Table des matières
1.0 INTRODUCTION À l'ÉVALUATION ENVIRONNEMENTALE
4.0 DÉTERMINATION DE L'IMPORTANCE DES EFFETS ENVIRONNEMENTAUX NÉGATIFS
ANNEXES
Le présent guide a été préparé afin de recenser l'information exigée par le ministère des Pêches et des Océans (MPO) pour évaluer, conformément à la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCÉE), les effets environnementaux des opérations de mariculture de la plupart des espèces de mollusques et d'aider les promoteurs en aquaculture à recueillir et à présenter les données environnementales relatives à un projet de ce genre. Ces données environnementales sont requises pour permettre au MPO d'effectuer une évaluation en vertu de la LCÉE quand le ministère a l'intention d'exercer l'un des pouvoirs précisés à l'article 5 de la LCÉE. Ces pouvoirs consistent à accorder, en vue d'un projet d'aquaculture, certaines autorisations réglementaires en vertu de la Loi sur la protection des eaux navigables (LPEN) et/ou de la Loi sur les pêches.
Avant que ce guide soit utilisé pour recueillir et réunir de l'information en vue d'un projet d'aquaculture, le MPO confirmera au promoteur si une évaluation environnementale aux termes de la LCÉE est exigée. Dès cette confirmation et avant le début de la collecte d'information, on recommande fortement au promoteur de communiquer avec les agents régionaux du Programme de gestion de l'habitat du poisson du MPO afin de passer en revue et de discuter ces exigences. L'annexe 1 donne une liste des bureaux régionaux de la Gestion de l'habitat du poisson. Une liste des bureaux régionaux du Programme de gestion de l'habitat du poisson est incluse à l'annexe 1.
L'emplacement et la taille du projet peuvent influer sur la quantité d'information à recueillir.
Ces documents visent à encourager la cohérence dans l'application du processus d'examen dans les régions. Toutefois, dans certaines circonstances, les régions peuvent décider qu'elles ont besoin de moins d'information qu'il est prévu dans ces guides. Voici certains facteurs qui peuvent influer sur le niveau d'information et de surveillance requis :
Par exemple, une opération relativement isolée, saisonnière et de petite échelle peut avoir des exigences moindres qu'une opération annuelle à grande échelle située à proximité d'autres activités et sites aquacoles.
Remarque : Outre l'évaluation prévue par la LCÉE et l'examen par le MPO en vue d'accorder des approbations conformément à la LPEN et à la Loi sur les pêches, les promoteurs peuvent devoir satisfaire à d'autres exigences réglementaires provinciales et fédérales sur lesquelles ils doivent s'informer eux mêmes.
Ce guide est un ouvrage en cours d'élaboration et sera continuellement mis à jour au fur et à mesure que les exigences ou le processus évoluent. Au cours des prochains mois, on s'efforcera le plus possible d'harmoniser les exigences du gouvernement fédéral à celles des provinces.
Il faut noter que ce guide n'est pas exhaustif; il couvre seulement quelques situations générales et ne devrait pas être interprété comme s'il liait le MPO aux processus qui y sont décrits. Enfin, ce guide n'a pas force de loi; et il vise seulement à aider les promoteurs à préparer les présentations exigées par la LCÉE.
Le Guide sur les renseignements requis pour l'évaluation environnementale des projets de conchyliculture (mariculture des mollusques) ci-joint a été préparé par Pêches et Océans Canada (MPO). Ce guide indique quels renseignements peuvent être exigés par le MPO en vue d'une évaluation environnementale d'un projet de conchyliculture, partout au Canada, sans égard au lieu géographique, et représente une compilation uniforme à l'échelle nationale des exigences en matière d'information.
Ce document a pour but de guider les promoteurs dans la collecte et la préparation de renseignements requis sous forme de rapport. Cette approche s'est avérée efficace car elle permet de fournir au MPO les renseignements requis de sorte que des évaluations environnementales peuvent être effectuées en temps opportun; elle correspond aussi à l'approche appliquée par le MPO à d'autres secteurs d'activité qui nécessitent des évaluations environnementales aux termes de la Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCÉE). De plus, les promoteurs peuvent aussi choisir d'indiquer quels effets environnementaux peuvent être négatifs et proposer des mesures d'atténuation en vue de réduire au minimum ces effets.
Dans certains cas, l'information demandée sera semblable ou identique à celle déjà préparée pour des organismes provinciaux afin de demander un bail et/ou un permis d'exploitation. Les promoteurs peuvent fournir cette(ces) demande(s) au MPO en renvoyant à l'information pertinente qu'elle contient. Par ailleurs, certaines provinces peuvent avoir mis au point des demandes harmonisées qui concernent à la fois les exigences fédérales et les exigences provinciales.
En outre, il faut reconnaître qu'à l'heure actuelle l'accès aux renseignements détenus que possèdent les sources d'information des gouvernements fédéral ou provinciaux peuvent varier selon les régions et les provinces. Les organismes provinciaux peuvent fournir de la documentation environnementale ou le MPO peut se charger de recueillir certains renseignements, ce qui dispense le demandeur d'avoir à réunir les mêmes renseignements.
En conséquence, dans chaque Région, les responsables du MPO pourront préparer un encart qui précisent quels sont les renseignements exigés. Il ne faut pas en conclure que les promoteurs n'auront pas besoin de toute l'information mentionnée dans ce guide pour évaluer les effets environnementaux de leurs projets de conchyliculture, mais qu'ils ne seront peut être pas obligés de réunir des renseignements que les évaluateurs du MPO peuvent déjà obtenir d'autres sources.
On recommande fortement au promoteur de consulter les responsables du Programme de gestion de l'habitat du poisson du MPO pour passer en revue et discuter les renseignements requis concernant d'un projet avant d'entreprendre la collecte d'information. Un encart peut vous être fourni, qui précise les sources d'information additionnelles et/ou les renseignements non-requis.
| ACÉE | Agence canadienne d'évaluation environnementale |
| ACIA | Agence canadienne d'inspection des aliments |
| AR | autorité responsable |
| BMIGM | basse mer inférieure, grande marée |
| CDC | Centres de données sur la conservation |
| Cm | centimètre |
| cm/sec | centimètres par seconde |
| COSEPAC | Comité sur la situation des espèces en péril au Canada |
| CVE | Composante valorisée de l'écosystème |
| EE | Évaluation environnementale |
| Eh | potentiel redox |
| GPS | Système mondial de localisation |
| IFEE | Index fédéral des évaluations environnementales |
| LCÉE | Loi canadienne sur l'évaluation environnementale |
| LCPE | Loi canadienne sur la protection de l'environnement |
| LPEN | Loi sur la protection des eaux navigables |
| m2 | mètres carrés |
| MPG | Meilleures pratiques de gestion |
| MOP | matière organique particulaire |
| MPO | Pêches et Océans Canada |
| MPS | matière particulaire en suspension |
| mV NHE | millivolts (électrode normale à hydrogène) |
| NAD | Système géodésique nord américain |
| PCCSM | Programme canadien de contrôle sur la salubrité des mollusques |
| PMSGM | pleine mer supérieure, grande marée |
| PSE | Plan de surveillance environnementale |
| SCF | Service canadien de la faune |
| ZPM | Zone de protection marine |
L'évaluation environnementale (EE) est un important outil de planification et de prise de décision. Il s'agit d'un processus structuré de collecte d'information servant à établir et à comprendre les effets potentiels des projets proposés sur l'environnement (air, eau, sol, matières organiques et inorganiques, organismes vivants et interactions entre ces éléments). On identifie et évalue les effets environnementaux et, dans la mesure du possible, dresse des plans afin de réduire le plus possible ces effets avant que des décisions irrévocables ne soient prises. La prise en compte des effets environnementaux dès les premières étapes de la planification d'un projet favorise une meilleure planification et permet d'économiser temps et argent en réglant les problèmes éventuels avant qu'ils ne se concrétisent.
La Loi canadienne sur l'évaluation environnementale (LCÉE), promulguée en janvier 1995, représente l'assise juridique sur laquelle repose le processus fédéral d'évaluation environnementale. Elle définit les responsabilités du gouvernement fédéral et les procédures à suivre pour effectuer les EE des projets qui ne pourraient être mis en oeuvre sans la participation ou l'approbation du gouvernement fédéral.
La Loi vise les cinq buts suivants :
Dans la mise en oeuvre de la LCÉE, on applique les principes de base suivants :
Une évaluation environnementale conforme à la LCÉE est nécessaire en aquaculture lorsqu'il y a à la fois une " autorité responsable " et un " projet ".
Une autorité responsable (AR) est un ministère ou un organisme fédéral qui doit veiller à ce qu'une EE d'un projet soit effectuée conformément à la LCÉE. Un ministère ou un organisme fédéral devient l'AR d'un projet quand il approuve un projet ou qu'il lui fournit un appui, soit qu'il :
L'autorité responsable :
Aux termes de la LCÉE, la définition d'un projet est la suivante :
ou
La plupart des initiatives de mariculture de mollusques et de nombreux projets de mariculture de mollusques font partie de la première catégorie de " projet " décrit ci dessus. Il importe cependant de confirmer que l'initiative est en effet un projet avant de commencer à réunir les données prescrites dans ce guide.
Le ministère des Pêches et des Océans doit veiller à ce qu'une EE soit effectuée pour un projet de mariculture quand le MPO a l'intention :
La Division de la gestion de l'habitat du poisson du MPO assume habituellement la responsabilité de cette EE pour le Ministère. Elle confirmera au cas par cas si le projet nécessite une EE aux termes de la LCÉE.
Aux termes de la LCÉE, il y a quatre types d'évaluation environnementale :
La majorité des projets de mariculture nécessitant une EE seront soumis à un examen préalable, qui est une démarche systématique consistant à documenter les effets environnementaux d'un projet proposé et à déterminer s'il faut réduire ou atténuer ces effets, modifier le plan du projet ou recommander une évaluation ultérieure en faisant appel à la médiation ou à l'examen par une commission.
La figure 1 (16 KB) indique le processus général d'examen préalable prévu par la LCÉE.
Le paragraphe 16(1) de la LCÉE précise les facteurs qui doivent être pris en compte dans l'examen préalable d'un projet
" 16.(1) L'examen préalable, l'étude approfondie, la médiation ou l'examen par une commission d'un projet portent notamment sur les éléments suivants :
les effets environnementaux du projet, y compris ceux causés par les accidents ou défaillances pouvant en résulter, et les effets cumulatifs que sa réalisation, combinée à l'existence d'autres ouvrages ou à la réalisation d'autres projets ou activités, est susceptible de causer à l'environnement;
l'importance des effets visés à l'alinéa a);
les observations du public à cet égard, reçues conformément à la présente loi et aux règlements;
les mesures d'atténuation réalisables, sur les plans technique et économique, des effets environnementaux importants du projet;
tout autre élément utile à l'examen préalable, à l'étude approfondie, à la médiation ou à l'examen par une commission, notamment la nécessité du projet et de ses solutions de rechange, - dont l'autorité responsable ou, sauf dans le cas d'un examen préalable, le ministre, après consultation de celle ci, peut exiger la prise en compte. "
La LCÉE définit ainsi les effets environnementaux :
La Loi définit l'environnement comme les éléments naturels de la Terre, notamment :
Le promoteur présentera son projet et l'information environnementale pertinente au ministère des Pêches et des Océans (MPO) qui en fera l'étude afin d'évaluer les effets environnementaux potentiels. D'autres ministères fédéraux (comme Environnement Canada, Santé Canada, Patrimoine canadien, Affaires indiennes et du Nord Canada) peuvent être consultés et se voir demander d'examiner l'information pertinente à leurs domaines d'expertise en vue d'aider le MPO dans son EE.
Après avoir examiné et évalué les effets environnementaux potentiels d'un projet, l'AR doit déterminer si le projet est susceptible de causer des effets négatifs importants sur l'environnement, après avoir tenu compte de la mise en oeuvre de mesures d'atténuation. Cette détermination dicte une ligne de conduite au MPO, à savoir s'il peut accorder l'approbation aux termes de la LPEN et/ou une autorisation aux termes de la Loi sur les pêches en fonction de ce qui suit :
Conclusion |
Mesure |
| Le projet n'est pas susceptible de causer des effets négatifs importants sur l'environnement. | Le MPO peut envisager d'accorder, s'il y a lieu, une approbationen vertu de la LPEN ou un eautorisation en vertu de la Loi sur les pêches.
Le projet n'est pas susceptible de causer des effets négatifs importants sur l'environnement. Le MPO peut envisager d'accorder, s'il y a lieu, une approbationen vertu de la LPEN ou un eautorisation en vertu de la Loi sur les pêches.L'AR doit veiller à la mise en oeuvre des mesures d'atténuation, qui ont été établies pour arriver à cette conclusion, ainsi que tout programme de suivi jugé nécessaire. |
| Le projet est susceptible de causer des effets négatifs importants sur l'environnement qui ne peuvent être justifiés dans les circonstances. | Le MPO ne peut pas accorder l'approbation en vertu de la LPEN ni l'autorisation en vertu de la Loi sur les pêches. |
| La probabilité d'effets négatifs importants sur l'environnement n'est pas claire. | Le MPO renvoie le projet au ministre fédéral de l'Environnement en vue d'une médiation ou d'un examen par une commission. |
| Le projet est susceptible d'avoir des effets négatifs importants sur l'environnement qui peuvent être justifiés dans les circonstances. | Le MPO renvoie le projet au ministre fédéral de l'Environnement en vue d'une médiation ou d'un examen par une commission. |
| Les préoccupations du public justifient le renvoi à un médiateur ou à une commission d'examen. | Le MPO renvoie le projet au ministre fédéral de l'Environnement en vue d'une médiation ou d'un examen par une commission. |
Le sommaire de l'EE effectuée, y compris la conclusion quant à la possibilité que le projet cause des effets négatifs importants sur l'environnement, sera inclus dans le rapport d'EE (examen préalable) du MPO.
La conclusion formulée en vertu de la LCÉE indique si le MPO peut ou non délivrer une approbation en vertu de la LPEN et/ou une autorisation en vertu de la Loi sur les pêches (voir ci dessus)
n programme de suivi peut être mis sur pied afin de vérifier la validité de l'évaluation environnementale d'un projet et de déterminer l'efficacité de toute mesure prise en vue d'atténuer les effets environnementaux négatifs du projet. Le promoteur peut devoir effectuer une certaine surveillance pour appuyer son programme de suivi.
La LCÉE impose aux AR deux obligations majeures en ce qui concerne le registre public :
Un registre public doit être tenu pour chaque projet qui fait l'objet d'une EE, que le projet soit soumis à un examen préalable, à une étude approfondie, à un examen par une commission ou à une médiation. L'AR est responsable de tenir le registre public durant toute la durée de l'EE (examen préalable) d'un projet. Durant la médiation ou un examen par une commission, le registre public est tenu par l'Agence canadienne d'évaluation environnementale.
Malgré certaines exceptions, la LCÉE exige qu'un registre public contienne tous les dossiers produits, recueillis ou reçus relativement à l'EE d'un projet. Les responsables régionaux de la Gestion de l'habitat du poisson du MPO tiendront le registre public des projets de mariculture soumis à une EE et nécessitant une approbation en vertu de la LPEN ou une autorisation en vertu de la Loi sur les pêches.
L'un des objectifs de la LCÉE est d'assurer que le public ait l'occasion de participer au processus d'EE, et ce, de plusieurs façons :
La LCÉE a amené la création de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale (ACEE) pour administrer et promouvoir les politiques et pratiques relatives au processus fédéral d'EE. L'ACEE est indépendante de tout autre ministère ou organisme fédéral, et son président relève directement du ministre fédéral de l'Environnement.
En général, l'ACEE n'effectue pas d'évaluations environnementales (les EE sont effectuées par des autorités responsables), mais elle assume certains rôles essentiels :
À l'intention du public, des promoteurs et des ministères fédéraux, l'ACEE a préparé divers documents concernant l'application de la LCÉE. On peut les obtenir en s'adressant aux bureaux régionaux de l'Agence, aux bureaux de son Administration centrale ou par Internet à l'adresse suivante : http://www.ceaa.gc.ca/index_f.htm.
D'autres ministères fédéraux (notamment Environnement Canada) peuvent être consultés et se voir demander d'examiner et de commenter les renseignements relatifs à leur(s) domaine(s) d'expertise afin d'aider le MPO dans l'évaluation environnementale d'un projet d'aquaculture.
Environnement Canada a préparé du matériel d'orientation national sur l'évaluation environnementale des projets d'aquaculture liés à ses domaines d'expertise. On peut trouver cette documentation à l'adresse suivante : http://www.atl.ec.gc.ca/assessment/facts_f.html.
Les renseignements précisés ici doivent être réunis par le promoteur et compilés sous forme d'un rapport qui sera soumis à l'évaluateur du MPO responsable de l'évaluation environnementale du projet d'aquaculture.
Culture sur le fond
Remarque : Si on se propose de modifier un estran (p. ex. ajout ou enlèvement de substrat, création de bermes ou de cordons de roche), il peut s'avérer nécessaire d'obtenir une autorisation délivrée par Pêches et Océans Canada (MPO) en vertu du paragraphe 35(2) de la Loi sur les pêches. De plus, il faut parfois respecter des exigences provinciales. Consulter le MPO et les autorités provinciales au sujet de ces exigences.
Culture surélevée
Culture suspendue (sur filières)
Remarque : Un permis spécial délivré en vertu des lois provinciales ou fédérales peut s'avérer nécessaire pour ces ouvrages ou activités. Consulter les organismes provinciaux responsables et la Gestion de l'habitat ou le Programme de la Protection des eaux navigables du MPO pour plus de renseignements.
Remarque : Les mesures d'atténuation sont prises pour éviter, réduire ou minimiser les effets sur l'environnement. Il peut s'agir d'établir le calendrier de façon à éviter les périodes de migration des espèces aquatiques ou de réaliser les activités dans l'eau à marée basse ou d'isoler les travaux dans l'eau pour réduire les perturbations de l'habitat.
Le Comité des introductions et des transferts demandera des détails supplémentaires.
Remarque : La Loi canadienne sur la protection de l'environnement (LCPE) interdit l'élimination délibérée de substances en mer sauf s'il s'agit de substances spécifiées à l'annexe 5 de la LCPE. L'élimination délibérée en mer de substances spécifiées nécessite la délivrance par Environnement Canada d'un permis pour l'immersion aux termes de l'article 127 de la LCPE. Avant la délivrance d'un tel permis, le promoteur devra faire la preuve que toutes les autres options d'élimination ou de recyclage et de réutilisation ont été évaluées, et un examen approfondi par Environnement Canada sera requis
Gestion auxiliaireLutte contre les prédateurs
Remarque : La destruction de " poisson " par des moyens autres que la pêche peut nécessiter la délivrance par le MPO d'une autorisation en vertu de l'article 32 de la Loi sur les pêches.
