R et D en aquaculture au Canada de 2009

Poissons dulcicoles

Des chercheurs quantifient les flux d’éléments nutritifs des établissements piscicoles en eau douce

Le risque perçu de modification de l'état trophique des lacs limite le développement de l'aquaculture d'eau douce au Canada à l'heure actuelle. Cette perception perdure malgré que la surveillance étroite des incidences sur l'environnement des fermes piscicoles exploitées dans le chenal Nord depuis plus de 20 ans n'ait jamais révélé une augmentation décelable des teneurs en éléments nutritifs. Parallèlement, les connaissances scientifiques solides sur les effets potentiels de l'aquaculture sur le milieu récepteur d'eau douce et les sédiments sont insuffisantes.

La charge organique provenant des fermes d'élevage du poisson en cages vient accroître la concentration totale d'éléments nutritifs dans les sédiments; elle peut également accroître la concentration des formes solubles qui peuvent être libérées dans l'eau sus-jacente. Le devenir de ces éléments nutritifs (sont-ils enfouis ou libérés dans la colonne d'eau?) et les facteurs le régulant dans les sédiments souillés de déchets d'aquaculture sont toutefois mal compris. Des chercheurs mènent des études afin de quantifier les effets de la chimie des sédiments et de la température de l'eau sur les taux de libération des éléments nutritifs contenus dans des sédiments souillés de déchets d'aquaculture.

Durée: mars 2007 – mars 2008
Financement: PCRDA-MPO Cofinancement: Aqua-cage Fisheries Ltd.
Équipe de projet: Paula Azevedo (MPO), Cheryl Podemski (MPO), Robin Anderson (MPO), Gord Cole (Aqua-cage Fisheries Ltd.)
Information: Paula Azevedo ( Paula.Azevedo@dfo-mpo.gc.ca)

Mesure des flux d'azote et de phosphore in situ

Une équipe de l’Ontario étudie le devenir des truites arc-en ciel qui s’évadent d’enclos

Campagne sur le terrain dans le chenal 
Nord à l’été 2008. (Photo : K. Boulton)

Dans le chenal Nord du lac Huron, les truites arc en ciel d’élevage sont marquées avant d’être libérées pour imiter les cas d’évasion à petite et à grande échelle. En relâchant un faible nombre de truites arc-en-ciel d'élevage munies d'émetteurs de télémesure, les chercheurs espèrent établir l'étendue spatiale des déplacements des évadés et leur potentiel d'interaction avec des espèces de poissons indigènes d'après leur choix d'habitat.

À l’été 2008, l’équipe de recherche a relâché 20 truites arc en ciel d’élevage munies d’émetteurs de télémesure à deux fermes différentes. Les résultats préliminaires montrent que nombre d’évadés sont demeurés à proximité des fermes et que ces poissons sont vulnérables à la prédation et peuvent être capturés par des pêcheurs récréatifs.

Durant la campagne sur le terrain en 2009, les chercheurs prévoient étendre les activités de recherche en télémétrie et relâcher un grand nombre de truites arc en ciel d’élevage (1,000 à chaque ferme). Les données sur les poissons recapturés devraient permettre d’établir leur taux de croissance et de survie, des variables essentielles à la compréhension des incidences potentielles des évadés sur les pêches de poissons indigènes et les réseaux alimentaires.

Durée: juillet 2008 – mars 2011
Financement: PCRDA-MPO Cofinancement: Meeker’s Aquaculture Canada Inc., North Wind Fisheries Ltd.
Équipe du projet: Paul Blanchfield (MPO), Doug Geiling (MPO), Tom Johnston 
(U Laurentienne/MRNO), Kristen Patterson (étudiant à la maîtrise, U Manitoba), Lori Tate (MPO), Chris Wilson (U Trent/MRNO), Dan Glofcheskie (North Wind Fisheries Ltd.), Mike Meeker (Meeker’s Aquaculture Canada Inc.)
Information: Paul Blanchfield ( paul.blanchfield@dfo-mpo.gc.ca)

Évaluation de l’efficacité de milieux humides aménagés pour le traitement des effluents des fermes piscicoles terrestres

La protection des sources d'approvisionnement en eau potable est un axe d'intervention scientifique prioritaire en Ontario. Les réseaux aquatiques connaissent des charges croissantes d'éléments nutritifs, d'agents pathogènes et de contaminants nouveaux, tels les produits pharmaceutiques. Par conséquent, les fermes piscicoles terrestres doivent composer avec des règlements sur le rejet d'effluents de plus en plus rigoureux.

Les systèmes de traitement des eaux usées conventionnels utilisés à l'heure actuelle pour le traitement des effluents de l'aquaculture sont, sur le plan écologique et économique, coûteux à construire, à faire fonctionner et à entretenir; de plus, ils ont été conçus pour traiter une étroite gamme de paramètres. Les milieux humides aménagés se sont révélés efficaces pour ce qui est d'éliminer l'azote, le phosphore, les agents pathogènes et les contaminants nouveaux (produits pharmaceutiques et produits de beauté) ou d'en réduire les concentrations dans les effluents d'eaux usées. La plupart des recherches sur les marais d'épuration ont toutefois été menées en régions chaudes ou plus tempérées de zones équatoriales, des États-Unis et de l’Europe.

