : Odd2@shaw.ca

Élimination du pou du poisson dans la Baie de Barnes

Le pou du poisson peut-il transmettre des pathogènes bactériens et viraux au saumon?

Le rôle ectoparasitaire du pou du poisson dans la propagation (comme vecteur possible) ou la progression de maladies (impacts sur le système immunitaire de l’hôte) n’a encore jamais été décrit, malgré une nécessité évidente. Les recherches que nous menons sont divisées en deux phases : 1) une étude expérimentale sur la possibilité que le pou du poisson soit un vecteur de pathogènes – par la contraction et le transfert de bactéries (Aeromonas salmonicida) ou du virus de la nécrose hématopoïétique infectieuse (vNHI) entre les saumons, et 2) un examen des changements (génétiques et cellulaires) dans la réaction immunitaire de la peau du saumon aux activités d’alimentation du pou du poisson. Les résultats de nos recherches révèlent que le pou du poisson peut acquérir la bactérie Aeromonas salmonicida ou le virus vNHI à partir d’un bain-marie ou en s’alimentant sur un saumon infecté. Il peut ensuite transmettre la bactérie ou le virus aux poissons non infectés. Toutefois, cette transmission ne se fait seulement lorsque trois conditions sont réunies, soit lorsqu’il y a une concentration très élevée d’agents pathogènes (plus élevée que ce que l’on retrouve dans la nature), qu’il y a très peu de dilution dans l’eau et que le saumon hôte est jeune (< 200 g). De plus, le pou du poisson demeure infecté par le virus et la bactérie pendant une durée limitée (24 et 120 h, respectivement). Ainsi, la probabilité que le pou du poisson transmette ces agents pathogènes aux saumons dans un contexte naturel est extrêmement faible. Nos recherches en immunologie ont démontré des différences importantes dans la réaction des gènes immunitaires clés de la peau de trois espèces de saumon (atlantique, rose et kéta) lorsque celles-ci sont infectées par le pou du poisson. Les sécrétions du pou du poisson ont un effet sur diverses composantes du système immunitaire des poissons. Sur le plan génétique, l’expression génétique (c.-à-d., lorsque les gènes sont « activés ») est accrue chez les poissons résistants (p. ex., le saumon rose), tandis que chez d’autres espèces plus vulnérables (p. ex., le saumon atlantique), l’activité immunitaire est réduite (c.-à-d., les gènes sont « désactivés » ou bloqués). Parallèlement, sur le plan cellulaire, la fonction des cellules immunitaires clés (macrophages) est affaiblie chez les espèces de saumon vulnérables (atlantique et kéta), mais pas chez les espèces résistantes (saumon rose). Pour conclure, nous sommes heureux d’avoir profité de ce projet pour former plusieurs étudiants : un boursier postdoctoral, trois diplômés et neuf étudiants de premier cycle.

MAI 2009 – Août 2012

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) co-Financement : Pêches et Océans Canada (MPO); Marine Harvest Canada; Université de l’île de Vancouver (VIU) – Centre de recherche sur les crustacés et mollusques (CSR)

nom du responsable : Duane Barker (VIU)

Équipe du projet : Eva Jakob, Laura Braden, Colin Novak, Danielle Lewis (VIU); Simon Jones, Kyle Garver, Stewart Johnson (MPO); Diane Morrison, Brad Boyce (Marine Harvest Canada); Ben Koop (UVic); Scott McKinley (UCB)

Contact : duane.barker@viu.ca

L’inoculation d’un plat de pétri avec un échantillon

Surveillance et modélisation de l’interaction du pou du poisson avec les saumons sauvages ainsi que les saumons d’élevage à l’archipel Broughton

L’interaction du pou du poisson avec les saumons sauvages et les saumons d’élevage constitue une préoccupation internationale depuis au moins une décennie. Les questions sur les infestations par le pou du poisson et leurs effets sur la santé ainsi que la performance de croissance continuent de préoccuper significativement l’industrie mondiale de la salmoniculture, et ces préoccupations ont mené à la mise en place de mesures de prévention dans les régions propices à de telles infestations. Depuis 2003, l’industrie salmonicole de la Colombie-Britannique surveille la situation du pou du poisson et informe les autorités gouvernementales. Cette surveillance s’inscrit dans le cadre d’un programme plus vaste désigné sous le nom de stratégie provinciale de gestion du pou du poisson et elle respecte également les conditions plus récentes imposées pour la délivrance de permis. En plus d’une surveillance régulière, des seuils d’intervention, comparables à ceux mis en place par d’autres instances internationales, ont été établis en 2003 pour déterminer à quel moment inniter un traitement. Parallèlement à cette stratégie de gestion, dix années de recherche intensive évaluant les effets des poux du poisson provenant de l’aquaculture sur le saumon sauvage ont permis d’améliorer considérablement nos connaissances sur la biologie du pou du poisson (c.-à-d., génétique, cycle biologique, répartition, abondance, tolérance), ainsi que sur la sensibilité et la résistance des salmonidés au pou du poisson. Ce projet a pour but d’élaborer un modèle de prévision de la répartition des poux du poisson provenant des piscicultures et d’estimer le nombre de rencontres entre les saumons et les poux du poisson durant la migration vers l’eau de mer. Il permettra également d’établir des modèles statistiquement robustes pour déterminer les associations entre les taux d’infestation du poisson sauvage par le pou du poisson et les conditions des piscicultures de la Colombie-Britannique. Enfin, le projet surveillera la présence du pou du poisson durant la migration des saumons juvéniles vers l’eau de mer en 2012.

juil. 2012 – MAI 2014

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA); Marine Harvest Canada; Mainstream Canada; Grieg Seafood BC Ltd. co-Financement : Marine Harvest Canada; Mainstream Canada; Grieg Seafood BC Ltd.

nom du responsable : Peter Chandler (MPO)

Équipe du projet : Mike Foreman (MPO); Crawford Revie (UIPE); Martin Krkošek (U of T)

collaborateurs : Diane Morrison (Marine Harvest Canada); Barry Milligan (Mainstream Canada); Peter McKenzie (Grieg Seafood BC Ltd.)

Contact : Peter.Chandler@dfo-mpo.gc.ca

Utilisation de la tanche-tautogue pour éliminer les poux du poisson dans les exploitations salmonicoles

La lutte contre les infestations de poux du poisson parmi les populations de saumon d’élevage dans le Canada atlantique est devenue de plus en plus difficile au cours des dernières années. Les entreprises d’élevage disposent de moyens limités pour lutter contre les poux du poisson. Elles utilisent donc des traitements d’urgence sous forme de bains de pesticides.

L’une des méthodes de lutte contre les poux du poisson qui mérite d’être examinée attentivement est l’utilisation de labridés, ou d’autres poissons, pour nettoyer les poissons d’élevage. Pour ce faire, des labridés seront placés dans les cages marines avec les saumons d’élevage afin qu’ils se nourrissent des poux affectant les saumons. Si cela s’avère réalisable sur le plan pratique, l’utilisation de labridés sera une mesure novatrice de lutte contre les poux du poisson, car ce sera un outil biologique naturel tout à fait écologique. Les objectifs de ce projet sont les suivants : 1) étudier le comportement de la tanche-tautogue, un labridé, ainsi que ses interactions avec le saumon, 2) déterminer si la tanche-tautogue consomme les granulés de nourriture destinés aux saumons, et 3) tester l’efficacité de la tanche-tautogue pour le nettoyage des cages marines commerciales.

sep. 2011 – oct. 2012

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : Ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick (MAAP)

nom du responsable : Keng Pee Ang (Kelly Cove Salmon Ltd.)