Remarque : Le Service canadien de la faune (SCF) d'Environnement Canada a une politique de délivrance de permis d'effarouchement dans le secteur de l'aquaculture. Afin de limiter les effets sur les oiseaux migrateurs tout en protégeant les activités d'aquaculture contre la déprédation de leur récolte, cette politique met fortement l'accent sur la sélection de l'emplacement et sur la prévention des problèmes. S'adresser au SCF pour plus d'information sur cette politique ou aller à l'adresse : http://www.cws-scf.ec.gc.ca/1_pdf/Aquaf.pdf.
Remarque : Communiquer également avec le MPO et les organismes provinciaux responsables de la faune pour connaître les politiques de limitation des prédateurs et leurs exigences réglementaires.
Antisalissures
Matières dangereuses et déchets humains
Remarque : Il est conseillé aux promoteurs de rencontrer les responsables du MPO dès le début du processus de planification. Cette rencontre aidera à définir les exigences en matière de renseignements concernant le site, les facteurs environnementaux à prendre en considération et le niveau d'effort et de détail requis pour la collecte et la compilation de renseignements destinés à l'EE. C'est une occasion d'orienter le processus de collecte de l'information et de cibler les efforts des promoteurs et des examinateurs.
Remarque : Certains organismes gouvernementaux présentent des données océanographiques sur leur site Web. Par exemple, Sciences océaniques pour la Région des Maritimes (http://www.mar.dfo-mpo.gc.ca/science/ocean/home_f.html) et la Région du Pacifique (www.pac.dfo-mpo.gc.ca/sci/osap) fournit de l'information sur les courants, les températures de l'eau et la salinité. Il peut être utile de consulter ces sites.
Qualité de l'eauRemarque : Commencer par vérifier la classification des zones de croissance des mollusques à l'adresse www.ns.ec.gc.ca/epb/sfish/maps/class_f.html pour la côte Est ou www.pyr.ec.gc.ca/ep/shellfish/shell_f.htm pour la côte Ouest. Communiquer avec le MPO ou Environnement Canada pour avoir plus d'information. Ces renseignements ne sont pas disponibles au Québec.
Remarque : Les lignes directrices et protocoles pour les courants et le benthos peuvent être obtenus auprès du service de la Gestion de l'habitat du MPO.
CourantsLa description des courants doit se baser sur les indications suivantes :
faible < 2 cm/s
moyen 2-10 cm/s
fort > 10 cm/sBenthos
Veuillez remarquer qu'en ce qui concerne la prochaine section en particulier, divers facteurs peuvent avoir des incidences sur la quantité d'information et le niveau de surveillance requis comme énoncé à la section Préface. Communiquer avec le MPO pour confirmer que ces renseignements sont exigés pour votre projet.
Remarque : Pour cette section, il sera nécessaire de consulter un bon nombres de ressources pour recueillir des renseignements, comme un relevé vidéo subaquatique, les pêcheurs commerciaux et sportifs, les groupes autochtones, les agents des pêches, les organisations locales de pêcheurs, les autres résidants de la localité, etc. Le public peut s'adresser aux bureaux locaux de développement régional pour obtenir divers renseignements sur les ressources halieutiques. Il faut s'assurer de fournir tous les renseignements demandés ainsi que les documents de référence. Il incombe au promoteur de montrer qu'il s'est raisonnablement efforcé d'obtenir l'information pertinente. Fournir des détails sur les sources de l'information (nom de la personne-ressource, organisme, numéros de téléphone, etc.).
Granulométrie des sédiments : |
|
| Rocher > 256 mm Galet 64 - 256 mm Gravier 2 - 64 mm |
Sable - 0.062 mm Limon 0.062 - 0.004 mm Argile < 0.004 mm |
Remarque : La Loi sur les pêches (article 34) définit l'habitat du poisson comme des " frayères, aires d'alevinage, de croissance et d'alimentation et routes migratoires dont dépend, directement ou indirectement, la survie des poissons ".
Remarque: La Loi sur les pêches (article 2) inclut dans la définition des poissons " ...les mollusques, crustacés et animaux marins... ainsi que leurs parties et, selon le cas, les oeufs, le sperme, la laitance, le frai, les larves, le naissain et les petits des animaux. "
Remarque : S'adresser au Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC); voir le site www.cosewic.gc.ca/ ou les Centres de données sur la conservation (CDC) à l'adresse http://www.abi-Canada.ca
Remarque : On peut se procurer de l'information à l'adresse : http://www.cws-scf.ec.gc.ca/cwshom_f.html ou s'adresser aux bureaux régionaux du Service canadien de la faune (Environnement Canada).
En outre, on peut consulter le document Évaluations environnementales des projets de mariculture des mollusques: Lignes directrices pour la considération d'information expert d'Environnement Canada à l'adresse http://atl.ec.gc.ca/assessment/facts_f.html.
Remarque : Aux termes de la LCÉE, l'AR doit tenir compte de toutes les incidences qu'un projet peut avoir sur l'environnement, ce qui inclut tout effet sur les conditions socio-économiques.
Remarque : Conformément à la LCÉE, l'AR est obligée de tenir compte des incidences environnementales d'un projet en ce qui a trait à l'utilisation actuelle des terres et des ressources à des fins traditionnelles par les Autochtones.
Remarque : Pour obtenir de l'information sur les peuples autochtones, communiquer avec les Premières nations/Conseils tribaux ou les ressources des Bandes à l'adresse www.johnco.com/firstnat OU s'adresser à un bureau régional du ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien à l'adresse www.ainc.gc.ca
Remarque : Parcs Canada, Patrimoine Canadien et/ou un musée d'histoire naturelle ou toute autre institution culturelle de la région peuvent apporter de l'aide sur cette question.
Remarque : Pour des renseignements, communiquer avec le MPO, Parcs Canada et les autorités provinciales.
Remarque : Les effets environnementaux englobent aussi tout changement apporté au projet à cause de l'environnement.
Remarque : En vertu de la LCÉE, le MPO doit tenir compte de tous les effets environnementaux cumulatifs qui sont susceptibles de résulter du projet en combinaison avec d'autres projets ou activités qui ont été ou qui seront réalisés.
Le concept d'effets cumulatifs renvoie à la complexité de l'interaction et de la combinaison dans le temps et l'espace des effets de certains projets et activités. Donc, pour aborder cet aspect des évaluations environnementales, il faut se placer dans la perspective du cumul des effets. Cela signifie qu'il faut tenir compte (1) des limites temporelles et géographiques de l'évaluation et (2) des interactions entre les effets environnementaux du projet et ceux d'autres activités et projets existants et futurs, dans le domaine aquacole ou dans un autre domaine.
