R et D en aquaculture au Canada de 2013

Divers

Isolation, culture et analyse génomique des espèces d’algues nuisibles qui touchent l’aquaculture de la côte ouest du Canada, et analyse de la base de données historiques du Programme de surveillance des algues nuisibles

La prolifération d’algues nuisibles entraîne des pertes économiques considérables, causant la mort de poissons et de mollusques d’élevage. Elle peut également nuire à la santé des humains qui consomment les mollusques. Le Programme de surveillance des algues nuisibles a été établi en 1999 avec l’appui de l’industrie aquacole du saumon de la C.-B., dans le but de s’attaquer aux effets dévastateurs des algues nuisibles sur les poissons d’élevage. Grâce à une surveillance microscopique systématique d’échantillons d’eau, le Programme de surveillance des algues nuisibles a fourni aux compagnies d’aquaculture du saumon des données de surveillance et des alertes rapides de prolifération dans les sites d’élevage. Cependant, il faut davantage de recherche pour améliorer nos connaissances en matière de prolifération d’algues nuisibles ainsi que la capacité de prédire la prolifération future en se fondant sur l’analyse des données historiques. Afin d’établir les tendances potentielles, les chercheurs doivent identifier certaines espèces d’algues nuisibles et les cultiver aux fins d’études, puis analyser les données sur les algues nuisibles déjà recueillies par le programme. L’objectif principal du projet est d’isoler et de cultiver des espèces de microalgues reconnues pour leur caractère nuisible aux poissons et aux mollusques d’élevage en C.-B. Ces cultures seront utilisées pour l’identification détaillée des espèces, l’étude préliminaire des variations physiques de chaque espèce sélectionnée, l’élaboration d’analyses de réaction en chaîne de la polymérase (PCR) propres aux espèces, et la création d’une banque d’images et d’une base de données sur les algues nuisibles locales. Ces outils seront utilisés pour améliorer les stratégies actuelles de formation et de surveillance. Le deuxième but de ce projet est d’effectuer des analyses génomiques de tissu branchial de mollusques pour déterminer les réactions génomiques et biologiques à la prolifération d’algues nuisibles et de lier ces réactions à des espèces particulières d’algues. Finalement, on doit procéder à une analyse rétrospective des 13 années de données du Programme de surveillance des algues nuisibles. Cela permettra d’améliorer considérablement notre connaissance des tendances spatiales et temporelles de la prolifération d’algues nuisibles locales et de contribuer à l’amélioration des stratégies actuelles de surveillance et d’atténuation de ce type de prolifération.

Juil. 2012 – Juil. 2014

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) co-Financement : Creative Salmon Company Ltd.; Grieg Seafood BC Ltd.; Mainstream Canada; Marine Harvest Canada; Cleanwater Shellfish Ltd.; Island Scallops Ltd.; Little Wing Oysters Ltd.; Mac’s Oysters Ltd.; Nelson Island Sea Farms Ltd.; Taylor Shellfish Canada

nom du responsable : Chris Pearce (MPO – SBP)

Équipe du projet : Svetlana Esenkulova, Nicky Haigh (Microthalassia Consultants Inc.); Laurie Keddy, Erin McClelland, Kristi Miller, Amy Tabata (MPO – SBP); Barb Cannon (Creative Salmon Company Ltd.); Tim Lelliott (Grieg Seafood BC Ltd.); Peter McKenzie (Mainstream Canada); Gordy McLellan (Mac’s Oysters Ltd.); Alex Munro (Taylor Shellfish Canada); Yves Perreault (Little Wing Oysters Ltd.); Rob Saunders (Island Scallops Ltd.); Glenda and Henry Syrjala (Cleanwater Shellfish Ltd.); Dean Trethewey (Marine Harvest Canada); Bill Vernon (Nelson Island Sea Farms Ltd.)

Contact : Chris.Pearce@dfo-mpo.gc.ca

Prolifération de Heterosigma akashiwo dans la baie Kyuquot (C.-B.)

Phase 3 du programme des principes autochtones pour la durabilité de l’aquaculture : Commercialisation et image de marque

L’Aboriginal Aquaculture Association (AAA) a développé les principes autochtones d’aquaculture durable (PADA) afin de concevoir un programme intégré de gestion et de certification autochtones pour l’aquaculture au Canada.

La phase 2 du projet se concentre sur les processus de vérification nécessaires pour que les PADA soient plus crédibles. Elle comprend une approche de vérification et l’utilisation de vérificateurs professionnels qualifiés pour déterminer le degré de conformité aux normes de l’Association. Les travaux de la phase 2 du projet sont actuellement en cours.

La phase 3 de ce projet étendra la portée des principes autochtones pour la durabilité de l’aquaculture et rapprochera le programme au marché commercial en établissant une stratégie de commercialisation et d’image de marque qui comprendra la promotion du programme auprès des Premières Nations et de l’industrie. L’inclusion des valeurs des Premières Nations dans le cadre de gestion n’a pas encore été complètement effectuée, ce qui a entraîné la plupart des contraintes de développement qu’a subies l’industrie dans les régions côtières canadiennes, en particulier en C.-B.

Ce projet renforcera l’engagement des Premières Nations, de l’industrie et des détaillants afin que tous les secteurs aquacoles soient en mesure de participer et de démontrer leur durabilité, et ce, en respectant les valeurs, les attentes et les intérêts autochtones.

Juin 2011 – Déc. 2012

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM)

nom du responsable : Chef Richard Harry (AAA)

collaborateurs : Mainstream Canada

Contact : richard@aboriginalaquaculture.com

Logo de certification des principes autochtones d’aquaculture durable

Intégration de macroalgues rouges dans l’aquaculture terrestre de poissons marins

Les systèmes de culture terrestre en milieu confiné semblent pour certains constituer une solution de rechange intéressante aux systèmes de cages marines ouvertes, empêchant ainsi les évasions et permettant une gestion adéquate des déchets solides et pathogènes. Toutefois, il demeure un risque d’eutrophisation provenant de la dissolution de l’azote (N) et du phosphore dans les effluents, à moins que des plantes soient intégrées au cycle de production. Nous avons quantifié l’absorption d’azote par la mousse d’Irlande (Chondrus crispus) et la dulse (Palmaria palmata) entre 1 et 18ºC, à l’aide de cultures en laboratoire et aussi à l’aide d’essais pilote à la Scotian Halibut Ltd. Les facteurs expérimentaux incluent notamment la densité des stocks, l’intensité lumineuse, la concentration des nutriments et l’aération intermittente. Nous estimons qu’une biorestauration de 50 % de l’azote excrété par 100 tonnes de flétan d’élevage produit au cours de l’hiver et de l’été est possible, grâce à la croissance de 100 tonnes de mousse d’Irlande et de 600 tonnes de dulse respectivement.

Les coûts en électricité et en air comprimé ainsi que les exigences liées à l’espace d’élevage pour la culture montrent que l’intégration de macroalgues rouges dans les installations terrestres est commercialement viable seulement si on peut ajouter de la valeur à la dulse fraîche et à la mousse d’Irlande.

Mars 2009 – Nov. 2012

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)

nom du responsable : Jim Duston (U. Dalhousie)

Équipe du projet : D. Garbary (StFX); P. Corey (Scotian Halibut Ltd.); J. Manriquez, S. Caines, J. Kim, B. Prithiviraj (U. Dalhousie)

collaborateurs : Scotian Halibut Ltd.