Équipe du projet : Frank Powell, Peter Groom, Leighanne Hawkins, Randy Griffin, Nell Halse (Kelly Cove Salmon Ltd.); Shawn Robinson (MPO)

collaborateurs : Per Gunnar Kvenseth (Villa Organic AS, Norvège)

Contact : keng.pee.ang@cookeaqua.com

Transfert de tanches-tautogues dans une cage

Amélioration des principes de capture des larves de pou du poisson à l’aide d’une combinaison de filtres biologiques et des pièges lumineux dans un contexte commercial

Le pou du poisson, Lepeophtheirus salmonis, est un ectoparasite endémique qui peut causer des lésions directes aux poissons et entraîner d’énormes coûts de traitement pour l’industrie aquacole. Les agents chimiothérapeutiques et les pratiques d’élevage sont habituellement utilisés pour lutter contre les parasites. Toutefois, la lutte contre les infestations de pou du poisson au sein des populations de saumons d’élevage du Canada atlantique est de plus en plus difficile depuis les deux dernières années. En effet, pour certaines régions du Nouveau-Brunswick, l’été de 2010 a été la pire période jamais enregistrée. L’industrie doit mettre en place, dans les plus brefs délais, une stratégie de lutte ou de gestion antiparasitaire qui s’appuie sur de nombreuses approches en matière de lutte contre le pou du poisson. Ce projet s’appuiera sur les recherches menées précédemment dans le cadre du Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture, traitants entre autres de la capacité des moules à agir à titre de filtre biologique capable d’éliminer le pou du poisson d’un milieu. Le projet permettra également d’évaluer la capacité de divers types de pièges à capturer et à éliminer le pou du poisson des cages d’élevage. Les résultats obtenus précédemment en laboratoire seront évalués sur le terrain avant que l’on procède à l’étape de la commercialisation.

MAI 2011 – mars 2012

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) co-Financement : Kelly Cove Salmon Ltd.

nom du responsable : Shawn Robinson (MPO)

Équipe du projet : Andrea Bartsch (MPO)

collaborateurs : Keng Pee Ang, Frank Powell (Kelly Cove Salmon Ltd.)

Contact : Shawn.Robinson@dfo-mpo.gc.ca

Zooplancton capturé à l’aide d’un piège lumineux

Déceler l’association entre les SNP et la résistance aux poux du poisson chez le saumon atlantique

Il pourrait être avantageux pour l’industrie canadienne de l’aquaculture de développer des souches de saumon atlantique (Salmo salar) plus résistantes au pou du poisson, Lepeophtheirus salmonis. Généralement, la mesure de la résistance au pou du poisson est effectuée sur les stocks apparentés aux géniteurs potentiels, de sorte qu’il est difficile de procéder à une sélection dans le cadre d’un programme d’élevage traditionnel. À l’avenir, la sélection à l’aide de marqueurs pourrait accroître le taux d’amélioration génétique du saumon relativement à sa résistance au pou du poisson. Notre travail comprend le génotypage des géniteurs candidats et des stocks qui leur sont apparentés en utilisant des marqueurs d’ADN appelés polymorphismes mononucléotidiques (SNP). Notre objectif initial est de détecter les associations entre 6000 SNP et la résistance au pou du poisson au sein de la souche de saumon atlantique d’élevage de la rivière Saint-Jean.

Nous mesurons la résistance en mettant des saumoneaux en présence de poux du poisson et en consignant le nombre de poux du poisson trouvés sur chaque poisson. Les géniteurs de ces poissons sont génotypés relativement aux 6000 SNP. Nous analyserons les données afin de déceler les associations de résistance de la progéniture aux génotypes SNP de leurs géniteurs.

Les résultats préliminaires de 2011 montrent certaines associations entre le SNP et le facteur de résistance au pou du poisson. Ces résultats sont prometteurs pour notre étude et laissent supposer qu’à l’avenir, la caractéristique de résistance pourrait être intégrée avec succès aux programmes de reproduction du saumon atlantique nord-américain en utilisant la sélection à l’aide de marqueurs.

sept. 2009 – sept. 2013

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) – Subventions de projets stratégiques

nom du responsable : Elizabeth Boulding (U. Guelph)

Équipe du projet : Christina Rochus, Larry R. Schaeffer, Jane Tosh (U. Guelph); Keng P. Ang (Cooke Aquaculture Inc.); Brian Glebe, Steven Leadbeater (MPO)

Contact : boulding@uoguelph.ca

www.uoguelph.ca/ib/people/faculty/boulding.shtml

Échantillonnage en laboratoire

Vaccins contre le pou du poisson pour la salmoniculture

Les infestations de poux du poisson représentent un défi majeur pour les aquaculteurs, les vétérinaires cliniciens et les concepteurs de vaccins. De récents travaux de recherche et de développement (R&D) chez Pfizer Animal Health (Pfizer Canada Inc.), ont permis de mettre au point un ensemble de vaccins expérimentaux potentiels. L’objectif de ce projet consistait à poursuivre le développement, la fabrication précommerciale et les travaux de réglementation nécessaires à l’homologation d’un vaccin destiné à lutter contre les infestations de poux du poisson chez le saumon d’élevage au Canada.

Au cours de la dernière année, les antigènes des vaccins expérimentaux ont été testés. Cependant, les résultats des essais n’ont pas affiché une diminution importante du pou du poisson chez les groupes vaccinés.

Pfizer Canada Inc. comprend à quel point un vaccin contre le pou du poisson est important pour le Canada ainsi que pour la communauté internationale d’aquaculture. En conséquence, la compagnie demeure pleinement engagée dans ce projet et poursuit ses travaux afin de trouver un vaccin efficace et d’obtenir toutes les approbations réglementaires canadiennes connexes.

avr. 2011 – mars 2012

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : MPO; Ministère de l’Agriculture de la C.-B.

nom du responsable : Jan Burian (Pfizer Canada)

Équipe du projet : Elizabeth Crump, David Asper, Kyle Clarke (Pfizer Canada Inc.)

collaborateurs : Fundacion de Chile; St. Andrews Biological Station (MPO)

Contact : Jan.Burian@pfizer.com

www.pfizer.ca/en/home

Essai sur le terrain de pièges à pou du poisson de technologie verte, et documentation de la dynamique du pou du poisson en début de cycle de vie

Le pou du poisson, Lepeophtheirus salmonis, constitue toujours un problème pour l’ensemble des activités de salmoniculture. Des agents thérapeutiques chimiques et des pratiques d’élevage ont été utilisés pour contrôler ces parasites; toutefois, des études ont montré que le pou du poisson a commencé à développer une résistance aux agents thérapeutiques après une exposition prolongée. Les effets des agents thérapeutiques sur l’écosystème dans lequel ils sont utilisés soulèvent aussi des inquiétudes. De plus, les pratiques opérationnelles sur les sites aquacoles pourraient contribuer à la prolifération des infections causées par le pou du poisson si des mesures de contrôle ne sont pas appliquées à toutes les étapes du cycle de vie du pou du poisson (p. ex., oeufs), permettant ainsi au parasite de se reproduire avec plus de succès. Une approche de lutte antiparasitaire plus intégrée, incluant l’utilisation de traitements alternatifs (c.-à-d., non chimiques), pourrait être utilisée comme complément aux traitements chimiques et aux pratiques d’élevage préventives. Les trappes utilisant la lumière sont qualifiées de méthodes de traitement supplémentaire (c.-à-d., non chimique). Dans cette étude en particulier, les trappes se sont avérées efficaces. Au cours des essais en laboratoire, elles ont grandement augmenté le taux d’élimination de larves de pou du poisson dans la colonne d’eau, alors que les larves (tant les nauplii que les copépodites) ont fortement réagi à la lumière. Ce projet testera sur le terrain le concept que les trappes utilisant la lumière, couplée à la compréhension de la dynamique des larves de pou du poisson sur le terrain, peuvent jouer un rôle dans le contrôle des populations de pou du poisson. Le projet analysera et améliorera également l’efficacité des trappes afin de cibler le pou du poisson et de minimiser la capture d’espèces non ciblées.