Les chercheurs croient que des milieux humides artificiels bien conçus peuvent donner satisfaction en régions froides également. Ce projet est ainsi une étape vers les recherches requises dans le but de valider les applications des milieux humides aménagés qui seraient ensuite soumises à la réglementation par le ministère de l'Environnement de l'Ontario, le ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales de l'Ontario et/ou le ministère des Affaires municipales et du Logement de l'Ontario par le biais du Code du bâtiment de l'Ontario.

Durée: mai 2007 – mars 2010
Financement: PCRDA – MPO Cofinancement: La Fondation Trillium de l’Ontario, Haliburton County Development Corporation
Équipe du projet: Brent Wootton (CF), Chris Metcalfe (U Trent), Robin Slawson (U Wilfrid-Laurier), Tom Pratt (MPO), Mark Williamson (CF), Stephen Thompson (CF), Scott Miles (CF), Kyla Greenham (Haliburton Hatchery), Karl Dickob (Fisheries and Aquaculture Enhancement Association)
Information: Brent Wootton ( bwootton@flemingc.on.ca)

La recherche contribue à la lutte contre la maladie des eaux froides dans les établissements de truiticulture de l’Ontario

La maladie des eaux froides est causée par la bactérie Flavobacterium psychrophilum et est particulièrement préoccupante dans les installations d'élevage en bassin allongé alimentées en eau souterraine. Des chercheurs se préparent à mener des essais d’autovaccins contre cette maladie. Pour que cette stratégie soit efficace, des recherches plus poussées sont toutefois nécessaires.

Les souches de F. psychrophilum présentes en Ontario doivent être identifiées. La caractérisation des conditions de croissance requises pour l’expression optimale de la virulence et des protéines immunogènes et la mise au point de systèmes efficaces de surveillance de la production sont nécessaires pour assurer que l’amélioration du rendement peut être évaluée.

L’équipe de recherche utilise la technique d’électrophorèse sur gels de polyacrylamide en deux dimensions pour comparer les conditions de culture qui influent sur l’expression des protéines de F. psychrophilum. Elle a réussi à identifier plusieurs protéines qui sont de bonnes candidates et elle examine un plus grand nombre de souches.

Ce projet a également comme objectif de produire des antisérums à ces protéines d’intérêt. Finalement, le projet comprend un essai de traitement dans le but de déterminer l’efficacité du florfénicol comme mesure thérapeutique pour parer aux effets de la maladie des eaux froides. Le florfénicol est utilisé dans le traitement des poussées de la maladie des eaux froides et semble efficace à court terme. Il reste toutefois à savoir si le traitement aux premiers stades de développement (< 1 g) peut résulter en des améliorations à long terme dans la santé du poisson et la productivité des fermes.

Durée: août 2007 – mars 2009
Financement: PCRDA-MPO Cofinancement: AquaCage Fisheries Ltd., Lyndon Fish Hatcheries, U Guelph
Équipe de projet: John S. Lumsden (U Guelph), Arman Yazdanpanah (U Guelph), Shohreh Hesami (U Guelph), Paul Huber (U Guelph), Doug Geiling (MPO), Gord Cole (AquaCage Fisheries Ltd.), Sean Pressey (Lyndon Fish Hatcheries)
Information: John Lumsden ( jsl@uoguelph.ca)

Outils de modélisation prédictive en appui des décisions de délivrance de permis d’aquaculture en eau douce

Installation d'un courantomètre dans le lac
Diefenbaker, en Saskatchewan. (Photo : H. Zanzerl)

Les organismes gouvernementaux responsables de la délivrance de permis d'aquaculture et de la réglementation de cette industrie ont besoin d'outils objectifs pour les aider à prendre des décisions. Le développement de tels outils bénéficierait également à l'industrie, car le principal facteur qui limite l'expansion de l'industrie en eau douce est l'accès à de nouveaux sites. Le manque d'outils pour estimer les conséquences écologiques des nouveaux sites a donné lieu à une approche très préventive et à un processus de demande de permis complexe et dispendieux et, en bout de ligne, a limité le développement de l'industrie.

L'aquaculture en cages pourrait avoir des incidences à grande échelle sur un écosystème lacustre. Les apports accrus de nutriments peuvent nuire à la productivité globale d'un tel écosystème, alors que les apports excessifs peuvent mener à l'eutrophisation. Cela peut avoir des conséquences indésirables comme des proliférations d'algues nuisibles, l'anoxie et la perte de biodiversité. Le dépôt de déchets solides sous les cages contribue à la demande accrue des sédiments en oxygène, et peut aussi nettement altérer la qualité de l'habitat benthique et la composition des communautés benthiques sous les cages et aux alentours.

Le projet de développement d’outils stratégiques comporte les cinq volets suivants: évaluation DEPOMOD, élaboration d’un modèle de dispersion des particules, élaboration d’un modèle des incidences benthiques, mise à l’essai des modèles de dispersion des particules et des incidences benthiques, et modélisation des effets écologiques.

