Quantification des répercussions de l'envasement ou de l'enfouissement hivernal sur la santé de la Crassostrea virginica

G-14-02-001

Description

Huître cultivées (Crassostrea virginica) au fond de la colonne d'eau dans un herbier de zostères.
Photo: Luc Comeau (MPO)

Dans les sites de conchyliculture commerciale des estuaires du golfe du Saint-Laurent, des sacs en mailles contenant des huîtres de culture (Crassostrea virginica) sont déposés sur le fond marin en octobre et en novembre et sont récupérés cinq à six mois plus tard, soit après la rupture de l'épaisse couche de glace d'hiver et son déplacement au large. Les ostréiculteurs signalent régulièrement des mortalités lors de la récupération des sacs sur le fond marin au printemps. On reconnaît les huîtres mortes par la couleur foncée et l'ouverture de leur coquille, sur laquelle se trouvent des sédiments anoxiques noirs et des traces de tissus en décomposition. On croit que les huîtres sont vulnérables à la sédimentation et à l'enfouissement pendant l'hiver (en raison des faibles niveaux d'oxygène ou de l'obstruction des branchies par la vase). Ce projet vise à étudier la relation de cause à effet entre l'envasement ou l'enfouissement des huîtres pendant l'hiver et la santé et la productivité de celles-ci, et à chercher de possibles mesures d'atténuation. L'amélioration de la compréhension des répercussions de l'enfouissement sur la biologie et la physiologie des huîtres pourrait se traduire par l'amélioration des solutions de gestion. De plus, les résultats de ce projet de recherche permettront de déterminer si les huîtres peuvent survivre à leur hivernage sur des sédiments sur fond meuble. Si tel est le cas, les huîtres pourront être mises en hivernage dans les eaux de chenaux profonds (plus de 4 m), où la zostère (une espèce désignée en 2009 comme une espèce d'importance écologique) ne peut pas se développer. Le déplacement des sacs d'hivernage dans des chenaux profonds réduira les dommages éventuels occasionnés aux colonies de zostère constituant les herbiers sur lesquels reposaient les sacs.

Ce projet appuie l'objectif du Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA) en ce qui concerne la gestion optimale de la santé des poissons et correspond à la priorité nationale du PCRDA pour 2014-2015 visant à maintenir des populations saines en travaillant activement à la mise au point de méthodes de gestion des questions de santé liées aux espèces de mollusques et crustacés d'élevage.

Nom du programme

Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA)

Année

2014 - 2016

Écorégion

Atlantique : Golfe et estuaire du Saint-Laurent

Chercheur principal / Chercheurs principaux / Chercheuse principale / Chercheuses principales

Luc Comeau
Courriel: Luc.Comeau@dfo-mpo.gc.ca

Partenaires collaboratifs

L'Étang Ruisseau Bar Ltd.