Août 2012 – MAI 2014

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA); Kelly Cove Salmon Ltd. co-Financement : Kelly Cove Salmon Ltd.

nom du responsable : Shawn Robinson (MPO)

collaborateurs : Keng Pee Ang, Frank Powell (Kelly Cove Salmon Ltd.)

Contact : Shawn.Robinson@dfo-mpo.gc.ca

Potentiel de la tanche-tautogue comme moyen de lutte contre les infestations de poux du poisson chez le saumon atlantique à Terre-Neuve-et-Labrador

Dans la plupart des pays où l’on pratique l’élevage du saumon, l’utilisation prolongée d’agents chimiothérapeutiques (p. ex., SLICE®) contre les infestations de poux du poisson, Lepeophtheirus salmonis, a mené à l’apparition de résistances à ces agents au sein de certaines populations locales de poux. La technique consistant à utiliser des poissons-nettoyeurs (p. ex., les espèces de la famille des labridés) pour éliminer le pou du poisson dans les élevages de saumon atlantique en cage a été développée et appliquée avec succès en Europe. On envisage d’utiliser cette technique au Canada (Nouveau-Brunswick) (c.-à-d., l’utilisation de poissons de la famille des labridés [tanche-tautogue]). Cependant, de nombreuses questions demeurent sans réponses en ce qui concerne la réussite de cette méthode de lutte contre le pou du poisson au Canada, en particulier, à T.-N.-L. (p. ex., l’efficacité variable des différents stocks de tanche-tautogue, la valeur adaptative de l’espèce, les différences géographiques concernant l’efficacité saisonnière en matière de nettoyage dynamique). Ce projet a pour but d’utiliser les populations locales de tanche-tautogue de Terre-Neuve comme poisson-nettoyeur et d’en évaluer le comportement alimentaire par rapport au pou du poisson en fonction des stocks et de la taille des poissons. Ce projet permettra de recueillir des renseignements pertinents concernant le potentiel des tanches-tautogues comme moyen de lutte contre le pou du poisson dans les élevages de saumon en cage de T.-N.-L.

avr. 2011 – mars 2012

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) co-Financement : Cold Ocean Salmon Inc.; Cooke Aquaculture Inc.

nom du responsable : Dounia Hamoutene, Harry Murray (MPO)

Équipe du projet : Danny Boyce (MUN); Danny Ings, Lynn Lush, Kim Hobbs, Juan Perez-Casanova (MPO)

collaborateurs : Keng Pee Ang (Cold Ocean Salmon Inc., Cooke Aquaculture Inc.)

Contact : Dounia.Hamoutene@dfo-mpo.gc.ca; Harry.Murray@dfo-mpo.gc.ca

Effets cumulatifs, cinétique et distribution tissulaire des pesticides contre le pou du poisson chez les organismes non ciblés

Dans ce projet de recherche, on utilise des biomarqueurs du stress oxydatif pour évaluer les effets sublétaux et cumulatifs des traitements contre le pou du poisson (c.-à-d., AlphaMax® [deltaméthrine] et Salmosan® [azaméthiphos]) chez les organismes non ciblés. Des études cinétiques seront menées pour évaluer le taux de bioaccumulation et la persistance d’Alphamax® dans le tissu des crevettes et des homards. Les dommages causés par le stress oxydatif (c.-à-d., oxydation des lipides et des protéines) seront évalués après des expositions prolongées en laboratoire de crevettes et de homards au Salmosan®. Le lien entre ces dommages biochimiques, les lésions histologiques et la résistance au stress sera évalué chez le homard adulte. La vitesse à laquelle la bioaccumulation s’effectue et la répartition dans les tissus des crevettes et des homards seront évaluées à l’aide de la macroautoradiographie et de la chromatographie liquide à haute performance combinée à l’utilisation d’un compteur à scintillation liquide en utilisant des doses réalistes sur le plan environnemental de deltaméthrine 14C synthétisée à l’interne. La macroautoradiographie est une technique nucléaire utilisée pour déterminer de manière quantitative la répartition d’un produit chimique radiomarqué avec un atome comme le 14C dans un animal entier à partir de cryosections minces (0,05 mm). Un travail préliminaire sera également effectué avant de déterminer la biodisponibilité de la deltaméthrine absorbée dans les particules en suspension qui se déposent au fond.