L'exercice de cartographie indiqué à la section 2.1.2, question 5, ainsi que les autres renseignements fournis par le promoteur, serviront à établir les effets environnementaux potentiels qui peuvent se produire dans un rayon de 5 kilomètres à partir de l'établissement proposé. La superficie réelle qui peut être affectée par des effets cumulatifs va varier avec les caractéristiques physiques du site. En se fondant sur les renseignements fournis et sur d'autres données disponibles, le MPO évaluera la portée, la probabilité et l'importance des effets négatifs cumulatifs associés au projet d'aquaculture proposé. Le promoteur peut se voir demander de fournir des données supplémentaires pour aider à l'évaluation des effets environnementaux cumulatifs.
Comme pour l'évaluation environnementale en général, il n'existe pas une seule approche ou méthodologie permettant de réaliser toutes les évaluations des effets environnementaux cumulatifs. Des facteurs différents, comme l'emplacement d'un projet et le type d'effets environnementaux potentiels, dicteront des méthodologies pertinentes. Quand les données manquent, on se sert d'approches qualitatives et on juge au meilleur des connaissances professionnelles.
Programme de suiviDans le cadre de cet exercice, l'AR peut conclure qu'un programme de suivi (surveillance) est nécessaire pour vérifier l'exactitude de l'évaluation environnementale et établir l'efficacité des mesures d'atténuation mises en oeuvre. Le promoteur devra se soumettre au programme de surveillance, notamment en effectuant l'échantillonnage requis et en transmettant les résultats obtenus au MPO.
Les données relatives au projet et à l'environnement mentionnées dans la section 2 doivent être fournies à l'évaluateur régional de la Gestion de l'habitat du poisson de Pêches et Océans Canada (MPO) qui est responsable de l'évaluation environnementale du projet, c'est-à-dire à la personne qui a rencontré le promoteur pour confirmer les renseignements requis aux fins du projet avant la collecte de l'information.
Comme le montre la figure 1 : Processus d'examen préalable en vertu de la LCÉE, l'évaluateur du MPO examinera cette information pour déterminer quels effets environnementaux peuvent se produire, et si ces effets peuvent être négatifs et importants. L'évaluateur pourra demander à ce sujet les conseils d'experts du MPO et d'autres ministères fédéraux.
Dans certaines circonstances, il faudra discuter davantage avec le promoteur afin de préciser l'information ou de communiquer d'autres renseignements qui pourraient être nécessaires pour poursuivre l'évaluation. Il peut s'agir des mesures d'atténuation visant à réduire les effets environnementaux négatifs signalés dans l'évaluation, car ces mesures pourront réduire certains de ces effets au point de les rendre négligeables. À cette fin, et pour être proactif, le promoteur peut signaler des effets environnementaux potentiellement négatifs dans sa présentation d'information et décrire les mesures d'atténuation qu'il envisage de prendre pour réduire ces effets. Cela pourra réduire l'ampleur des conversations nécessaires entre le MPO et le promoteur après la présentation de l'information et aider l'évaluateur du MPO à déterminer si les effets sont importants.
Dans certains cas, le promoteur peut aussi donner son opinion et présenter une justification quant à l'importance des effets environnementaux potentiels de son projet sous la forme d'un énoncé des incidences environnementales. Il ne s'agit pas là d'une exigence, mais cet énoncé peut aider le MPO à formuler ses conclusions quant aux effets environnementaux. Toutefois, il faut noter que si le promoteur donne son opinion, il revient au MPO, en tant qu'AR, de formuler l'opinion qui représentera la conclusion de l'évaluation environnementale aux termes de la LCÉE.
Après avoir considéré la mise en oeuvre de mesures d'atténuation, l'évaluateur du MPO va déterminer si le projet proposé est susceptible d'avoir des effets environnementaux négatifs importants et va résumer l'évaluation dans un rapport d'examen préalable aux termes de la LCÉE.
Une fois réalisée l'évaluation environnementale, une décision sera prise quant à la délivrance d'une approbation en vertu de la LPEN et/ou d'une autorisation en vertu de la Loi sur les pêches. le promoteur sera avisé de cette décision.
Une bonne communication entre le promoteur et le MPO aidera à garantir que l'évaluation sera réalisée de façon efficace.
On peut obtenir de l'information additionnelle sur le site Internet de l'Agence canadienne d'évaluation environnementale à l'adresse : http://www.ceaa-acee.gc.ca/0011/0001/0008/guide3_f.htm#Reference
Après avoir examiné et évalué les effets environnementaux potentiels d'un projet, l'AR doit déterminer si le projet est susceptible de causer des effets négatifs importants sur l'environnement, après avoir pris en compte la mise en oeuvre de mesures d'atténuation. Cette détermination, qui est au coeur du concept et de la pratique de l'évaluation environnementale, est obligatoire aux termes de la LCÉE. Un cadre en trois étapes a été suggéré afin de faciliter cette détermination.
La méthode la plus courante pour déterminer si les effets environnementaux d'un projet sont négatifs consiste à comparer la qualité de l'environnement existant à celle qu'on prévoit après la réalisation du projet. Les données de surveillance recueillies pendant un certain temps et/ou sur une certaine superficie avant que le projet ne soit mis en oeuvre seraient un outil utile pour déterminer les conditions du milieu actuel. Elle suppose également que les conditions environnementales de base sont connues. Comme l'exige le présent guide, on attend du promoteur qu'il fasse la collecte et la synthèse des données existantes sur la qualité de base de l'environnement. Dans certains cas où on manque de données, on peut aussi demander au promoteur de recueillir de nouvelles données, selon l'étendue et la nature du projet.
Il existe plusieurs critères qui doivent entrer en ligne de compte pour déterminer l'importance des effets environnementaux. Pour évaluer l'importance des effets potentiels résultant d'un projet proposé, l'Agence canadienne d'évaluation environnementale recommande d'envisager les critères suivants :
L'importance des effets environnementaux négatifs d'un projet peut être établie au moyen de normes, de directives et d'objectifs environnementaux, ou encore en ayant recours à l'évaluation quantitative des risques. Cette dernière approche suppose qu'il y existe un " niveau acceptable " de risque. Quand on ne dispose pas de normes, de directives ou d'objectifs pertinents et qu'une évaluation quantitative n'est pas possible, l'AR peut appliquer une méthode qualitative au meilleur des connaissances professionnelles.
Après avoir déterminé si les effets prévus sont négatifs et importants, l'AR doit établir la probabilité des effets négatifs importants sur l'environnement. Cette détermination repose habituellement sur la probabilité d'occurrence.
Le tableau 1 indique divers effets liés aux composantes de l'environnement (quelquefois appelées composantes valorisées de l'écosystème - CVE) sur lesquels les opérations de conchyliculture pourraient avoir des répercussions. Il présente également d'éventuelles mesures d'atténuation et de surveillance. Cette liste est fournie à titre d'exemple de ces problèmes et ne doit pas être interprétée comme exhaustive. Les mesures d'atténuation présentées au tableau 1 sont des approches générales, et d'autres mesures propres au site seront vraisemblablement nécessaires.
Quelques uns ou tous ces effets peuvent être pris en compte par le MPO dans l'évaluation environnementale d'un projet de conchyliculture. L'information fournie par le promoteur aidera à évaluer si ces effets sont négatifs, importants et probables.
Tableau 1 : Effets environnementaux potentiels d'opérations de conchyliculture
A. Habitat marin (y compris la qualité de l'eau) |
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| Activité du projet | Effets environnementaux potentiels | Atténuation possible | Importance des effets environnementaux négatifs | Surveillance Suivi |
| Construction et exploitation | Réduction de la qualité de l'eau et incidences sur la faune et la flore de la colonne d'eau. Charge organique, colmatage ou altération de l'habitat. Impact sur la santé des organismes marins sur place Réduction du phytoplancton dans l'écosystème. |
Éviter les zones à faible échange d'eau pour les grands projets (élevage intensif). Réduire les activités dans l'eau pour limiter la libération de sédiments et d'eau chargée de sédiments dans une masse d'eau. Planifier les activités dans l'eau de façon à éviter les périodes de migration et de fraye. Aucune modification ne doit être apportée au littoral sans consultation du MPO. Choix de sites où les courants et le débit permettent un mouvement adéquat des nutriments. Filets de retenue ou double boudinage pour retenir les mollusques détachés. |
Le MPO détermine l'importance des effets environnementaux négatifs. | Programme de surveillance en vigueur. |
| Élimination des déchets | Accumulation de déchets dans la colonne d'eau et sur l'habitat benthique. Dégradation de la qualité de l'eau. |
Les déchets solides doivent être enlevés du site et éliminés d'une manière approuvée (aucune élimination dans la colonne d'eau). Enlèvement périodique de tous les déchets (p. ex. cordes, boudins) du site et élimination dans une décharge approuvée. Filets de retenue ou double boudinage pour retenir les mollusques détachés. |
Le MPO détermine l'importance des effets environnementaux négatifs. | |
| Accidents/ déversements accidentels (p. ex. carburants, fluides hydrauliques et lubrifiants) | Dégradation de la qualité de l'eau. Rejet de matières dangereuses. Effets sur la santé des mollusques et la production. |
Utilisation de substituts moins toxiques aux produits dangereux. Élaboration d'un plan d'intervention d'urgence en cas de déversement. Désignation de zones correctement confinées pour l'entreposage et le ravitaillement en combustible. Formation des travailleurs à l'utilisation efficace et sécuritaire des carburants et des lubrifiants. |
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| Accumulation de débris sur le fond marin | Altération du substrat par colmatage. | Filets de retenue ou double boudinage pour retenir les mollusques détachés. Enlèvement de tous les déchets du site et élimination dans une décharge approuvée. |
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| Mesures de contrôle des biosalissures (enlèvement physique et traitement de l'équipement) | Dégradation de la qualité de l'eau (hausse des particules, toxicité pour certaines espèces). | Utilisation de méthodes antisalissures et élimination correcte des déchets. Le cas échéant, remettre les biosalissures dans un habitat convenable, au lieu de les laisser sécher. Opération menée à terre ou à bord d'un bateau. |
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| Installation et enlèvement du système d'ancrage | Perturbation physique de l'habitat benthique. | Réduire l'ampleur des activités dans l'eau. Préserver une zone tampon minimale autour des habitats vulnérables comme les herbiers de zostère et d'algues brunes et les marais salés. |
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B. Ressources halieutiques |
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| Activité du projet | Effets environnementaux potentiels | Atténuation possible | Importance des effets environnementaux négatifs | Suivi |
| Construction et exploitation | Perturbation physique de l'habitat benthique. | Réduire l'ampleur des activités dans l'eau. Préserver une zone tampon minimale autour des habitats vulnérables comme les herbiers de zostère et d'algues brunes et les marais salés. |
Le MPO détermine l'importance des effets environnementaux négatifs. | |
C. Faune (y compris les oiseaux, les crabes, les mammifères, les espèces en péril, etc.) |
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| Activité du projet | Effets environnementaux potentiels | Atténuation possible | Importance des effets environnementaux négatifs | Suivi |
| Construction et présence d'infrastruc-tures (p. ex. présence physique, bruit, perturbation, pouvoir d'attraction, etc.) et de programmes d'effarouche-ment des oiseaux | À titre de source d'alimentation, ces sites ont un effet d'attraction sur les prédateurs. Altération des régimes de rassemblement et de répartition. Perturbation des oiseaux de rivage et déplacement ou réduction de l'accès aux aires traditionnellement utilisées. Capture ou noyade des oiseaux dans les filets anti-prédateurs. |
Choix du site de façon à réduire l'intérêt pour les prédateurs et éviter les zones de forte concentration des oiseaux migrateurs. Entretien et propreté du site. Plans de gestion des prédateurs. Le maillage des filets anti-prédateurs doit respecter les recommandations du Service canadien de la faune, Environnement Canada. |
Le MPO détermine l'importance des effets environnementaux négatifs. | |
| Déversements accidentels (p. ex. carburants et lubrifiants) | Mortalité potentielle causée par le mazoutage. Effets à long terme, comme la perturbation de la reproduction. |
Utilisation de substituts moins toxiques aux produits dangereux. Respect des consignes des fabricants. Entreposage adéquat des produits. Élaboration d'un plan d'intervention d'urgence en cas de déversement. Trousses d'intervention sur place. Désignation de zones correctement confinées pour l'entreposage et le ravitaillement en combustible. Formation des travailleurs à l'utilisation efficace et sécuritaire des carburants et des lubrifiants. Toute la machinerie doit être en état de marche et exempte de fuites. |
Surveillance après intervention en cas d'urgence | |
D. Utilisation traditionnelle des terres et des ressources par des Autochtones |