Contact : jduston@dal.ca

Culture pour la croissance de macroalgues rouges dans les effluents de flétan
Jang Kim, Ph. D, tient de la Palmaria palmata
P. palmata en gros plan

Essais de culture de l’algue brune en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine : mise à l’échelle préindustrielle en milieu ouvert et semi-fermé dans des moulières

Grâce aux travaux réalisés en collaboration avec Les Gaspésiennes Inc. depuis 2006, un certain nombre d’étapes ont été franchies dans la maîtrise des techniques de culture de l’algue brune. Parmi ces techniques, mentionnons l’induction artificielle de la sporogénèse, la culture in vitro de gamétophytes, la production routinière de plantules de 2 mm en 4 semaines, la capacité de maintenir les cultures sous la surface afin de les protéger des glaces dérivantes et des conditions défavorables de la couche de surface en été, ainsi que le transfert de plantules de 2 mm en mer à la fin de l’automne afin d’obtenir un rendement de 2 à 4,5 kg humides par mètre de ficelle au début du mois de juillet. Ces résultats ont été obtenus lors d’essais réalisés à petite échelle à Paspébiac, au Québec, mais on ignore s’ils peuvent être reproduits à plus grande échelle ou dans d’autres milieux de culture. Récemment, des mytiliculteurs des Îles-de-la-Madeleine ont exprimé un intérêt pour la culture des laminaires. Les travaux réalisés au cours des deux dernières années sur la culture de Saccharina longicruris visaient à répondre aux questions suivantes : 1) les rendements de culture mesurés en 2008-2009 peuvent-ils être répétés, 2) les rendements mesurés à petite échelle (1 filière de 50 m) peuvent-ils être répétés à une échelle préindustrielle, 3) les rendements obtenus sur un petit site de culture semi-exposé en milieu ouvert peuvent-ils être répétés dans les lagunes des Îles-de-la-Madeleine, 4) quel est le meilleur moment pour transférer les plantules en mer, 5) les algues cultivées en lagunes aux Îles-de-la-Madeleine sont-elles menacées par la colonisation du bryozoaire Membranipora membranacea, 6) quelles sont les modifications à apporter à une moulière pour y cultiver les laminaires, et 7) pour les activités à plus grande échelle, quels sont les coûts de production des plantules en écloserie et quel est le temps associé au travail en mer?

Avr. 2010 – Mars 2012

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) co-Financement : Société de développement de l’industrie maricole Inc. (SODIM); Ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE)

nom du responsable : Louise Gendron (MPO)

Équipe du projet : Éric Tamigneaux (UQAR); Bruno Myrand (CeMIM)

collaborateurs : Les Gaspésiennes Inc., Les Moules de culture des Îles Inc.

Contact : Louise.Gendron@dfo-mpo.gc.ca

Développement de produits santé dérivés du Canada Atlantique — Analyse nutritionnelle des aliments contenant une huile enrichie en acide stéaridonique pour l’aquaculture des saumons atlantiques

Comme tous les vertébrés, les poissons ont une capacité limitée à nouvellement synthétiser l’acide linoléique (18:2n-6) et l’acide linolénique (18:3n-3). Ces deux acides gras sont importants puisqu’ils sont précurseurs d’acides gras polyinsaturés (AGPI) à C20 et C22. Les activités de désaturation et d’élongation requises pour la synthèse d’AGPI à C18 à partir de précurseurs à plus courte chaîne de carbone sont minimales chez ces animaux. Par conséquent, ces acides gras à C18 doivent provenir du régime alimentaire. L’acide stéaridonique (SDA, 18:4n-3) est une voie intermédiaire dans la conversion biosynthétique de l’acide linolénique (LNA, 18:3n-3) en acide eicosapentaénoïque (EPA, 20:5n-3) pouvant mener à l’enrichissement des tissus avec des acides gras à 20 et 22 carbones (C20 et C22). Nous testons actuellement une huile novatrice (AhiflowerMC Oil) naturellement riche en acide stéaridonique qui pourrait être utilisée comme remplacement partiel ou complet de la traditionnelle huile de poisson. Il est bien connu que la disponibilité des huiles de poisson est à la baisse (et la demande à la hausse) en plus de souvent contenir des contaminants organiques. L’huile AhiflowerMC a donc le potentiel d’imiter les effets bénéfiques associés aux AGPI de type n-3 présents dans l’huile de poisson.

Jan. 2008 – Déc. 2013

Financement : Agence de promotion économique du Canada Atlantique (APECA) – Fonds d’innovation de l’Atlantique (FIA) co-Financement : Université de Moncton campus de Moncton (UMCM); Institut de recherche sur les zones côtières Inc. (IRZC); Université de Moncton campus de Shippagan (UMCS)

nom du responsable : Sébastien Plante (UMCS)

Équipe du projet : Marc Surette, Martin Fillion (UMCM)

collaborateurs : France Béland (IRZC)

Contact : sebastien.plante@umoncton.ca

Huile de soya, huile de AhiflowerMC et huile de hareng

Alerte rapide et atténuation de l’impact provoqué par les tuniciers (ascidies) coloniaux envahissants

Nous avons récemment découvert deux espèces d’ascidies non indigènes, Botryllus schlosseri et Botrylloides violaceus, dans plusieurs ports de la côte sud de Terre-Neuve. Étant donné que ces espèces constituent des organismes nuisibles partout ailleurs dans les exploitations aquacoles, nous avons créé un programme de recherche interdisciplinaire afin de mettre au point des outils génétiques de détection précoce et de détermination des facteurs écologiques permettant de prévoir le potentiel d’établissement et de propagation de l’espèce envahissante. Notre but est de pouvoir informer les organismes gouvernementaux qui se chargent de la fermeture des zones et des mesures d’atténuation.

Nous déterminons actuellement le cycle vital saisonnier de B. schlosseri à Arnold’s Cove (Terre-Neuve), la croissance somatique ainsi que les taux et les périodes de reproduction sexuelle et asexuelle, et le recrutement des larves. Nous avons constaté que la croissance, la reproduction et le recrutement sont entravés par la courte saison de croissance dans les eaux subarctiques de Terre-Neuve. La croissance somatique commence en juin, la reproduction sexuelle à la fin du mois de juillet et le recrutement a lieu d’août à octobre. Ces observations concordent avec les prévisions de dépendance à la température établies à partir de l’aire de répartition naturelle tempérée de B. schlosseri. Cette espèce ne s’est donc pas adaptée génétiquement aux courtes périodes de croissance de Terre-Neuve. Cependant, le taux de survie des colonies au cours de l’hiver est élevé, ce qui contribue au recrutement l’été suivant.

Puisque les mesures d’atténuation sont plus efficaces si on les applique au début de l’invasion, on met au point des essais TaqMan avec la sensibilité nécessaire pour détecter un seul œuf ou une seule larve dans un échantillon de plancton. On a déjà mis au point des essais pour B. violaceus et on fait actuellement de même pour B. schlosseri. Des séquences de gènes serviront également à calculer les populations sources des envahisseurs de Terre-Neuve.