Durée: juillet 2008 – mars 2012
Financement: PCRDA – MPO Cofinancement: Wild West Steelhead, MES, U Sask
Équipe du projet: Cheryl Podemski (MPO), Paula Azevedo (MPO), Dominique Bureau (U Guelph), Rob Tkach (MPO), Adam McFee (MPO), Doug Watkinson (MPO), David Ross (MPO), Peter Ashcroft (MES), John Geisey (U Sask), Dean Foss (Wild West Steelhead)
Information: Cheryl Podemski ( Cheryl.Podemski@dfo-mpo.gc.ca)

Mesure de l’efficacité de l’huile de cannelle comme agent antifongique chez la truite

Spores de Saprolegnia. (Photo : É. Proulx, A. Faille) (En médaillon ) Alevin infecté par Saprolegnia. 
(Photo : É. Boucher, É. Proulx)

Le champignon commun Saprolegnia parasitica est une « moisissure aquatique » qui infecte les œufs de poissons morts et se propage ensuite aux œufs sains. Il infecte également la vésicule vitelline et le tube digestif des alevins en début d’alimentation. Avec l’interdiction d'utilisation du vert de malachite, l’industrie salmonicole a un urgent besoin de nouveaux produits efficaces, peu coûteux et n’ayant pas d’effets négatifs sur le poisson, l’humain et l’environnement.

Certaines substances antifongiques d’origine naturelle semblent avoir les qualités recherchées. L’objectif du projet est de tester l’efficacité du cinnamaldéhyde, produit extrait de l’huile d’écorce de cannelier, sur le champignon (in vitro) ainsi que sur les œufs et les alevins d’omble de fontaine (S. fontinalis) et de truite arc-en-ciel (O. mykiss) par rapport au vert de malachite, au formol et au bronopol. Le projet vise également à mesurer l'impact du traitement (par bain ou par voie orale dans l’alimentation, selon les essais) sur le pourcentage d’éclosion des œufs ainsi que le pourcentage de malformation et de survie des alevins. La validation du traitement en pisciculture est également prévue.

Durée: avril 2006 – mars 2009
Financement: PCRDA – MPO Cofinancement: SORDAC, U Montréal, Pisciculture des Alléghanys Inc., Pisciculture de la Jacques-Cartier Inc.
Équipe du projet: Grant Vandenberg (U Laval), Pierre Belhumeur (U Montréal), Arianne Faille 
(U Montréal), Éric Boucher (PIDDAED), Émilie Proulx (U Laval), Daniel Proulx (U Laval), Richard Le Boucher (U Laval), Gabrielle Fortin, Marie-Ève Gervais, Amélie Potvin
Information: Grant Vandenberg ( Grant.Vandenberg@fsaa.ulaval.ca)

Des chercheurs augmentent l’alimentation progressive de la truite arc en ciel afin de réduire les rejets de phosphore

En pisciculture, le phosphore est un élément nutritif essentiel au développement des os et à la croissance et il provient presque entièrement de sources alimentaires. Le phosphore rejeté par les établissements piscicoles dans l’environnement provient principalement des aliments non consommés par les poissons ou du phosphore ingéré par les poissons qui dépasse les besoins physiologiques de ceux ci. L’aquaculture intensive peut générer des charges en phosphore qui contribuent à l’eutrophisation des plans d’eau récepteurs sensibles.

Il est possible de réduire ces rejets de phosphore en modifiant directement la biodisponibilité de cet élément et la composition des aliments pour poissons. Le premier objectif de l’équipe de recherche consiste à optimiser la composition d’un régime alimentaire pauvre en phosphore. Le deuxième objectif est de déterminer la séquence d’aliments pauvres en phosphore et à teneur suffisante en phosphore permettant de maximiser la croissance de la truite arc en ciel et de réduire au minimum les rejets de phosphore.

Les résultats de ce projet contribueront directement au développement durable de l’industrie aquacole canadienne. Ce type de régime alimentaire pourrait être aider les aquaculteurs à atteindre les objectifs de la Stratégie de développement durable de l’aquaculture en eau douce au Québec (STRADDAQ).

Durée: septembre 2008 – mars 2011
Financement: PCRDA-MPO Cofinancement: SORDAC, FQRNT, RAQ, PARI-CNRC
Équipe du projet: Grant Vandenberg (U Laval), Johanie Fournier (U Laval), Eric Boucher (PIDDAED), Emilie Proulx (U Laval), Joël de la Noüe (U Laval), Daniel Proulx (U Laval), Rémy Lambert (U Laval)
Information: Grant Vandenberg ( grant.vandenberg@fsaa.ulaval.ca)

Laboratoire règional des sciences aquatiques (LARSA)
(Photo : É. Boucher, D. Proulx)

Lancement de l’initiative canadienne d’aquaferme modèle au Manitoba

L’initiative canadienne d’aquaferme modèle (Canadian Model Aqua-Farm Initiative) comporte le développement et la construction d’un système commercial de pointe d’aquaculture en eau douce destiné à servir de fondement à une approche normalisée de production aquacole en eau douce. De plus, l’exploitation de cette première aquaferme modèle sera étroitement surveillée afin de documenter la performance économique et environnementale de sa conception. Le résultat prévu est un modèle pour une installation « clés en main » d’élevage en eau douce qui catalysera le développement d’une industrie de l’aquaculture en eau douce durable au Canada.

L’expansion du secteur de l’aquaculture en eau douce dépend de l’élaboration et de la mise en œuvre d’une approche stratégique pour produire les connaissances, les technologies et les pratiques requises pour relever les défis. Le développement d’un programme de ferme modèle terrestre est une initiative prioritaire du troisième plan d’action de l’industrie du Partenariat interprovincial pour le développement durable de l’aquaculture en eau douce inc (PIDDAED inc.).

En mars 2007, le PIDDAED a rassemblé un groupe d’experts canadiens et étrangers reconnus en conception, exploitation, gestion et réglementation de systèmes d’aquaculture terrestres pour développer le concept d’une aquaferme modèle canadienne.

L’aquaferme modèle canadienne sera une unité de production intégrant efficacement les dernières technologies en matière de stratégies de nutrition et d’alimentation, de gestion de la santé du poisson, de conception de l’infrastructure et de l’équipement, de la conservation et de l’utilisation de l’eau, du traitement et de la gestion des matières fécales, de gestion de la production, ainsi que de pratiques et normes opérationnelles. Tous ces facteurs réunis permettront d’optimiser la performance financière et environnementale. On s’attend à ce que la ferme modèle permettra d’établir des normes et les conditions de base se rattachant à la durabilité biologique, technologique, financière et environnementale de l’aquaculture.

Le Manitoba sera le lieu d’essai pilote de la permière aquaferme modèle canadienne. L’établissement de deux autres lieux d’essai pilote est prévu – un en Saskatchewan et l’autre en Alberta ou en Colombie-Britannique.

Durée: juillet 2008 – décembre 2011
Financement: PIAAM – MPO Cofinancement: MAFRI, PIDDAED, PCRDA - MPO, PARI - CNRC, Riddell’s Roasters Inc.
Équipe de projet : Daniel Stechey (Canadian Aquaculture Systems), Grant Vandenberg (U Laval), Jeff Eastman (MAFRI), Eric Boucher (PIDDAED), Bill Robertson (Centre des sciences de la mer Huntsman), Rudy et Leslie Reimer
Information : Daniel Stechey ( stechey@cogeco.ca)

De gauche à droite : Ferme modèle du Danemark. (Photo : G. Vandenberg)

Marché de la truite arc-en-ciel. (Photo : PIDDAED)

Des participants à un atelier commencent à étudier le développement d’un programme national d’élevage de géniteurs de truite arc en ciel

Pour que l’industrie de l’aquaculture en eau douce réalise son plein potentiel, il est nécessaire d’aborder de façon rationnelle le moratoire « non officiel » auquel elle fait face. Pour aller de l’avant en matière de développement durable, il faut se concentrer sur les activités de recherche, de développement et de transfert de technologies dans les domaines prioritaires qui limitent actuellement les progrès.

L’établissement d’un programme national d’élevage de géniteurs constitue une des priorités afin d’accroître le rendement de la truite arc en ciel, en ciblant particulièrement une amélioration du rendement en filets, une augmentation du taux de croissance et une amélioration de la tolérance aux conditions d’eau chaude.

Comme première étape dans ce processus, le Partenariat interprovincial pour le développement durable de l’aquaculture en eau douce inc (PIDDAED) a tenu un atelier sur la création d’un programme de sélection et d’élevage de la truite arc-en ciel au Canada. Cet atelier, tenu en février 2009, a réuni divers intervenants canadiens de l’industrie de l’élevage de la truite arc en ciel et des experts canadiens et étrangers en génétique pour établir des priorités. Il a également permis à des intervenants nouveaux et anciens de se réunir pour établir de nouveaux partenariats dans l’intérêt du futur programme national d’élevage de géniteurs.

Durée: janvier 2009 – mars 2009
Financement: Programme d’ateliers stratégiques – CRSNG Cofinancement: Plan d’action stratégique pour l’aquaculture du MPO, PCRDA-MPO, NOAA, PARI-CNRC
Équipe du projet: Rich Moccia (U Guelph), Grant Vandenberg (U Laval), Eric Boucher (PIDDAED), Karen Tracey (NOAA), Steve Naylor (MAAARO), David Bevan (U Guelph), Michael Burke (U Guelph)
Information: Rich Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)

De gauche à droite : Œufs et alevins vésiculés de truite (Photo : E Proulx)

Programme de sélection génétique (Photo : E. Proulx) (cliquez sur l'image pour l'élargie)

Modèles de prévision et niveaux d’éléments nutritifs déclencheurs

Prélèvement d’une carotte 
de sédiments. (Photo : B. Lalonde)