avr. 2011 – mars 2013

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (PRRA)

nom du responsable : Catherine Couillard (MPO)

Équipe du projet : Claude Rouleau, Benoît Légaré (MPO)

collaborateurs : L. Burridge, Andrew Cooper, Susan Waddy (MPO)

Contact : Catherine.Couillard@dfo-mpo.gc.ca

Crevette mysid (Mysis sp.)

Évaluation de l’efficacité des méthodes non chimiques visant à réduire l’incidence du pou du poisson associée aux fermes de salmoniculture grâce aux principes de biofiltration et au piégeage

Le présent projet a pour objectif de fournir, à partir de recherches en laboratoire, la validation de principe nécessaire pour l’évaluation de la faisabilité des méthodes non chimiques de lutte contre le pou du poisson dans le cadre d’un plan de gestion de la santé en aquaculture. Plus précisément, le présent projet comporte deux objectifs : 1) l’évaluation de l’efficacité de la moule bleue (Mytilus edulis) pour l’élimination des larves nauplii de pou du poisson dans la colonne d’eau. On évaluera l’efficacité de l’élimination grâce à une analyse du contenu des intestins des moules à l’aide de nouvelles techniques par PCR, et 2) la réalisation d’essais sur les réactions comportementales du pou du poisson à divers stimuli de lumière, de couleur, de mouvement et d’attractifs chimiques en combinaisons diverses. Une fois qu’une combinaison acceptable aura été identifiée, on créera un prototype qui sera testé et comparé à un piège utilisé actuellement sur la côte ouest.

Août 2010 – mars 2011

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) co-Financement : Kelly Cove Salmon Ltd.; Admiral Fish Farms Ltd.

nom du responsable : Shawn Robinson (MPO)

Équipe du projet : Ian Bricknell (U. Maine); Andrew Cooper (MPO)

collaborateurs : Keng Pee Ang (Kelly Cove Salmon Ltd.); Howard Streight (Admiral Fish Farms Ltd.)

Contact : Shawn.Robinson@dfo-mpo.gc.ca

Moule bleue

Le Plan de gestion de l'archipel Broughton en Colombie-Britannique

Le Plan de gestion de l’archipel Broughton, une initiative multilatérale unique à laquelle participent divers intervenants ayant un intérêt pour la gestion du pou du poisson en Colombie-Britannique, a été développé afin de fournir un moyen de clarifier les principales observations scientifiques et de veiller à ce qu’elles soient correctement appliquées.

Les objectifs du plan de gestion sont les suivants : 1) coordonner la surveillance continue du pou du poisson sur les saumons juvéniles sauvages grâce à un échantillonnage intensif réalisé pendant la migration printanière, 2) faciliter l’intégration des données sur le pou du poisson recueillies au cours de la dernière décennie dans l’archipel Broughton par l’industrie aquacole, le gouvernement et des chercheurs indépendants, 3) comparer la répartition spatiale et les tendances temporelles de l’infestation par le pou du poisson, et 4) élaborer des modèles pour mieux prévoir la transmission du pou du poisson, et mieux évaluer l’efficacité des différentes stratégies d’élevage et de gestion du pou du poisson.

Pour chacune des périodes de migration printanière de 2010 à 2012, un programme intensif a été réalisé sur le terrain sous la direction du plan de gestion afin de déterminer, entre autres, les avantages relatifs de diverses stratégies d’échantillonnage pour l’évaluation des niveaux d’infestation sur les salmonidés sauvages du Pacifique ainsi que la manière la plus efficace de procéder à ces évaluations. De plus, un environnement de recherche virtuel permettant l’échange des divers types de données recueillies au cours de la dernière décennie ainsi que l’intégration des résultats et des données actuels de recherche a été créé, afin d’assurer que les modèles conçus soient calibrés et validés selon les bases de données les plus exhaustive étant disponibles.

jan. 2010 – déc. 2014

Financement : MPO; Coastal Alliance for Aquaculture Reform (CAAR); Marine Harvest Canada; Mainstream Canada; Grieg Seafood BC Ltd.