Avr. 2009 – Mars 2013

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) co-Financement : MPO

nom du responsable : Don Deibel (MUN)

Équipe du projet : Cynthia McKenzie (MPO); Matthew Rise, Ray Thompson (MUN)

collaborateurs : NAIA; DFA; MPO

Contact : ddeibel@mun.ca

Détermination des seuils écologiques critiques relatifs aux infestations de tuniciers dans les fermes mytilicoles

La salissure marine est un obstacle sur lequel l’industrie de la conchyliculture est bien documentée et l’introduction récente de nombreuses espèces de tuniciers a grandement aggravé ses répercussions. L’industrie mytilicole à l’Île-du-Prince-Édouard a été particulièrement touchée par l’arrivée de quatre nouvelles espèces de tuniciers. L’ascidie plissée (Styela clava) a été repérée en 1998 à l’extrémité est de l’île. Le botrylle étoilé (Botryllus schlosseri) et le botrylloïde violet (Botrylloides violaceus) ont tous deux été repérés sur la côte nord de l’île en 2001 et 2002. Et enfin, l’ascidie jaune (Ciona intestinalis) a été repérée en 2004 sur la côte est de l’île. Les tentatives pour enrayer la propagation de ces espèces de tuniciers ont été relativement efficaces, mais à l’heure actuelle, la plupart des zones de mytiliculture de l’Î.-P.-É. sont infestées par au moins une espèce de tunicier. Actuellement, la vaporisation au jet d’eau à haute pression est la principale méthode qu’utilise l’industrie mytilicole pour ralentir la salissure par les tuniciers. L’immersion dans une solution de chaux est aussi utilisée pour prévenir les tuniciers, particulièrement l’ascidie plissée, sur les boudins de moules. Les efforts déployés pour élaborer la stratégie de traitement la plus rentable sont en cours, mais les seuils écologiques précis n’ont pas encore été établis. Il est essentiel d’établir des seuils économiques et écologiques pour garantir la durabilité de l’industrie mytilicole à l’Î.-P.-É. et cela pourrait mener à la création de la première approche intégrée de lutte antiparasitaire contre les espèces aquatiques envahissantes. Le but de ce projet est d’étudier les répercussions écologiques du traitement des tuniciers : 1) en élaborant une méthode pour estimer la biomasse des tuniciers présente dans les installations mytilicoles, 2) en concevant un modèle pour prévoir les effets du détachement des tuniciers, avant et après le traitement, sur l’environnement benthique, et 3) en évaluant les effets de la filtration des tuniciers et de la biodéposition sur la productivité de l’écosystème.

Des études sur l’habitat ont été effectuées en 2011 dans la baie de Ste-Marie (Î.-P.-É.) pour décrire et évaluer la production de l’aquaculture et les zones de l’habitat essentiel (herbier de zostère et récifs de coquillages). Il s’agissait d’études menées au moyen d’une télédétection (LIDAR) et de validations directes sur le terrain. Des observations préliminaires ont aussi été réalisées pendant les traitements pour évaluer la zone affectée par le système de traitement par eau à haute pression. En outre, les données obtenues au cours d’études précédentes ont été rassemblées pour élaborer et valider un modèle de population dynamique de l’ascidie jaune.

Des expériences en laboratoire ont été menées pendant l’hiver 2012 pour évaluer les effets de la décomposition des tuniciers sur les sédiments. Des essais sur le terrain ont été réalisés pendant l’été dans la baie de Ste-Marie pour évaluer les effets des traitements contre les tuniciers sur le fond marin.

JuIL. 2011 – Mars 2013

Financement : MPO – Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (PRRA)

nom du responsable : Thomas Landry (MPO)

Équipe du projet : Andrea Locke, Chris McKindsey, Monique Niles, Daniel Bourque, Thomas Guyondet, Luc Comeau (MPO); Jeff Davidson, Thitiwan Patanastienkul (CVA – UIPE); Aaron Ramsay (PEI – DFARD)

Contact : Thomas.Landry@dfo-mpo.gc.ca

Évaluation d’un nouvel ingrédient naturel pour la croissance et la pigmentation de la chair chez le saumon atlantique

L’élevage de poissons carnivores dépend grandement de l’approvisionnement mondial en farine et en huile de poisson. Il est maintenant bien établi que ces ingrédients clés proviennent d’une pêche fortement exploitée. De grands progrès ont déjà été réalisés dans le développement de sources alternatives en protéines et en lipides.

La coloration rosée de la chair des salmonidés est également un enjeu économique important à l’élevage de poissons. Actuellement, cette coloration est obtenue par l’addition de pigments artificiels ajoutés aux formulations de moulées. Bien que ces pigments soient considérés sans danger pour la consommation humaine, les produits issus de cette utilisation de pigment portent l’étiquette « artificiel » ou « couleur ajoutée ».

L’objectif de ce projet a été de tester les effets de l’ajout d’un hydrolysat de crevette dans une formulation de moulée sur la croissance et la pigmentation de la chair chez le saumon atlantique. En plus d’être une excellente source d’astaxanthine naturelle (600 mg/kg), cet ingrédient innovateur est également riche en protéines (70 %) et en lipides (16 %). Trois moulées ont donc été testées, soit : 1) une moulée contrôle sans pigment, 2) une moulée à base d’hydrolysat de crevette, et 3) une moulée contrôle contenant une source d’astaxanthine artificielle ajoutée.

Avr. 2009 – Mars 2014

Financement : Agence de promotion économique du Canada Atlantique (APECA) – Fonds d’innovation de l’Atlantique (FIA) co-Financement : Institut de recherche sur les zones côtières Inc. (IRZC)

nom du responsable : Sébastien Plante (UMCS)

Équipe du projet : Sébastien Plante (UMCS); Jacques Gagnon, Nadia Tchoukanova (IRZC)

collaborateurs : France Béland (IRZC); Mary McNiven (UIPE)

Contact : sebastien.plante@umoncton.ca

Mesure de la couleur d’un filet de saumon

Mise en place d’une technologie d’aquaculture

Newfoundland Aqua Services Ltd. (NAS) a entrepris un projet pilote visant à examiner des technologies de substitution et à donner des renseignements sur la mise en place d’une installation commerciale terrestre de lavage de filets, afin de servir la pisciculture de Coast of Bays à Terre-Neuve-et-Labrador. Le projet pilote a permis d’évaluer deux des principaux éléments de la technologie (c.-à-d., laveuse à tambour, système de filtrage).

Dans d’autres régions où les activités de pisciculture sont importantes, les activités de lavage de filets ont été déplacées vers des sites terrestres pour atténuer les risques en matière de biosécurité. Récemment, NAS a examiné les pratiques de nettoyage de filets en Norvège, au Nouveau-Brunswick et en Colombie-Britannique et planifie la mise en place d’un dispositif terrestre de nettoyage des filets dans la région de Coast of Bays, à Milltown, Terre-Neuve-et-Labrador.

NAS a décidé d’acquérir une grande laveuse à tambour, d’une capacité de 30 m³, ainsi qu’un système de poche sous vide qui imprègne les filets uniformément d’un revêtement antisalissure puis en retire l’excédent par aspiration. La technologie de poche sous vide, récemment mise au point en Norvège, sera utilisée pour la première fois dans des installations aquacoles d’Amérique du Nord.

Avr. 2011 – Déc. 2012

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : Agence de promotion économique du Canada Atlantique (APECA)

nom du responsable : Boyd Pack (Newfoundland Aqua Service Ltd.)

Équipe du projet : Ann Strickland, Owen Cox (Newfoundland Aqua Service Ltd.)

Contact : boydpack@newfoundlandaqua.com

www.newfoundlandaqua.com

Imprégneuse

Innovation en matière de séchage des filets dans le domaine des services à l’aquaculture

Ce projet fait partie d’une initiative pluriannuelle visant à supprimer le nettoyage de filets dans l’océan par la construction d’une installation terrestre fermée. Newfoundland Aqua Service Ltd. (NAS) a adopté une démarche structurée visant à évaluer et à adapter les meilleures technologies pour chaque élément opérationnel de l’installation commerciale terrestre. C’est-à-dire le lavage des filets, la désinfection, la gestion des déchets solides et liquides ainsi que le séchage.