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| Activité du projet | Effets environnementaux potentiels | Atténuation possible | Importance des effets environnementaux négatifs | Suivi |
| Accès au site et activités de récolte | Interférence avec l'utilisation de l'infrastructure (quais, routes, etc.). | Consulter les groupes autochtones locaux. Éviter les zones où peut exister une tradition d'utilisation des terres et des ressources. Respecter toutes les lignes directrices concernant le choix du site. |
Le MPO détermine l'importance des effets environnementaux négatifs. | |
| Construction et exploitation | Interférence avec les utilisations traditionnelles. | Consulter les groupes autochtones locaux. Éviter les zones où peut exister une tradition d'utilisation des terres et des ressources. Respecter toutes les lignes directrices concernant le choix du site. |
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E. Pêches (commerciale, récréative et autochtone) |
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| Activité du projet | Effets environnementaux potentiels | Atténuation possible | Importance des effets environnementaux négatifs | Suivi |
| Exploitation du site aquacole navigation | Interruption de l'accès aux zones de pêche. | Respecter les approbations accordées en vertu de la LPEN et les exigences de marquage du site. Consulter les pêcheurs de la région et autres utilisateurs des eaux marines. Éviter les zones de pêche importantes. Maintenir l'accès au site pour les pêcheurs, pour autant que les conditions d'exploitation et de sécurité le permettent. Respecter toutes les lignes directrices concernant le choix du site. |
Le MPO détermine l'importance des effets environnementaux négatifs. | |
F. Sites présentant un intérêt historique, archéologique, paléontologique et architectural |
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| Activité du projet | Effets environnementaux potentiels | Atténuation possible | Importance des effets environnementaux négatifs | Suivi |
| Installations et activités | Lacunes dans l'information | Consulter les parties intéressées et les experts. Éviter les zones qui présentent une importance en tant que patrimoine culturel et physique. Vérifier le contexte historique de la région. |
Le MPO détermine l'importance des effets environnementaux négatifs. | |
| Région de Terre Neuve Gestion de l'habitat Pêches et Océans Canada Centre des pêches de l'Atlantique Nord Ouest C. P. 5667 St. John's (Terre-Neuve) A1C 5X1 Tél. : (709) 772-2442 Fax : (709) 772-5562 |
Région des Maritimes Gestion de l'habitat Pêches et Océans Canada Institut océanographique de Bedford Ministère des Pêches et des Océans C. P. 1006 Dartmouth (Nouvelle Écosse) B2Y 4A2 Tél. : (902) 426-8105 Fax : (902) 426-1489 |
| Région du Golfe Gestion de l'habitat Pêches et Océans Canada Centre des pêches du Golfe C. P. 5030 343, avenue University Moncton (Nouveau Brunswick) E1C 9B6 Tél. : (506) 851-7768 (Fax : 506) 851-6579 |
Région du Québec Gestion de l'habitat du poisson Pêches et Océans Canada Institut Maurice-Lamontagne 850, route de la Mer Case postale 1000 Mont-Joli (Québec) G5H 3Z4 Tél. : (418) 775-0584 Fax : (418) 775-0658 |
| Région du Centre et de l'Arctique Gestion de l'habitat Pêches et Océans Canada 501, University Crescent Winnipeg (Manitoba) R3T 2N6 Tél. : (204) 983-5164 Fax : (204) 984-2402 |
Région du Pacifique Direction de la gestion de l'habitat et de la mise en valeur Pêches et Océans Canada 555, West Hastings Street Vancouver (Colombie Britannique) V6B 5G3 Tél. : (604) 666-6532 Fax : (604) 666-4844 |
Agents thérapeutiques. Médicaments, produits chimiques et/ou pesticides servant à réduire le stress ou à traiter les infections et les maladies des organismes cultivés.
Aliment extrudé. Par opposition à la fabrication d'aliment granulé, le processus d'extrusion produit des aliments qui sont plus stables dans l'eau, s'émiettent moins et se digèrent mieux.
Antisalissures. Les filets, les cages, les filières et autres engins ont tendance à être obstrués ou bouchés par des corps étrangers naturels comme les algues et les invertébrés. Ces salissures marines peuvent entraver la productivité des opérations aquacoles si on ne les limite pas. Il est donc courant d'avoir recours à des techniques antisalissures afin de repousser ces organismes et de les enlever des engins envahis.
Autorité fédérale. Aux fins de la LCÉE, une autorité fédérale est définie comme:
Autorité responsable. L'autorité fédérale dont les interventions ou l'autorité nécessitent qu'une évaluation environnementale d'un projet soit effectuée avant qu'on ne donne suite aux interventions ou à l'autorité.
Benthos. Un agrégat d'animaux et de plantes vivant dans ou au fond d'un plan d'eau. Dans ce contexte, le benthos inclut aussi les caractéristiques de l'environnement chimique et physique du fond de la mer ou d'un lac.
Biomasse. La masse de tous les organismes formant une population donnée ou un niveau trophique ou habitant une région. Dans ce contexte, la biomasse renvoie à toute la masse des organismes dont on fait l'aquaculture.
Biosalissures. Organismes biologiques comme les algues et les invertébrés qui, en adhérant aux engins, causent des salissures.
Capacité d'équilibre. La capacité normale de production, de mois en mois, d'une entreprise selon un niveau de biomasse relativement stable par opposition à la période de démarrage qui est caractérisée par une hausse rapide de la biomasse.
Commission d'examen. En vertu de l'article 33 de la LCÉE, le ministre de l'Environnement a le droit de nommer une commission d'examen composée de personnes objectives et compétentes afin d'effectuer l'évaluation environnementale d'un projet, conformément aux conditions touchant les commissions d'examen qui sont exposées dans la LCÉE. La commission d'examen présente ses recommandations au ministre de l'Environnement et à l'autorité responsable.
Composante valorisée de l'écosystème. Toute partie de l'environnement qui est considérée comme importante par le promoteur, les scientifiques, le public ou le gouvernement engagé dans le processus d'évaluation environnementale. Son importance peut être déterminée à partir de valeurs culturelles ou de préoccupations scientifiques.
Conchyliculture. Élevage des mollusques comestibles, qui se pratique en eau salée.
Contaminants. Substances qui, lorsqu'elles sont ajoutées à la colonne d'eau, peuvent rendre l'eau nuisible ou inutilisable par d'autres.
Courants (circulaires, tourbillonnaires, vers le large, vers les terres, apport/sortie). Termes utilisés pour décrire le régime de circulation de l'eau dans le voisinage du projet proposé.
Culture surélevée. Type de conchyliculture dans lequel les mollusques sont élevés sur une structure (table, cadre ou tréteau) installée sur le substrat. Les mollusques ne sont pas en contact direct avec le substrat.