En Ontario, les Grands Lacs présentent des possibilités de croissance dans le secteur de l’aquaculture en eau douce. Mais les incidences environnementales perçues de cette industrie entravent son développement. La gestion environnementale durable des fermes d’élevage en cage est d’une importance capitale à la préservation de l’intégrité écologique des Grands Lacs. Les préoccupations d’ordre environnemental incluent, sans en exclure d’autres, l’impact des activités aquacoles sur la qualité de l’eau, les communautés benthiques (résidus de nourriture et matières fécales) et les pêches autochtones. L’industrie, les chargés de la réglementation, des chercheurs en milieu universitaire et des organismes gouvernementaux tentent d’établir une approche d’écosystème durable qui inclurait une industrie aquacole durable.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre d’un projet de grande envergure ayant pour objet le développement de modèles de prévision et de niveaux d’éléments nutritifs déclencheurs pour un lac abritant des installations d’élevage en cage. Le but de ces travaux est de planifier, d’organiser et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour recueillir les données physiques et chimiques essentielles pour combler les lacunes au niveau scientifique et obtenir des données solides pour le développement de modèles de prévision et l’établissement des niveaux d’éléments nutritifs déclencheurs. Les travaux porteront sur l’élaboration d’un plan de cueillette des données physiques et chimiques pertinentes, l’évaluation des données physiques et chimiques disponibles, la consultation des propriétaires/exploitants des fermes pour obtenir des renseignements pertinents, l’établissement de cartes et de diagrammes détaillés des points d’échantillonnage, le développement d’un modèle de la capacité d’auto-épuration et l’estimation de la charge en éléments nutritifs provenant des fermes .

Les résultats de ces travaux permettront de mieux comprendre la circulation de l’eau, les fluctuations des paramètres de l’eau et le régime des éléments nutritifs dans un lac d’eau douce abritant des installations d’élevage de poissons en cage. Ils permettront en outre aux chargés de la réglementation en Ontario de prendre des décisions éclairées fondées sur la science pour favoriser le développement d’une industrie de l’aquaculture durable en eau douce.

Durée: janvier 2008 – janvier 2009
Financement: EC
Équipe du projet: Richard D. Moccia (U Guelph), Jacqui Milne (U Guelph)
Information: Richard D. Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre

Étude des profils verticaux de température pour améliorer la gestion des fermes d’élevage en lac

Les profils verticaux annuels de température à différents lieux d’élevage de poissons en cage ont été examinés dans le but d’établir les fluctuations de température auxquelles les poissons sont exposées et de comprendre leurs répercussions sur la gestion de l’aquaculture. Les corrélations entre les profils de température et, d’une part, la productivité des fermes et, d’autre part, la santé du poisson peuvent aider les aquaculteurs dans la prise de décision en ce qui concerne l’alimentation et la protection de la santé des poissons mis en élevage, ainsi que la gestion des déchets.

Le rapport inclut tous les graphiques des profils de température et les tableaux pertinents des données sur chaque site. Des suggestions sont faites à savoir comment les aquaculteurs peuvent utiliser ces renseignements pour simplifier leurs procédures opérationnelles de sorte à ce que la gestion des fermes soit plus efficace.

Le but est de rendre l’industrie de l’aquaculture aussi dynamique que possible sur le plan environnemental grâce à l’incorporation de tous les paramètres de surveillance pertinents dans des stratégies de gestion adaptative, qui peuvent permettre de réduire au minimum les impacts des fermes sur l’environnement et d’améliorer la santé et la qualité des poissons d’élevage.

Durée: mai 2007 – décembre 2008
Financement: EC
Équipe du projet: Richard D. Moccia (U Guelph), Kris Osuchowski (U Guelph)
Information: Richard D. Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre

Lignes directrices de l’Ontario sur le compostage de déchets de poisson

Déchets de poisson compostés. (Photo : NOAA)

Les restrictions et les coûts de la récupération des rebuts d’animaux ont augmenté, en réponse en partie aux flambées de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) en Amérique du Nord, ce qui a entraîné des modifications à la Loi sur les cadavres d’animaux et l’examen des méthodes de compostage pour l’élimination des carcasses. Cette situation présente toutefois des possibilités de fabrication d’un produit à valeur ajoutée à partir de déchets dont les coûts d’élimination continuent à augmenter.

Un aquaculteur du Nord de l’Ontario a développé un système de compostage des déchets de poisson. Le système comprend un digesteur aérobie permettant de composter les déchets de transformation du poisson et les poissons morts auxquels est ajoutée de la sciure de bois obtenue localement. Bien que le processus de production soit en voie d’être perfectionné, les procédures d’échantillonnage et les analyses des besoins ont été complétées. Cette installation pourrait produire plus de 2 000 tonnes de compost par an. Le compost obtenu a maintenant été analysé.

Le ministère de l’Environnement de l’Ontario (MEO) a des lignes directrices régissant la production et l’utilisation de compost aérobie en Ontario. Ces lignes directrices portent sur la construction d’un site de compostage, les procédures opérationnelles et l’analyse de la qualité. En ce qui concerne la vente de compost d’origine commerciale, elles exigent que les teneurs de certains métaux lourds et produits chimiques organiques dans le compost ne dépassent pas les niveaux établis et recommandent que le compost contienne des concentrations minimales de certains éléments nutritifs pour les végétaux (p. ex., N, P, K) et de matière organique. Ce projet a pour but l’analyse chimique requise du compost de déchets de poisson et la compilation des résultats.