Après le processus de nettoyage et de désinfection, les filets sont traités avec un revêtement antisalissures marines à base de cuivre et séchés avant leur réutilisation. Auparavant, l’entreprise utilisait une méthode naturelle pour faire sécher les filets. Elle les accrochait à l’extérieur, sur de grands poteaux, ou utilisait des ventilateurs électriques dans un bâtiment destiné au séchage. Cette méthode, qui est aussi utilisée ailleurs, est lente et dépend des conditions météorologiques. De plus, elle ne convient pas aux exigences et aux échéances des clients.

NAS a examiné les technologies de séchage et a collaboré étroitement avec Geo-Xergy Systems Inc., une société de Winnipeg. Newfoundland Aqua Service Ltd. compte employer une source géothermique de chaleur dans le processus de séchage. La technologie de Geo- Xergy est un processus de séchage des filets traités rentable et sans danger pour l’environnement.

L’initiative est une composante fondamentale des plans de biosécurité de l’industrie et un élément stratégique des infrastructures du secteur privé nécessaires à la salmoniculture.

Avr. 2012 – Mars 2013

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM)

nom du responsable : Boyd Pack (Newfoundland Aqua Service Ltd.)

Équipe du projet : Boyd Pack, Ann Strickland, Owen Cox (Newfoundland Aqua Service Ltd.)

collaborateurs : Geo-Xergy Systems Inc.

Contact : boydpack@newfoundlandaqua.com

www.newfoundlandaqua.com

Formation sur les systèmes de gestion environnementale pour les coordonnateurs en recherche et développement afin de permettre la certification de l’industrie aquacole

Selon la plupart des normes actuelles ou à venir, le niveau d’organisation des systèmes administratifs et de tenue de dossiers dans les petites et moyennes exploitations aquacoles, qui forment la majeure partie du secteur au Canada atlantique, n’est pas assez avancé pour que celles-ci puissent être certifiées par un tiers. La nécessité de mettre ce genre de système en œuvre et de le faire vérifier par un consultant-vérificateur représenterait une lourde charge financière pour ces entreprises. Ce projet vise à combler cette lacune technique et à alléger le coût en recourant à des coordonnateurs de la recherche et du développement (CRD) en tant que ressources techniques qualifiées, disponibles sans frais ou à un faible coût pour les membres des associations.

Il incombe aux CRD de jouer le rôle de ressources scientifiques et techniques pour les membres des associations. Ce projet vise à renseigner les coordonnateurs sur la norme ISO 14001, relative aux systèmes de gestion environnementale, et sur les mécanismes de certification dont l’industrie dispose à l’heure actuelle. ISO 14001 est un ensemble de normes internationales pour l’élaboration de systèmes de gestion environnementale et de programmes de vérification à l’appui; c’est la norme sur laquelle reposent la plupart des mécanismes de certification par les tiers. Cette formation basée sur la norme ISO donnera aux coordonnateurs l’expertise dont ils ont besoin pour aider l’industrie à adopter les méthodes de travail de bureau nécessaires, puis à les évaluer ou à les vérifier en fonction de diverses normes de certification avant la véritable certification, afin de découvrir les lacunes qui doivent être corrigées.

Avr. 2011 – Mars 2012

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : Province de l’Île-du-Prince-Édouard; Province de la Nouvelle-Écosse; Province de Terre-Neuve

nom du responsable : Peter Warris (PEIAA)

Équipe du projet : Peter Warris (PEIAA); Danielle Goodfellow (AANS); Darrell Green (NAIA)

collaborateurs : Global Trust Consultants

Contact : rd@aquaculturepei.com

www.aquaculturepei.com

Faire de la caméline la prochaine plante oléagineuse canadienne

Camelina sativa (caméline cultivée) est une plante ancienne actuellement étudiée aux fins de remplacement partiel des farines et des huiles de poisson dans les aliments piscicoles. Il s’agit d’un projet pancanadien qui examine plusieurs aspects et utilisations de la plante. La région de l’Atlantique est responsable de l’étude des applications potentielles en aquaculture.

Le projet évalue les effets de la caméline dans le régime alimentaire des poissons en se basant sur leur rendement et leur santé. Des essais sur la digestibilité des régimes contenant des sous-produits de caméline ont été effectués pour la morue de l’Atlantique, la truite arc-en-ciel et le saumon atlantique. Des essais avec des menus intégrant de la farine ou de l’huile de caméline à divers degrés ont été effectués sur la morue et la truite arc-en-ciel, et un essai sur le saumon a commencé en août 2012. Les résultats ont démontré la tolérance de la truite et de la morue à un remplacement complet ou partiel de l’huile de poisson par de l’huile de caméline et une tolérance à diverses teneurs de farine de caméline dans leur alimentation. On procède actuellement à l’analyse biochimique des lipides et l’analyse génomique des tissus des poissons qui ont fait l’objet des essais.

Le projet progresse bien et fournira des renseignements sur le rendement des poissons soumis à un régime alimentaire contenant de la caméline. Ces renseignements peuvent être utiles à l’industrie aquacole afin de définir les niveaux optimaux de caméline dans l’alimentation des poissons.

Juin 2010 – Juin 2014

Financement : Agence de promotion économique du Canada Atlantique (APECA) – Fonds d’innovation de l’Atlantique (FIA) co-Financement : Principal organisme de financement Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) – Programme d’innovation en matière de bioproduits agricoles; Atlantic oilseed processing Ltd; Université de l’État du Colorado; Université Giessen; Genome Atlantic; Genome Prairie; Université Mémorial de Terre-Neuve (MUN) – Centre des sciences océaniques (OSC); Minas Seed; Faculté de l’Agriculture (U. Dalhousie); Nova Scotia Agricultural College; Province de la Nouvelle-Écosse – Department of Agriculture/Department of Fisheries and Aquaculture; Province du Nouveau-Brunswick – Ministère de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick (MAAP); Province de la Saskatchewan – Ministry of Agriculture; Saskatchewan Canola Development Commission; The Research and Development Corporation of Newfoundland and Labrador (RDC); Cooke Aquaculture Inc.

nom du responsable : Isobel Parkin, Claude Caldwell

Équipe du projet : Matt Rise, Chris Parrish (MUN); Derek Anderson (U. Dalhousie); Dwayne Hegedus (AAC)

Contact : sking@genomeatlantic.ca

www.camelinaproject.ca

Nourriture de saumoneaux contenant de la caméline

Nouvelles technologies antisalissures

Le Centre de recherche sur les salissures de l’Université St-François-Xavier compte une équipe pluridisciplinaire qui travaille à la recherche de solutions rentables et écologiques afin de gérer les salissures biologiques. Notre but est de concevoir des surfaces résistantes aux salissures et de prouver leur efficacité lorsqu’elles sont submergées dans l’océan, en visant plus précisément la réduction des salissures dans les eaux froides tempérées. Notre équipe comprend une expertise en matière de dynamique moléculaire de biofilms, ainsi qu’en matière de microorganismes, de biomécanique, de biologie marine larvaire et d’expérimentation sur le terrain. Nous utilisons une gamme de techniques pour étudier tant les moyens chimiques que physiques pouvant réduire le développement des communautés de salissures ou favoriser leur libération. Nous visons à l’heure actuelle des moyens de dissuasion contre les tuniciers envahissants (ascidies).

