Effet du forçage du vent sur les conditions océanographiques dans la baie Fortune et la baie Belle : Détermination des changements dans les conditions physiques de l'eau et les courants océaniques, et élaboration d'un outil de prévision

15-1-N-02

Description

Les résultats d'un récent projet du Programme de recherche sur la réglementation de l'aquaculture (PRRA) indiquent que la marée est responsable de moins de 10 % de la variabilité des courants océaniques dans la plus grande partie de la région de la baie Fortune et la baie Belle, à Terre-Neuve. Les constatations actuelles donnent à penser que des mécanismes à grande échelle (p. ex. à l'échelle de la baie Fortune et du plateau de Terre-Neuve) se mettent en place (touchant les conditions physiques de l'eau et les courants océaniques) en réponse au forçage du vent. Par exemple, on a découvert que le forçage du vent était responsable d'ondes de tempête de l'ordre de 1,6 m, du déplacement vertical de la thermocline d'environ 30 à 40 m et de courants océaniques d'environ 0,9 m/s (près de 2 nœuds), conséquences qui pourraient toutes avoir des incidences opérationnelles sur l'industrie de l'aquaculture.

Il est nécessaire de mieux comprendre l'effet du vent sur la colonne d'eau afin de décrire avec précision les conditions océanographiques et d'élaborer des outils de prévision pour informer les propriétaires de sites aquacoles et les organismes de réglementation.

Ce projet permettra de déterminer et de décrire certains des principaux mécanismes responsables des événements de remontée et de plongée des eaux à court terme, ainsi que la circulation océanique à la surface et sous la surface induite par le forçage du vent. Il permettra aussi de mettre au point un modèle numérique (informatique) à haute résolution capable de reproduire et de prévoir les conséquences des épisodes de vent sur les caractéristiques océanographiques.

Les résultats de ce projet aideront à informer l'industrie de l'aquaculture de l'effet du forçage du vent sur les conditions océanographiques durant les opérations aquacoles (p. ex. meilleur moment pour appliquer des pesticides, choix de l'emplacement des sites d'aquaculture, et conception de l'infrastructure afin de prévenir toute défaillance), dans le but de maximiser la production de manière durable, tout en réduisant au minimum les répercussions sur l'environnement.

Nom du programme

Programme coopératif de recherche et développement en aquaculture (PCRDA)

Année

2015 - 2018

Chercheur principal / Chercheurs principaux / Chercheuse principale / Chercheuses principales

Sébastien Donnet
Spécialiste des sciences physiques, Pêches et Océans Canada
Courriel: Sebastien.Donnet@dfo-mpo.gc.ca

Andry Ratsimandresy
Chercheur scientifique
Courriel: Andry.Ratsimandresy@dfo-mpo.gc.ca

Membres de l'équipe

Dwight Drover, Pêches et Océans Canada, Centre des pêches de l'Atlantique nord-ouest, Région de Terre-Neuve-et-Labrador

Pierre Goulet, Pêches et Océans Canada, Centre des pêches de l'Atlantique nord-ouest, Région de Terre-Neuve-et-Labrador

Guoqi Han, Pêches et Océans Canada, Centre des pêches de l'Atlantique nord-ouest, Région de Terre-Neuve-et-Labrador

Partenaires collaboratifs

Mark Lane, Association de l'industrie de l'aquaculture à Terre–Neuve

Julia Bungay, Cold Ocean Salmon Inc.

Jennifer Caines, Northern Harvest Sea Farms Ltd.

Pascal Lazure, IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer)