Atelier sur les tuniciers au Canada atlantique

MG-02-11-003

Description

À la fin des années 1990, on a observé que deux espèces envahissantes de tuniciers avaient un effet néfaste sur de nombreux établissements conchylicoles de la Nouvelle Écosse (Ciona intestinalis) et de l'île-du-Prince-Édouard (Styela clava). Les populations de tuniciers ont continué d'augmenter dans diverses régions, et on a jugé que, pendant la poursuite des recherches sur la biologie de ces organismes et les traitements possibles, des membres de l'industrie devraient rencontrer des spécialistes ayant de l'expérience dans la lutte contre divers types de tuniciers et contre les salissures. Cet atelier visait donc à réunir des producteurs et transformateurs de moules, des spécialistes internationaux des tuniciers, des chercheurs locaux et des responsables gouvernementaux afin de discuter de la situation actuelle au Canada atlantique et d'élaborer des plans de gestion possibles pour les secteurs les plus touchés et les secteurs d'infestation minimale. On a invité des conférenciers provenant des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande et du Canada atlantique, tandis que des aquaculteurs de la Nouvelle Écosse et de l'île-du-Prince-Édouard ont raconté leur expérience personnelle sur le terrain.

Voici les principaux points soulevés lors de la discussion en groupe : l'éradication n'étant pas envisageable, on ne peut que gérer le problème; contrairement à Ciona en N.-É., Styela n'a aucun prédateur connu à l'Î.-P.-É.; il en coûte 0,115 $ la livre aux aquaculteurs et aux transformateurs pour contrôler les tuniciers; les techniques d'arrosage des tuniciers (acide acétique) utilisées dans l'industrie agricole; une méthode de gestion : les juvéniles sont attirés vers les adultes, et l'installation de collecteurs de tuniciers le long des filières de moules pourrait réduire les salissures; les spécialistes n'ont jamais observé des infestations aussi fortes; la mise en jachère ne s'est pas avérée une méthode de gestion fiable; on recommande une démarche proactive comme la détection précoce et l'enlèvement immédiat; une nouvelle technologie mise au point en Nouvelle-Zélande, consistant à limiter la pression d'inoculation de Ciona sur les moules, a permis de gérer le problème; l'industrie et les chercheurs devraient avoir accès à des fonds à court terme (intervention d'urgence) et à long terme (élaboration de mesures anti-tuniciers).

Nom du programme

Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA)

Année

2003 - 2003

Écorégion

Échelle nationale

Chercheur principal / Chercheurs principaux / Chercheuse principale / Chercheuses principales

Thomas Landry
Courriel: Thomas.Landry@dfo-mpo.gc.ca