Avr. 2011 – Mars 2013

Financement : Encana co-Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)

nom du responsable : Truis Smith-Palmer (StFX)

Équipe du projet : Cory Biship, Edwin DeMont, Darren Derksen, Lori Graham, David Pink, Russell Wyeth (StFX)

Contact : tsmithpa@stfx.ca

sites.stfx.ca/biofouling/

Tuniciers envahissants adhérant à une structure expérimentale submergée

Dimensions historiques et sociales de la salmoniculture

La salmoniculture a été l’un des principaux sujets en recherche environnementale depuis plus de deux décennies. Pour ce projet, j’utilise les outils de l’histoire de la science, la science environnementale et les études technologiques pour expliquer comment la recherche s’est développée dans ce domaine et les rôles qu’elle a joués lors des débats publics concernant cette industrie. De nombreux autres objectifs spécifiques sont aussi visés dans le cadre du projet.

En premier lieu, j’entends rédiger l’historique environnemental de la salmoniculture. Cet historique étudiera les rapports entre la recherche scientifique et les dimensions environnementales, sociales et politiques de cette industrie en pleine évolution.

En deuxième lieu, j’examine la façon dont les diverses institutions engagées dans la recherche environnementale, soit les gouvernements, les universités, l’industrie et les organisations d’intérêt public, ont façonné les priorités et les résultats de la recherche de même que l’application de ces résultats.

En troisième lieu, j’examine les mouvements de la connaissance scientifique relativement à la salmoniculture entre les diverses installations de recherche au Canada, en Norvège, en Irlande et en Écosse.

En quatrième lieu, j’examine les perspectives d’avenir d’une science efficace, en mesure de contribuer à la résolution des controverses visant cette industrie.

Bien que ce projet examine tout l’éventail de la science environnementale en lien avec la salmoniculture, et une attention particulière est portée à la recherche sur le pou du poisson.

Juin 2007 – Juil. 2014

Financement : Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) co-Financement : Genome BC

nom du responsable : Stephen Bocking (U. Trent)

Contact : sbocking@trentu.ca

people.trentu.ca/sbocking/Bocking-Salmon.html

Une exploitation salmonicole

Appuyer et faire progresser les principales normes et initiatives de certification canadiennes dans le domaine de l’aquaculture

Ce projet, dirigé par l’Alliance de l’industrie canadienne de l’aquaculture (AICA), vise à tester la mise au point d’un modèle de certification crédible et pertinent qui serait appliqué à tous les secteurs intéressés de l’industrie aquacole canadienne, afin de garantir aux acheteurs et aux consommateurs que les poissons et fruits de mer d’élevage ont été produits dans le respect de l’environnement et selon des pratiques de gestion exemplaires en matière de sécurité et de qualité des aliments. Ce modèle cherche à mesurer de manière exhaustive le rendement de l’industrie et des exploitations pour établir une certification de gestion responsable de l’aquaculture en fonction des critères fixés par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (ONUAA).

Les précédents projets de l’AICA financés par le Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) ont promu avec succès la compréhension, le dialogue et le renforcement des capacités pour toutes les parties et ont particulièrement accéléré la préparation de l’industrie canadienne à l’adoption de programmes de certification par des organismes tiers. Ces projets appuient directement les efforts déployés en permanence par l’AICA en vue de bâtir l’excellence canadienne dans ces thèmes importants pour l’accès aux marchés. Grâce au soutien du PIAAM, l’AICA est heureuse d’avoir pu aider de nombreuses entreprises soucieuses de sans cesse améliorer leur fonctionnement et intéressées par la certification d’un organisme tiers. Les précédents projets d’analyse comparative ont été d’une pertinence directe pour les activités actuelles, particulièrement pour l’initiative de l’AICA consistant à tester un modèle de certification de gestion responsable de l’aquaculture conforme aux critères de l’ONUAA.

Avr. 2012 – Mars 2013

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM)
co-Financement : Association de l’industrie de l’aquaculture à Terre-Neuve (NAIA); Association de l’aquaculture du Nord de l’Ontario (NOAA); Alliance de l’aquaculture à l’Île-du-Prince-Edward (PEIAA); Association des salmoniculteurs de la Colombie-Britannique (BCSFA); Association des pisciculteurs du Canada Atlantique (ACFFA)

nom du responsable : Ruth Salmon (AICA)

Équipe du projet : Dave Garforth, Cormac O’Sullivan, Peter Marshall (Global Trust Certification Ltd.); Derek Leebosh (Environics Research)

collaborateurs : Forum canadien sur les normes de l’aquaculture (FCNA)

Contact : ruth.salmon@aquaculture.ca

Élaboration d’un processus de production de biodiesel à partir de microalgues à l’aide de perméat de lactosérum de fromage

La réduction du coût de l’huile brute de microalgues permettrait à un nouveau concurrent de faire son entrée sur le marché des combustibles fossiles, et contribuerait à limiter la quantité de dioxyde de carbone (CO2) émise dans l’atmosphère. Cette réduction doit être initiée par l’élaboration de nouveaux processus industriels permettant de diminuer les coûts associés à la production en masse d’huile de microalgues. Bien que le fait de produire une biomasse de microalgues conjointement à des activités d’assainissement des eaux usées soit considéré comme une manière peu coûteuse de produire de la biomasse, de nombreux facteurs nuisent grandement à la croissance et à la productivité. Les présents travaux visent à évaluer une autre façon de procéder à la production de biodiesel à base de microalgues qui utiliserait l’un des principaux produits dérivés de l’industrie du fromage, le lactosérum. Au moyen de l’équipement industriel déjà disponible dans cette industrie, il est possible de prétraiter rapidement le lactosérum afin de produire du lactose concentré et purifié. On présente des résultats prometteurs quant à l’utilisation d’une souche de microalgues qui croît sur le lactose dans des conditions hétérotrophes/mixotrophes dans le cadre d’un processus industriel qui la convertirait en huile de microalgues. Les profils lipidiques des cellules de microalgues aux différentes étapes de la croissance peuvent également faire l’objet d’une étude afin d’assurer la production d’un biodiesel aux propriétés adéquates.

Sept. 2010 – Jan. 2014

Financement : Fonds de recherche Nature et technologies du Québec (FQRNT); Ressources Aquatiques Québec (RAQ)

nom du responsable : Jean-Michel Girard (U. Sherbrooke)

Équipe du projet : Nathalie Faucheux, Michèle Heitz (U. Sherbrooke); Réjean Tremblay, Jean-Sébastien Deschênes (UQAR)

collaborateurs : Fran Hansen (PEI Shellfish Association)

Contact : Jean-Michel.Bergeron.Girard@USherbrooke.ca

Mesure de la croissance microalgale

FishProbio : une stratégie alternative durable et efficace pour prévenir les infections opportunistes majeures chez les Salmonidae

Au Canada, l’aquaculture d’eau douce est un secteur en pleine croissance, dominé par la production des Salmonidae. La production de masse favorise l’apparition de maladies, lesquelles induisent de lourdes pertes économiques. Or, l’utilisation d’antibiotiques pour contrôler les bactérioses est sérieusement remise en question due à la persistance dans les organismes et l’environnement ainsi qu’à la sélection de pathogènes résistants. Il est urgent de développer des stratégies de prévention et de traitement efficaces et innocuitaires, tout en maintenant la viabilité économique du secteur. L’approche probiotique répond incontestablement à ces critères. Nous avons choisi comme modèle l’omble de fontaine (Salvelinus fontinalis), l’espèce la plus exploitée au Québec. Notre stratégie expérimentale est de prélever des bactéries naturellement présentes sur le mucus cutané de poissons sains. Les premiers résultats de notre approche montrent que sept bactéries issues du microbiome cutané du poisson exercent une forte compétition in vitro contre deux pathogènes opportunistes (c.-à-d., Flavobacterium columnare, F. psychrophilum), ce qui en fait des candidats probiotiques très prometteurs. Nous avons testé avec succès l’efficacité curative du meilleur candidat probiotique dans une expérience in vivo. Des poissons infectés ont été traités par l’ajout quotidien du probiotique. Ce traitement a amélioré la survie des poissons de 54 à 86 % par rapport aux bassins contrôles (poissons infectés, sans traitement probiotique).

Jan. 2008 – Déc. 2012

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) programme stratégique; Société de recherche et de développement en aquaculture continentale Inc. (SORDAC); Ressources Aquatiques Québec (RAQ); Aquaculture Forestville; Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) – Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER)

nom du responsable : Nicolas Derome (U. Laval)

Équipe du projet : Sébastien Boutin, Louis Bernatchez (U. Laval); Céline Audet (UQAR)

collaborateurs : Fran Hansen (PEI Shellfish Association)

Contact : nicolas.derome@bio.ulaval.ca

Digestion anaérobie des abats de poissons et de la sciure de bois

La digestion anaérobie est une option attrayante pour la gestion du fumier et des déchets en raison de la possibilité de digérer les résidus agricoles et industriels tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, en atténuant les agents pathogènes et les odeurs, et en augmentant la quantité d’éléments nutritifs ionisés dans la matière digérée. Dans le cadre de cette étude, on mettra à l’essai cette option en étudiant la digestion d’abats de poisson et de sciure de bois à l’aide de digesteurs (c.-à-d., des microorganismes qui dégradent les matières biodégradables) ayant une capacité de 20 L, selon deux stratégies opérationnelles. Les études réalisées à l’aide de digesteurs seront axées sur l’optimisation de la production de biogaz ou de méthane en modifiant les taux des charges organiques, le ratio d’abats de poissons et de sciure de bois, et la technique d’alimentation (c.-à-d., par lots ou en semi-continu). Les rendements en biogaz et méthane établis dans le cadre de cette étude seront utilisés pour évaluer la faisabilité d’un système à échelle réelle en ce qui concerne les avantages économiques et le rendement.

Déc. 2011 – Mars 2013

Financement : MPO – Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) co-Financement : Meeker’s Aquaculture

nom du responsable : Doug Geiling (MPO)

Équipe du projet : Richard Moccia, David Bevan, Anna Crolla (U. Guelph)

collaborateurs : Mike Meeker (Meeker’s Aquaculture)

Contact : Doug.Geiling@dfo-mpo.gc.ca

Développement d’une moulée aquacole pour l’élevage de larves de homard aux fins d’ensemencement en milieu naturel

Depuis 2002, Homarus Inc., une entreprise sans but lucratif gérée par l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), collabore avec l’Institut de recherche sur les zones côtières Inc. (IRZC) dans le but d’assurer une production de post-larves de homard aux fins d’ensemencement en milieu naturel. Jusqu’à présent, les techniques aquacoles sont en place et permettent de produire plus de cent mille post-larves par année. Les coûts de production des larves restent toutefois encore relativement élevés. Il n’existe à ce jour aucune moulée parfaitement adaptée à l’élevage de larves de homard américain. Par conséquent, les larves de homard produites en écloserie sont nourries d’un régime tri-mix composé d’artémies congelées, de flocons commerciaux d’artémies et d’ArteMac™. Ces produits sont toutefois coûteux, difficiles à obtenir (requièrent une importation), et doivent être maintenus en congélation jusqu’à leur utilisation. Il y a donc un besoin imminent de développer un régime sec et pratique pour les larves de homard. L’objectif de cette recherche est donc de développer une moulée sèche pour les larves de homard qui répondrait à leurs besoins nutritionnels. En produisant une telle moulée, l’implémentation des techniques d’élevage de larves de homard au sein de l’industrie sera donc possible et grandement facilitée.

Avr. 2010 – Mars 2012

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) – Programme de subventions de recherche et développement coopérative (RDC) co-Financement : Homarus Inc.; Université de Moncton campus de Shippagan (UMCS); Université de Moncton campus de Moncton (UMCM); Institut de recherche sur les zones côtières Inc. (IRZC)

nom du responsable : Sébastien Plante (UMCS)

Équipe du projet : Marc Surette (UMCM)

collaborateurs : Martin Mallet (Homarus Inc.); Maxime Boudreau (UMCM); France Béland (IRZC)

Contact : sebastien.plante@umoncton.ca

Moulée expérimentale pour homard américain, un jeune stade de homard américain et des bassins expérimentaux

Code de pratique pour la gestion de l’environnement de la Colombie-Britannique

En raison de l’évolution rapide de l’industrie de l’aquaculture et du récent changement de gestion du gouvernement provincial et fédéral, l’association des conchyliculteurs de la Colombie-Britannique (BCSGA) a reconnu la nécessité de mettre à jour le code de pratique pour la gestion de l’environnement. Le premier code de pratique avait été acehevé en 2001, et même s’il s’agit d’un important projet de qualité, certains changements majeurs se sont produits dans l’industrie à l’échelle nationale au cours des dix dernières années et doivent maintenant être traités au moyen de la mise à jour du code de pratique pour la gestion de l’environnement. Fort de la collaboration des conchyliculteurs, des associations de l’industrie, des organismes de réglementation gouvernementaux et des autres groupes d’intervenants, ce plan englobera les meilleures pratiques accessibles et fournira aux éleveurs les outils pour qu’ils soient concurrentiels au niveau de l’économie mondiale tout en préservant les valeurs de durabilité canadiennes en tant qu’utilisateurs responsables de nos ressources océaniques.

Les résultats de ce projet pourront être mis en œuvre dans tout le Canada grâce à la communication, à toutes les associations aquacoles, des modèles et des résultats, afin de permettre la normalisation d’un code de pratique environnemental pour la conchyliculture qui sera examiné en détail et qui aura été établi à l’échelle locale.

Avr. 2012 – Mars 2013

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : Association des conchyliculteurs de la Colombie-Britannique (BCSGA)

nom du responsable : Matthew Wright (BCSGA)

Équipe du projet : Roberta Stevenson (BCSGA)

collaborateurs : Fanny Bay Oysters; Pentlatch Seafoods Ltd.; Odyssey Shellfish Ltd.; Georgia Straight; Alliance de l’industrie canadienne de l’aquaculture (AICA); Mac’s Oysters Ltd.; Lucky 7 Oysters; Island Sea Farms; Little Wing Oysters Ltd.; Island Scallops Ltd.

