Surveillance de la variabilité des facteurs environnementaux ayant des répercussions sur l’infestation par les ascidies dans les installations conchylicoles en milieu côtier de la Nouvelle-Écosse

M-13-01-002

Description

L’apparition de l’ascidie jaune solitaire (Ciona intestinalis) dans les eaux de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard a eu des répercussions négatives sur la productivité des installations mytilicoles. L’ascidie jaune croît en agrégations denses sur les lignes, les filets et les moules. Il y a certes le problème de la compétition avec les moules pour l’espace, voire la nourriture, mais la salissure des engins est beaucoup plus difficile à traiter et peut entraîner des pertes de récoltes. Les ascidies doivent être enlevées après la récolte et, dans les sites fortement touchés, on doit les éliminer au moins une fois avant la récolte. Il s’agit d’un processus long qui nécessite beaucoup de ressources. Malgré les diverses techniques de gestion utilisées (p. ex., lavage sous pression, trempage dans la saumure, chaulage, traitement aux rayons ultraviolets, décharges électriques), une fois que les ascidies jaunes sont établies, elles sont si persistantes que leur présence est devenue un obstacle considérable pour l’industrie mytilicole. Dans les cas extrêmes, elles ont forcé les mytiliculteurs à stopper leurs opérations. Cependant, la répartition spatiale de l’ascidie jaune est très hétérogène, et ce phénomène pourrait être attribuable à la variation des facteurs environnementaux d’un site à l’autre.

Ce projet permettra d’examiner l’effet de la variabilité des facteurs environnementaux (p.ex., la salinité, la température, l’acidité [pH] et la circulation de l’eau) sur l’installation et la prolifération des ascidies jaunes. Les résultats de cette étude pourraient faire émerger un mécanisme d’évaluation des sites d’aquaculture (sites déjà exploités ou projets d’exploitation) qui permettrait de connaître leur risque d’infestation par les ascidies et de fournir au gouvernement de l'information à prendre en compte au moment de décider de l’emplacement des sites. Cette étude pourrait également aider à réduire à la fois la propagation de cette espèce envahissante et la nécessité d’appliquer des traitements antiparasitaires.

Ce projet appuie l’objectif du PCRDA en ce qui concerne le rendement environnemental, dans la mesure où il correspond à la priorité nationale visant l’évaluation des effets écologiques sur les activités de conchyliculture grâce à l’amélioration de nos connaissances et de notre compréhension des interactions entre les activités de conchyliculture et l’environnement.

Nom du programme

Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA)

Année

2013 - 2015

Écorégion

Atlantique : Golfe du Maine, plateau néo-écossais

Chercheur principal / Chercheurs principaux / Chercheuse principale / Chercheuses principales

Dawn Sephton
Courriel: Dawn.Sephton@dfo-mpo.gc.ca

Partenaires collaboratifs

Aquaculture Association of Nova Scotia