Équipe du projet : Peter Chandler, Mike Foreman, Simon Jones (MPO); Martin Krkošek (U of T); Peter McKenzie (Mainstream Canada); Barry Milligan (Grieg Seafood BC Ltd.); Diane Morrison (Marine Harvest Canada); Crawford Revie (UIPE)

collaborateurs : Keng Pee Ang (Cold Ocean Salmon Inc., Cooke Aquaculture Inc.)

Contact : crevie@upei.ca

www.bamp.ca

Pêche à la senne de plage dans l’archipel Broughton
Emplacement des cages à saumon à l'île Moresby

Outils pour apporter une solution à l’impact environnemental et à la résistance du pou du poisson aux traitements – 2 (TREAT2)

Tout au long de l’histoire de l’élevage du saumon, le pou du poisson (Lepeophtheirus salmonis) a constitué la plus grande menace externe pour la viabilité de l’industrie. Responsable de pertes atteignant de 10 à 20 % de la valeur au débarquement et peut-être davantage dans un futur proche, le parasite menace actuellement la survie même de l’élevage de saumon dans l’océan Atlantique. Au cours des dernières années, les populations de poux du poisson au Chili, en Europe du Nord et maintenant au Nouveau-Brunswick (Canada), ont montré les premiers signes de résistances au traitement SLICEMC-Schering-Plough, qui est administré par ajout à la nourriture. Depuis son introduction en 2000, SLICEMC s’est révélé tellement efficace qu’il est vite devenu le seul traitement disponible contre le pou du poisson au Canada. Toutefois, on a observé les premiers échecs du traitement en 2008, et à l’heure actuelle, l’efficacité de SLICEMC au Nouveau-Brunswick est dissipée en raison des résistances. Considérant le peu de traitements en attente d’autorisation, trouver de nouvelles méthodes de lutte contre le pou du poisson aurait des effets bénéfiques considérables sur la santé et le bien-être du poisson d’élevage ainsi que sur la durabilité de la salmoniculture. Le projet TREAT2 prévoit de stabiliser les effets externes du pou du poisson sur la salmoniculture en s’attaquant à la résistance du parasite au traitement et aux mécanismes immunitaires de l’hôte. Pour cela, il faudra : 1) déterminer les gènes et les régions génétiques d’importance pour le développement de résistances chimiques grâce à des puces àSNP et à des cartes génétiques, 2) tester les produits existants et les nouveaux produits et déterminer les modèles d’expression génique à l’œuvre dans les processus biologiques et les interactions hôte-parasite, et 3) déterminer la vulnérabilité et la tolérance de l’hôte, la sensibilité aux traitements et les méthodes thérapeutiques à améliorer.

déc. 2012 – déc. 2015

Financement : Agence de promotion économique du Canada Atlantique (APECA) – Fonds d’innovation de l’Atlantique (FIA); Novartis Animal Health Canada Inc. co-Financement : Collège vétérinaire de l’Atlantique (CVA) – Université de l’Île-du-Prince-Édouard (UIPE); Innovation PEI

nom du responsable : Mark Fast (UIPE); Ben Koop (UVic)

Équipe du projet : Roy Danzmann (U. Guelph); Crawford Revie, Larry Hammell (UIPE); Brian Glebe (MPO); Ian Thompson (MUN)

collaborateurs : Frank Nilsen (Sea Lice Research Centre, Research Council of Norway); Simon Jones, Stewart Johnson (MPO); Simon Wadsworth (EWOS Innovation, Norway)

Contact : mfast@upei.ca

Mark Fast