Contact : matt@bcsga.ca

Physiologie du poisson triploïde

La triploïdie est le seul outil de gestion actuellement disponible pour garantir la stérilité du poisson d’élevage. Les populations stériles peuvent présenter un avantage direct pour l’industrie, puisque les poissons sexuellement matures ont une chair de moins bonne qualité et une résistance inférieure aux maladies. La stérilité empêche aussi les poissons qui s’échappent de se reproduire à l’état sauvage. Toutefois, les triploïdes sont rarement utilisés en aquaculture à cause de leur rendement inférieur. Les globules rouges des triploïdes sont entre 40 et 50 % plus gros que ceux des diploïdes. Nous cherchons à savoir si cette modification de la taille des cellules et la réduction connexe de la surface cellulaire par volume unitaire a une influence sur le rendement des triploïdes. Par exemple, une augmentation de la taille des globules rouges pourrait affecter leur passage dans les capillaires étroits, et la réduction de la surface pourrait restreindre le transfert des ions ou l’échange gazeux du système respiratoire à travers la membrane cellulaire. Par conséquent, nous examinons actuellement la capacité des globules rouges des triploïdes à maintenir leur structure fondamentale et leur capacité à transporter les ions in vitro, et menons des expériences in vivo pour étudier le flux des globules rouges dans diverses conditions de contrainte thermique ou hypoxique. Nous avons choisi le poisson zèbre comme espèce modèle pour une partie de ces recherches étant donné la disponibilité des stocks comportant des globules rouges fluorescents et un marquage de l’endothélium de leurs vaisseaux sanguins. Les recherches seront ensuite élargies au saumon atlantique.

sept. 2012 – EN COURS

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) co-Financement : Fondation de l’innovation du Nouveau-Brunswick (FINB)

nom du responsable : Tillmann Benfey (UNB)

Équipe du projet : Chris Small, Nicole Nader, Bryan Crawford (UNB)

Contact : benfey@unb.ca

www.unb.ca/fredericton/science/biology/Faculty/Benfey.html

Micrographie confocale d’une section médiane d’embryon de poisson zèbre

Évaluation de la biodisponibilité de la méthionine et de la lysine à partir de diverses sources

Il est de pratique courante d’ajouter de la méthionine synthétique (Met) et/ou de la lysine (Lys) au régime alimentaire des animaux d’élevage terrestre à titre de supplément alimentaire pour répondre aux besoins nutritionnels en méthionine ou en lysine. La méthionine et la lysine sont produites et commercialisées comme suppléments alimentaires sous différentes formes, par divers fabricants. Il existe peu d’information sur la biodisponibilité des différentes formes de méthionine et de lysine destinées aux poissons.

Le présent projet comporte deux expériences distinctes de profils d’alimentation dose-effet, dans le cadre desquelles des concentrations croissantes d’acides aminés synthétiques expérimentales, soit trois sources de méthionine et deux sources de lysine, ont été administrées à des sujets juvéniles de truite arc-en-ciel pendant 12 semaines. La bio-efficacité relative des acides aminés doit être évaluée selon une méthode de dosage pente-ratio.

MAI 2012 – EN COURS

Financement : Evonik Industries AG, Allemagne co-Financement : Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales de l’Ontario (MAAARO)

nom du responsable : Christopher Powell, Dominique P. Bureau (U. Guelph)

Équipe du projet : Kabir Chowdhury (U. Guelph)

collaborateurs : Andreas Lemme (Evonik Industries)

Contact : dbureau@uoguelph.ca, cpowell@uoguelph.ca

Répercussions de la conchyliculture sur la végétation marine

La végétation marine, comme les graminées marines et les algues, forme la base de nombreux écosystèmes sublittoraux et est considérée comme un habitat essentiel pour un grand nombre d’espèces importantes du point de vue écologique et économique. La conchyliculture peut avoir un impact sur la végétation marine de diverses façons  : en nettoyant les particules de déchets qui étouffent la végétation, en augmentant la limpidité de l’eau, laquelle influe à son tour sur la pénétration de la lumière (et favorise la croissance de la végétation marine), et par l’eutrophisation (favorisant la croissance d’épiphytes qui entrent en concurrence avec les phanérogames marines). La gamme des effets de la conchyliculture peut être complexe. Or, notre compréhension des interactions entre ces effets est limitée. La détermination de l’impact que les élevages de mollusques peuvent avoir sur la végétation marine a été identifiée comme un domaine de recherche prioritaire dans la région du Pacifique.

Le détroit de Baynes, en Colombie-Britannique, est une zone où l’on pratique la conchyliculture de façon intensive. Il s’agit donc d’un endroit idéal pour mener cette recherche. En outre, des données ont déjà été recueillies pendant plusieurs années sur l’océanographie ainsi que sur les communautés planctoniques et benthiques du détroit de Baynes. Dans le cadre de ce projet, on évaluera des changements au niveau de la végétation marine et des communautés qui y sont associées, notamment en mesurant la biomasse relative de chaque niveau trophique (c.-à-d., herbivores, prédateurs, invertébrés et poissons) ainsi qu’un gradient d’effets liés à la conchyliculture intensive. Cette approche permettra d’obtenir une évaluation rapide des effets pouvant être induits par les activités de conchyliculture au niveau de l’écosystème.

Avr. 2012 – Mars 2013

Financement : MPO–Programme de recherche sur la réglementation de l’aquaculture (PRRA)

nom du responsable : Hannah Stewart (MPO)

Équipe du projet : Terri Sutherland, Beth Piercey (MPO)

collaborateurs : Steve Katz (NOAA)

Contact : Hannah.Stewart@dfo-mpo.gc.ca

Encapsulation de mousse de polystyrène pour l’aquaculture canadienne

Ce projet de démonstration permettra d’encapsuler des flotteurs en mousse vaporisée dans un contenant en plastique peu coûteux pouvant être utilisé en mer, d’accroître la durée de vie de l’équipement et de réduire la pollution liée à l’aquaculture dans les milieux marins qui peut être causée par la décomposition de la mousse de polystyrène. Ce projet vise à lutter contre une problématique liée à l’élevage des mollusques et crustacés depuis plusieurs années.

La mousse de polystyrène est utilisée depuis longtemps par les aquaculteurs pour obtenir des flotteurs légers et peu coûteux. Ces flotteurs comportent toutefois des inconvénients  : le soleil et la saumure les décomposent en particules inorganiques microscopiques qui sont dispersées par le vent et la marée.

L’encapsulation des flotteurs en mousse de polystyrène dans une coque en plastique solide résistant à l’eau de mer, au moyen de la technique CASE (Canadian-Aquaculture-Styrofoam®-Encasement), peut prolonger leur durée de vie de plusieurs décennies et mettre fin à la décomposition des billes de polystyrène dans la colonne d’eau et sur les plages.

L’aspect le plus intéressant du projet est le faible coût des opérations de toutes tailles. La conjugaison d’un investissement du Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) à des investissements de l’industrie permettra de mettre au point et d’adopter cette solution novatrice, de façon à accroître le rendement environnemental des radeaux utilisés pour l’élevage de mollusques et crustacés ainsi qu’à limiter les déchets de l’aquaculture. Ainsi, la santé des écosystèmes aquatiques canadiens sera mieux protégée et l’aquaculture plus durable.

Avr. 2012 – Mars 2013

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : West Coast Spray Foam

nom du responsable : Julia Rendall (Bee Islets Growers Corp.)

Équipe du projet : John Shook, Bob Tracy, Roy Tippenhauer, Sandra Wood (Bee Islets Growers Corp.)

Contact : jumarcortes@msn.com

Une méta-analyse des besoins en acides aminés essentiels du poisson

Les aliments aquacoles sont formulés en vue de favoriser la croissance et la santé des poissons, tout en réduisant au minimum le coût des aliments et les répercussions environnementales. Pour atteindre une efficacité optimale, il faut avoir une connaissance précise des besoins nutritionnels, y compris des acides aminés essentiels. De nombreuses études ont révélé une grande variabilité dans les estimations des besoins en acides aminés essentiels entre les diverses espèces de poissons et au sein d’une même espèce. L’établissement d’une base de données uniformisée au moyen de données tirées d’études publiées portant sur les besoins en acides aminés essentiels des poissons et une méta-analyse effectuée à partir de cette base de données a servi de fondement à la présente étude. L’étude avait principalement pour objectifs d’estimer les besoins en acides aminés essentiels de différentes espèces de poissons et d’identifier les sources de variabilité dans les estimations. Nous avons déterminé que plus de 250 études ont été menées sur les besoins en acides aminés essentiels des poissons. Cependant, moins de 25 % de ces études répondaient aux critères de qualité requis pour la base de données et la méta-analyse. Les données ont également révélé la grande fragmentation des connaissances en ce qui concerne les besoins en acides aminés essentiels, puisque seulement quelques espèces importantes du point de vue commercial y sont représentées et que le travail ayant porté sur plusieurs des acides aminés essentiels est très limité. La méta-analyse a révélé l’importance essentielle de l’utilisation de méthodes expérimentales appropriées. De nombreuses expériences n’établissaient pas clairement la relation dose-effet et ne permettaient pas d’obtenir une estimation précise des besoins. Enfin, la présente étude indique également qu’il est primordial de fournir des données de base comme le poids du sujet vivant, la durée de l’expérience, la température, et la composition du régime alimentaire. Sans ces paramètres, les résultats des diverses études ne peuvent être uniformisés, ce qui entraîne une perte des connaissances.

Août 2009 – Déc. 2011

Financement : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)

nom du responsable : Guillaume P. Salze, Dominique P Bureau (U. Guelph)

collaborateurs : Margaret Quinton (U. Guelph)

Contact : dbureau@uoguelph.ca

Représentation schématique des études de l’alimentation pertinentes

Évaluation du crabe vert d’Europe comme substitut de la farine de poisson pour nourrir les salmonidés d’élevage

Ce projet a comme objectif de fournir des données préliminaires pour adapter une approche de pêche visant à atténuer deux préoccupations croissantes; soit la gestion d’espèces envahissantes non indigènes, et l’exploitation de plus en plus coûteuse des poissons sauvages utilisés dans les diètes commerciales des industries aquacoles. Ce projet fournira des données sur les prises qui seront utilisées pour dresser un plan de pêche permettant de contrôler une espèce nuisible ainsi que de produire un ingrédient alimentaire pouvant remplacer en partie la farine de poisson sauvage dans les diètes commerciales administrées aux saumons dans la région des Maritimes. Le crabe vert d’Europe, une espèce exotique envahissante qui nuit à plusieurs pêches commerciales et écosystèmes à l’Î.-P.-É., constitue un substitut possible de la farine de poisson en raison de sa teneur élevée en protéines et en caroténoïdes.

MAI 2012 – MAI 2013

Financement : Innovation PEI

nom du responsable : Sophie St-Hilaire (UIPE)

Équipe du projet : Mary McNiven, Pablo Quijon, Jeff Davidson (UIPE)

collaborateurs : Fran Hansen (PEI Shellfish Association)

Contact : Ssthilaire@upei.ca

Création d’un système d’utilisation de déchets de poisson produisant deux produits  : de l’huile de poisson nutraceutique et de l’amendement biologique à base de résidus de poisson pour le sol

La société West Coast Fishculture Ltd., située à Lois Lake, en Colombie-Britannique, possède une installation de production de truites arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) qui comprend une écloserie, un système de grossissement et une usine de transformation. Avant d’entreprendre le présent projet, la société a déterminé plusieurs options visant à récupérer des produits de valeur commerciale à partir des déchets de la pisciculture et de la transformation. Ce projet a permis de développer ces idées depuis le concept jusqu’à la commercialisation. Ainsi, West Coast Fishculture Ltd. se démarque par ses efforts pour utiliser la totalité des poissons qu’elle produit, y compris la tête, les entrailles et les parties restantes.

Ce système d’utilisation de déchets procure les avantages suivants  : 1) il transforme uniformément la totalité des flux de déchets, 2) il extrait une huile de poisson de haute qualité qui peut servir de combustible et pourrait bientôt être approuvée pour des applications nutraceutiques; et, 3) il transforme tous les déchets restants en un amendement qui a obtenu une attestation biologique, lui offrant ainsi une valeur accrue sur le marché.

Le système est une solution de rechange viable sur le plan économique aux méthodes actuelles d’élimination des déchets de l’aquaculture telles que le compostage. Le système de gestion des déchets de la société lui permet de fabriquer des produits à valeur ajoutée à partir de ses flux de déchets d’une façon écologique et économique.

Ce projet de démonstration est un exemple de pisciculture durable comportant un système d’utilisation de la totalité des déchets. Pour cette raison, il représente une étape essentielle à la durabilité de l’aquaculture.

Avr. 2011 – Mars 2012

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : Agri Sea Biodiesel; CPI Pumps & Irrigation Inc.; Canadian Aqua Start; Little Wing Oysters Ltd.; Mac’s Oysters Ltd.; Nelson Island Sea Farms Ltd.; Taylor Shellfish Canada

nom du responsable : Bill Vandevert (West Coast Fish Culture Ltd.)

Équipe du projet : Bill Vandevert, Bill Ferris, John Christie, Ward Griffioen (West Coast Fish Culture Ltd.); Joan McKay (J. McKay Aquatech)

Contact : Westcoastfishculture@shaw.ca

www.simplyfish.ca

Système d’utilisation des déchets de poisson

Barrière de protection contre la prédation de la loutre de mer

À l’heure actuelle, peu d’information est disponible concernant les méthodes pour réduire les répercussions de la prédation des stocks des exploitations conchylicoles par la loutre de mer; puisqu’il s’agit d’un nouveau problème dans la plupart des zones d’exploitation aquacole de la côte ouest du Canada. La prédation constituera un problème de plus en plus important à mesure que l’aire de répartition des loutres de mer s’étendra vers des régions plus peuplées de la côte. Par exemple, les pertes pourraient atteindre de 80 % à 85 % du stock actuel d’une exploitation de palourdes japonaises sans protection contre la prédation. De telles pertes compromettraient évidemment la viabilité commerciale des exploitations.

Nootka Sound Shellfish Ltd. a l’intention de développer, de tester et d’évaluer de nouvelles barrières de protection contre la prédation des palourdes japonaises par les loutres de mer, qui constitue une menace grave pour la côte nord du Pacifique et le nord de l’île de Vancouver. Les experts signalent qu’il s’agit d’un problème grandissant et considérable pour les conchyliculteurs. Les loutres de mer consomment jusqu’à 40 % de leur poids corporel par jour. Une population croissante représente donc une menace pour la réussite à long terme des exploitations conchylicoles situées dans les mêmes régions. Pour contrer cette menace, Nootka Sound Shellfish Ltd. se chargera de concevoir et d’essayer un système formé de deux filets en nylon et en polypropylène pour protéger son exploitation contre les loutres, ce qui permettra d’augmenter la productivité en limitant la prédation sans mettre en péril la population de loutres.

Avr. 2012 – Mars 2013

Financement : MPO – Programme d’innovation en aquaculture et d’accès au marché (PIAAM) co-Financement : Pacific Net & Twine; Summer Breeze Aquaculture Products; Harbour Chandler

nom du responsable : Kevin Vautier (Nootka Sound Shellfish Ltd.)

Équipe du projet : Kevin Vautier (Nootka Sound Shellfish Ltd.)

collaborateurs : Association des conchyliculteurs de la Colombie-Britannique (BCSGA); MV Uchuck III

Contact : nss@island.net