Durée: juillet 2006 – juillet 2008
Financement: EC Cofinancement: PCRDA – MPO
Équipe du projet: Richard D. Moccia (U Guelph), David Bevan (U Guelph), Mike Meeker (Meeker’s Aquaculture Canada Inc.), Doug Geiling (MPO)
Information: Richard D. Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre

La surveillance du débit dans les fermes piscicoles à terre permettra une meilleure gestion des ressources en eau de l’Ontario

Assemblage du compteur d’eau MagFlo.
(Photo : D. Bevan)

La gestion des ressources en eau de surface et souterraines en Ontario est régie par la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario et son règlement d’application. L’article 9 du règlement sur le prélèvement et le transfert d’eau de l’Ontario (Water Taking and Transfer Regulation [Règl. de l’Ont. 387/04]) exige que tous les détenteurs de permis recueillent et enregistrent des données sur le volume réel d’eau prélevé quotidiennement et présentent ces données au ministère de l’Environnement de l’Ontario chaque année. Le volume d’eau prélevé doit être mesuré à l’aide d’un débitmètre ou calculé selon une méthode approuvée par le ministère de l’Environnement. Plusieurs publications sont disponibles pour aider les détenteurs de permis à respecter la réglementation, et un système de déclaration électronique a été mis au point.

Les données sur les prélèvements d’eau réels, contrairement aux quantités maximales permises, permettront une meilleure gestion des ressources en eau de l’Ontario par le biais de l’élaboration de bilans hydriques et de stratégies de planification et de développement à l’échelle de bassins hydrographiques.

La plupart des fermes aquacoles à terre détiennent un permis de prélèvement d’eau assujetti à diverses conditions. Le présent projet examine les méthodes possibles et disponibles de surveillance du débit d’eau dans les fermes aquacoles à terres, présente les critères utilisés pour sélectionner un dispositif de mesure approprié et fournit une évaluation détaillée de l’utilisation des débitmètres magnétiques électroniques récemment installés à la station de recherche en aquaculture d’Alma (Alma Aquaculture Research Station) de l’Université de Guelph.

Durée: juillet 2006 – avril 2008
Financement: EC Cofinancement: MAAARO
Équipe du projet: Richard D. Moccia (U Guelph), David Bevan (U Guelph)
Information: Richard D. Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre (site en anglais seulement)

Outil information de prise de décision réglementaire pour les demandes de permis d’aquaculture en Ontario

Outil d’appui à la decision pour
l’aquaculture en cage en Ontario

Le projet porte sur le développement d’un outil d’aide à la décision (OAD) informatisé qui permettra aux chargés de la réglementation de faire des évaluations uniformes des demandes de permis d’aquaculture. L’outil comporte quatre étapes. Quiconque veut obtenir un permis d’élevage de poissons en cage en eaux libres doit présenter au MRNO des renseignements détaillés sur le site, l’emplacement, la chimie de l’eau, l’écosystème avoisinant, les préoccupations du public et des Autochtones, le plan opérationnel proposé, ainsi qu’une analyse du risque. Le requérant entre ces renseignements dans l’OAD et le présente au MRNO. L’OAD devient le dossier de demande et aide les chargés de la réglementation à décider si une demande devrait être acceptée ou rejetée, ainsi qu’à établir si d’autres renseignements sont requis ou si la demande doit être étudiée davantage.

L’OAD comprend 10 fiches de travail dans lesquelles sont établis les critères de décision et documentés les points de prise de décision qui mènent au classement du risque en ce qui touche les 10 catégories suivantes – habitat du poisson, santé du poisson, communautés de poissons, espèces en péril, pratiques opérationnelles, qualité de l’eau, sédiments, consultation, eaux navigables et concessions sur les terres de la couronne.

Les points de prise de décision de l’OAD résultent en l’attribution d’une cote illustrée par des couleurs (vert, jaune, orange ou rouge) reflétant le niveau de risque pour chacune des 10 catégories. L’onglet « Recommandation » attribue une cote globale à la demande en fonction du nombre de cotes vert, jaune, orange et rouge pour les 10 catégories et fournit une recommandation finale.

Durée: 2005 – 2009
Financement: ACO Cofinancement: AquaNet, MAAARO
Équipe du projet: Richard D. Moccia (U Guelph), Quentin Day (MRNO), Lisa-Miller Dodd (MRNO), Laura Blease (MEO), Amy Pogue (MEO), Dave Ross (MPO), Wayne Hyatt (MPO), Nardia Ali (EC), Steve Naylor (MAAARO), David Bevan (U Guelph), Gregor Reid (UNB)
Information: Richard D. Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre

Évaluation d’autres sources de graisses pour la formulation d’aliments pour truite arc-en-ciel

Distribution manuelle de nourriture à des
truites arc-en-ciel. (Photo : D. Bevan)

Le coût des aliments est le facteur économique le plus important dans la production de truite arc en ciel. L’huile de poisson utilisée dans la fabrication d’aliments pour truite est dispendieuse et sa disponibilité est à la baisse alors que la demande continue à augmenter. On s’attend donc à ce que le prix des aliments pour truite augmente, ce qui résultera en des coûts de production plus élevés.

Les graisses et les lipides sont des éléments nutritifs essentiels pour le poisson; ils sont une importante source d’énergie, permettent l’absorption des éléments nutritifs liposolubles, jouent un rôle dans la structure des membranes et sont des composantes des hormones. Il existe plusieurs autres sources de graisses qui peuvent être utilisées dans la fabrication d’aliments industriels pour truite contenant des rapports protéines:énergie différents, aliments qui peuvent résulter en des taux de croissance différents.

Les aliments utilisés dans cet essai sont fabriqués à partir de produits disponibles sur le marché et approuvés en vertu de la Loi relative aux aliments du bétail. Le fabricant d’aliments veut savoir si ces substituts sont adéquats pour la formulation d’aliments pour truite arc en ciel tout en maintenant leur qualité nutritive de manière économique.

Nous utiliserons la performance de croissance, la capacité de transformation des aliments, la morbidité, la mortalité, le comportement d’alimentation et le rendement en viande marchande pour évaluer la performance des aliments expérimentaux et les comparer aux moulées industrielles.

La capacité d’évaluer les effets de la formulation d’aliments sur le taux de croissance et la rentabilité globale sera avantageuse pour le producteur de truite et le transformateur (au plan du rendement en viande marchande).

Durée: mars 2007 – novembre 2007
Financement: Martin Mills Inc. Cofinancement: MAAARO
Équipe du projet: Richard D. Moccia (U Guelph), Michael Burke (U Guelph), Mark Wagner (Martin Mills Inc.)
Information: Richard D. Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre

Actualisation de la composition des déchets des élevages de poisson en Ontario

Il y a des preuves récentes que certains métaux à l’état de traces pourraient s’accumuler sous les cages à poisson jusqu’à des niveaux élevés, ce qui pourrait soulever des préoccupations additionnelles d’ordre environnemental. Le ministère de l’Environnement de l’Ontario a récemment considéré la possibilité d’utiliser des tests de toxicité des dépôts benthiques (constitués principalement de matières fécales et de résidus alimentaires) accumulés sous les cages comme moyen d’évaluation des incidences environnementales. En Ontario, toutes les fermes d’aquaculture à terre qui requièrent un certificat d’approbation pour la collecte et la manutention d’effluents ont besoin de procédures normalisées d’exploitation acceptables pour l’élimination des matières récupérées dans les installations licenciées de traitement des eaux usées.

Une analyse chimique détaillée de fèces de poisson provenant de fermes d’aquaculture de l’Ontario a déjà été faite. Les formulations et les ingrédients utilisés dans les aliments industriels pour poisson dans la province ont toutefois beaucoup changé au cours des 15 dernières années. Les rations sont notamment plus riches en énergie, les teneurs en phosphore sont moins élevées, les aliments à base de farine de poisson et de farine de plante ont changé et la part des matériaux non digestibles (principalement des glucides et des fibres) a été réduite pour obtenir des aliments denses en nutriments.

La recherche sur la composition des fèces de truite arc en ciel justifie par conséquent la mise à jour des données publiées afin de refléter les normes d’alimentation et les pratiques de gestion actuelles. Le projet a pour objet l’analyse chimique de fèces de truites arc en ciel, élevées en Ontario et nourries d’aliments industriels modernes, et l’examen des répercussions des résultats sur la Loi sur la gestion des éléments nutritifs de l’Ontario et son observation.

Durée: juin 2006 – juin 2007 
Financement: EC Cofinancement: MAAARO
Équipe du projet: Richard D. Moccia (U Guelph), David Bevan (U Guelph), Gregor Reid (MPO)
Information: Richard D. Moccia ( rmoccia@uoguelph.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre

Modernisation du processus de demande de site d’aquaculture en cage en Ontario

Ferme d’aquaculture en cage
de l’Ontario. (Photo : D. Bevan)

La Section de la pisciculture du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MRNO) a reçu, pour 2004 2009, des fonds par le biais de l’Accord Canada-Ontario (ACO) pour élaborer des lignes directrices détaillées sur l’évaluation et la surveillances des sites d’aquaculture en cage, ainsi qu’un outil d’aide à la décision pour orienter les chargés de la réglementation. Les lignes directrices énonceront les exigences de la collecte de données pour les requérants, y compris les méthodes de collecte et le fondement, ainsi que les exigences de surveillance continue.

L’appui d’aide à la décision a pour objet d’offrir un guide aux chargés de la réglementation pour l’évaluation des demandes de permis d’aquaculture à de nouveaux sites, ainsi que des changements apportés à des sites existants et des demandes de renouvellement de permis. Le financement de ce projet est subordonné à la création d’un partenariat avec des chercheurs de l’Université de Guelph et d’autres organisations gouvernementales responsables en matière d’aquaculture en Ontario.

