Tuniciers envahissants et conchyliculture : évaluation de leurs impacts et mise à l'essai de solutions

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Description

Au cours des 50 dernières années, plusieurs espèces de tuniciers se sont propagées presque autour du globe. Ces tuniciers posent une menace aux écosystèmes naturels et soulèvent de plus en plus de préoccupations dans les zones conchylicoles en expansion. Les infestations de tuniciers posent de grands défis à l'heure actuelle et entraînent de fortes dépenses pour l'industrie de la mytiliculture sur la côte Est du Canada. Bien que les tuniciers envahissants n'aient pas encore proliféré dans la même mesure sur la côte Ouest du Canada, il en existe en Colombie-Britannique au moins quatre espèces dont les effets environnementaux et/ou économiques défavorables ont été documentés à l'échelle mondiale. La présence de ces espèces a été établie à une gamme de sites conchylicoles et de marinas alentour de l'île de Vancouver. Des solutions proactives sont donc requises pour limiter la propagation de ces tuniciers envahissants afin de réduire au minimum les effets économiques et environnementaux néfastes potentiels. Il est généralement reconnu que l'éradication généralisée des tuniciers envahissants ne soit pas faisable, mais l'atténuation de leurs effets néfastes à de plus petites échelles pourrait se faire par la réduction locale de la densité de ces animaux nuisibles. Aucune méthode n'a encore été identifiée comme moyen évident de lutte contre l'encrassement par les tuniciers. Plusieurs méthodes ont été évaluées, y compris le séchage à l'air, le nettoyage à l'eau (lavage à la pression), l'immersion en eau douce et en eau chaude, ainsi que divers biocides. Le défi est de trouver une méthode qui soit efficace contre les espèces parasites ciblées tout en étant respectueuse de l'environnement, économique de main-d'œuvre et peu coûteuse. De plus, les méthodes de lutte ne devraient pas causer d'effets néfastes importants sur les espèces mises en culture. Malgré le patron d'invasion mondiale de tuniciers non indigènes, on connaît mal les effets de l'encrassement sur la condition des bivalves mis en culture. Il est essentiel que ces effets potentiels soient documentés et quantifiés de sorte à ce que l'industrie soit au courant des impacts que ces espèces envahissantes peuvent avoir sur la croissance et la survie des coquillages et, en bout de ligne, sur le bilan financier d'une entreprise.

Nom du programme

Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA)

Année

2009 - 2010

Écorégion

Pacifique : Côte Ouest de l'île de Vancouver

Chercheur principal / Chercheurs principaux / Chercheuse principale / Chercheuses principales

Chris Pearce
Courriel: Chris.Pearce@dfo-mpo.gc.ca