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L’industrie de l’aquaculture canadienne a permis de produire en 2003 quelque 155 tonnes de poissons et fruits de mer, pour une valeur estimative de 585 millions de dollars. La Colombie-Britannique est le plus gros producteur aquacole du pays, ce secteur y employant directement plus de 1 200 personnes. Le tableau ci-dessous donne quelques chiffres sur la production aquacole en Colombie-Britannique.
| Espèces | Récolte (milliers de tonnes) | Valeur à l’exploitation (M$) |
|---|---|---|
| Saumon | 72,7 | 255,8 |
| Mollusques et crustacés | 8,6 | 15,9 |
| Truites | 0,1 | 0,5 |
| Total | 81,4 | 272,2 |
En 2004, on comptait 128 salmonicultures marines en Colombie-Britannique, ce qui fait de cette province le quatrième producteur de saumons d’élevage au monde après la Norvège, le Chili et le Royaume-Uni. Le Saumon atlantique et le Saumon quinnat, une espèce du Pacifique, sont les principales espèces de saumon élevées dans les stations de la Colombie-Britannique.
Les principales espèces de coquillages élevées en Colombie- Britannique sont l’huître creuse du Pacifique, la Palourde japonaise et le Pétoncle. D’autres espèces sont élevées en moindres quantités ou à titre expérimental. C’est le cas de l’Omble chevalier, de la Morue charbonnière, de l’Esturgeon, de la Moule et du Panope du Pacifique.
Les gouvernements fédéral et provinciaux partagent la responsabilité d’assurer que les activités d’aquaculture s’effectuent de manière durable. Pêches et Océans Canada (le MPO) est l’organisme fédéral qui assume la responsabilité principale dans le domaine de l’aquaculture. Les activités du ministère liées à l’aquaculture vont des travaux de recherche visant à soutenir le développement du secteur aux mesures d’application de la loi contre les exploitants qui enfreignent la réglementation fédérale. Quelques-unes des activités du MPO :
La province de la Colombie-Britannique est responsable :
la prévention des échappées
la santé des poissons
l’élaboration de nouvelles technologies
la conformité et l’application des règlements
l’amélioration du choix des sites d’aquaculture et le déménagement de certaines stations d’élevage.
De la gestion des déchets.
Des travaux de recherche et développement.
De la conduite des inspections sur les sites
Le gouvernement du Canada s’est engagé à faire en sorte que l'industrie aquacole se développe de manière durable, du point de vue environnemental; il collabore avec le gouvernement de la Colombie-Britannique pour mettre en place les conditions stratégiques et réglementaires voulues pour y parvenir.
Toutes les activités aquacoles sont assujetties à un examen environnemental rigoureux en vertu d’un certain nombre de lois et de règlements fédéraux et provinciaux de manière à ce que toutes les exploitations aquacoles répondent à des normes élevées de durabilité environnementale.
L'industrie fait sa part en élaborant des Codes de pratiques s'appliquant aux exploitations piscicoles et conchylicoles. Ces codes respectent ou dépassent les exigences des normes internationales en matière de santé et de sécurité. L’industrie investit également dans la recherche scientifique et dans la surveillance afin de mieux comprendre la nature des interactions entre les exploitations aquacoles et l’environnement.
Il est clair que les gouvernements, les organismes du secteur privé, les groupes de défense de l’intérêt public et les citoyens ont tous un rôle à jouer dans le développement durable. Dans le contexte de l’aquaculture, cela signifie maintenir ou améliorer la qualité de vie des résidants et la qualité de l’environnement pour le plus grand bénéfice des générations présentes et futures.