Le projet est conforme au mandat du groupe de travail du Conseil canadien des ministres des pêches et de l’aquaculture (CCMPA), soit de régler les questions d’accès à des sites et de viser l’amélioration et l’harmonisation des processus de demande de site aquacole et d’évaluation des demandes. Il aidera également l’Ontario à réglementer l’industrie de l’aquaculture d’une manière assurant sa croissance écologiquement durable. En se complétant, les lignes directrices et l’outil d’aide à la décision que nous allons élaborer aideront à réduire au minimum les risques écologiques reliés à l’aquaculture et étayeront le processus d’harmonisation.

Durée: janvier 2004 – décembre 2009
Financement: ACO Cofinancement: U Guelph, MAAARO, MEO, MPO, EC
Équipe du projet: Quentin Day (MRNO), Lisa-Miller Dodd (MRNO), Laura Blease (MEO), Amy Pogue (MEO), Dave Ross (MPO), Wayne Hyatt (MPO), Nardia Ali (EC), Steve Naylor (MAAARO), Richard Moccia (U Guelph), David Bevan (U Guelph)
Information: Quentin Day ( Quentin.day@ontario.ca)

Étude de l’effet spectateur de l’irradiation chez le poisson

Irradiation d’œufs de truite 
aux rayons X. (Photo : D Bevan)

En radiobiologie, le principe accepté d’exposition est que l’effet de l’irradiation est directement relié à la dose donnée (c.-à-d., qu’une augmentation de la dose résulte en une augmentation directement proportionnelle de l’effet au niveau cellulaire ou génétique). Toutefois, à de très faibles doses d’irradiation, les effets commencent à dévier de ce qui est considéré le modèle classique de prévision des effets de l’exposition.

On croit que cette déviation résulte du soi-disant effet spectateur. Cet effet a été démontré dans des cellules de culture et se produit lorsque les cellules non irradiées situées à proximité de cellules irradiées commencent à montrer une partie ou l’ensemble des effets de l’irradiation directe (p. ex., dommages à l’ADN, apoptose ou nécrose).
Le projet traite des préoccupations que pourraient soulever les eaux usées réchauffées provenant des centrales nucléaires. La présence d’un effet spectateur pourrait avoir d’importantes conséquences pour l’utilisation sans risque des effluents réchauffés dans le but d’accroître la production aquacole, ainsi que des effets sur le succès de reproduction du poisson, y compris les poissons sauvages.

De plus, le projet peut nous permettre de mieux comprendre les effets de l’exposition à de faibles niveaux d’irradiation et les réactions synergétiques. La notion d’un effet spectateur a d’importantes répercussions en épidémiologie et en gestion des ressources car ces travaux démontrent qu’il pourrait se produire des réactions inattendues à de faibles effets de l’exposition à l’irradiation. Ces réactions peuvent avoir des effets nuisibles et des effets avantageux sur la génétique et/ou la physiologie des espèces de poisson touchées.

Durée: novembre 2006 – mai 2010
Financement: CRSNG Cofinancement: MAAARA
Équipe du projet: Colin B. Seymour (U McMaster), Carmel E. Mothersill (U McMaster), Richard W. Smith (U McMaster), Richard D. Moccia (U Guelph)
Information: Colin Seymour ( seymouc@mcmaster.ca)
Site Web: http://www.aps.uoguelph.ca/~aquacentre

L'Institut du Nouveau Brunswick dirige un programme de génétique pour améliorer l'omble chevalier

Au cours des dernières années, l’Institut de recherche sur les zones côtières (IRZC) a travaillé à l’amélioration génétique de l’omble chevalier en collaboration avec l’industrie piscicole du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et du Québec afin de développer des solutions avant-gardistes pour assurer une production d’œufs de haute qualité ayant une généalogie connue.

L'IRZC fait la reproduction de cette espèce en captivité afin de sélectionner les individus les plus performants de chaque génération pour en faire l’élevage intensif. À ce jour, nous en sommes à la 4e génération, ce qui en fait des poissons plus performants. L’IRZC est le seul organisme au monde à faire l’élevage de géniteurs Fraser avec pedigree connu.

Ce projet de recherche a aussi comme but la création de plusieurs familles très performantes d’omble chevalier. Ceci est essentiel afin de maintenir une diversité génétique du cheptel, qui permettra de développer une cinquième génération et des lots tout femelles aussi performantes que les générations précédentes.

Le programme comprend également des études scientifiques sur l’évaluation de la croissance, la tolérance à la salinité, la pigmentation de la chair, la maturation tardive, les effets sur la triploïdie et sur le perfectionnement continu des techniques d’élevage.

Durée: 2004 – 2010
Financement: FIA-APECA Cofinancement:FINB, MAA NB - Fonds de développement total, CRSNG
Équipe du projet: Claude S. Pelletier (IRZC), Michel Poitras (IRZC), Gilles David (IRZC), Joël Cormier (IRZC), U Guelph, Merlin Fish Farm, MAA NB, CJL Pisciculture, Aquaculture Nord’est
Information: Claude S. Pelletier ( Claude.S.Pelletier@irzc.umcs.ca)