Culture suspendue. Type de conchyliculture dans lequel les mollusques ne sont pas en contact direct avec le substrat, mais sont élevés dans des structures suspendues dans la colonne d'eau à des filières ou des radeaux.
Culture sur le fond. Type de conchyliculture dans lequel les mollusques sont élevés dans ou sur le substrat et sont exposés à l'air pendant une partie du cycle maréal. On parle aussi de culture à plat ou d'élevage à plat ou sur le fond.
Déclencheur. Une mesure prise par une autorité fédérale qui entraîne la nécessité d'une évaluation environnementale en vertu de la LCÉE; c'est à dire que cette autorité a un ou plusieurs devoirs, pouvoirs ou fonctions relativement à un projet :
Désaffectation. Le processus consistant à mettre fin à l'exploitation d'un site aquacole.
Durée de l'étale de marée. La période de transition entre la marée basse et la marée haute et, inversement, entre la marée haute et la marée basse, durant laquelle il y a très peu de courant.
Effets environnementaux cumulatifs. Les effets progressifs d'un projet ou d'une activité sur l'environnement quand ceux ci sont combinés avec ceux d'autres projets ou activités passés, existants ou futurs.
Espèce en péril. Toute espèce, sous espèce, variété ou population de faune et de flore sauvages géographiquement définie qui est nettement préoccupante à cause de caractéristiques qui la rendent particulièrement sensible aux activités humaines ou aux phénomènes naturels et qui risque de devenir menacée ou en voie de disparition.
Étude approfondie. Un des quatre types d'évaluation environnementale prévus par la LCÉE. Les projets soumis à une étude approfondie sont définis par un règlement (Règlement sur la liste d'étude approfondie) et sont susceptibles de causer des effets environnementaux négatifs importants. Ils nécessitent un examen des mêmes facteurs qu'un examen par une commission ou un médiateur, et ils ont une portée plus large que celle qui est requise par un examen préalable. Les études approfondies nécessitent aussi une consultation publique sur le rapport d'évaluation environnementale lorsqu'il est achevé et une décision du ministre de l'Environnement sur la nécessité d'un examen ultérieur du projet par un médiateur ou une commission d'examen.
Examen préalable par catégorie. Un processus de planification qui facilite l'évaluation environnementale des projets ayant des caractéristiques communes ou semblables (p. ex. type de projet, lieu géographique, promoteur, effets environnementaux) et qui sont soumis à une évaluation environnementale en vertu de la LCÉE. Les rapports d'examen préalable par catégorie sont examinés et approuvés par l'Agence canadienne d'évaluation environnementale au moyen d'un processus prévu par la LCÉE.
Fetch. La distance sur laquelle des vagues générés par le vent se déplacent sans rencontrer d'obstacles commes des îles, la terre ferme etc. Le fetch est une caractéristique importante de l'eau libre parce qu'un fetch plus long peut provoquer de plus hautes vagues générés par le vent, qui peuvent, à leur tout, accroître l'érosion du rivage et la remise en suspension des sédiments.
Filière. Cordage garni de flotteurs servant à l'élevage en suspension des mollusques qui sont placés dans des boudins, des paniers, des plateaux superposés, des lanternes, etc.
Hersage. Une mesure d'atténuation consistant à briser les sédiments en draguant le fond marin avec un instrument ressemblant à un râteau ou une houe. Ce procédé sert à retourner les sédiments, ce qui permet d'oxygéner davantage les couches inférieures.
Mise en jachère d'un site. Interruption de la production dans un site aquacole pour une courte période, généralement durant une saison (année).
Lanterne. Panier ou ensemble de paniers superposés, faits de filets, utilisés dans l'élevage en suspension des pétoncles.
Matière organique. Produits ou sous produits de l'alimentation des poissons et/ou des mollusques et du processus ultérieur de métabolisme (p. ex. sous produits métaboliques dissous et sous forme de particules comme l'ammoniac, le dioxyde de carbone, les excréments de poisson, les aliments non consommés, etc.).
Médiation. Une évaluation environnementale qui est effectuée avec l'aide d'un médiateur nommé conformément à l'article 30 de la LCÉE et qui prend en compte les facteurs nécessitant un examen en vertu des paragraphes 16(1) et (2) de la LCÉE.
Mesures d'atténuation. Mesures prises concernant un projet en vue de l'élimination, de la réduction ou de la maîtrise des effets environnementaux du projet, notamment l'indemnisation des dommages causés à l'environnement par ces effets, par le remplacement, le rétablissement, la compensation ou tout autre moyen.
Milieu d'érosion. Site caractérisé par un fort hydrodynamisme où la turbulence et la vitesse du courant sont suffisantes pour disperser les particules organiques ou inorganiques fines, et qui contient souvent seulement des sédiments grossiers (p. ex. rochers, blocs, etc.).
Milieu sédimentaire. Site caractérisé par un faible hydrodynamisme où la turbulence et la vitesse du courant sont insuffisantes pour emporter les particules organiques et inorganiques fines, qui s'accumulent par conséquent au fond de l'océan.
Orthophotocarte. Une carte qui rassemble le contenu hautement visuel d'une photographie et l'exactitude géométrique d'une carte.
Plan de gestion de la santé du poisson. Un plan d'ensemble permettant d'assurer la santé optimale des stocks aquatiques cultivés, consistant habituellement en procédures et lignes directrices touchant l'obtention de stocks en santé, le transport et la manutention des poissons, leur vaccination, leur alimentation et les pratiques vétérinaires.
Plan de surveillance environnementale. Un plan concerté entre les promoteurs et les responsables de la réglementation qui précise des exigences particulières quant à la surveillance (procédures, protocoles, échéanciers, etc.) et à la soumission de rapports.
Plus basse marée annuelle. Le niveau le plus bas de la marée de vive eau qui soit enregistré pour un cycle annuel.
Plus haute marée annuelle. Le niveau le plus élevé de la marée de vive eau qui soit enregistré pour un cycle annuel.
Potentiel redox. Le potentiel redox est une mesure des réactions d'oxydation et de réduction dans l'eau, mesurée en fonction de la perte ou du gain d'électrons. Les éléments qui donnent les électrons sont les oxydants tandis que ceux qui les reçoivent sont les réducteurs (ou désoxydants). Dans des eaux neutres parfaitement oxygénées en équilibre avec l'air, on obtient des potentiels redox légèrement supérieurs à 500 mv. Dans des eaux naturelles, les mesures du potentiel redox ne doivent pas être interprétées ou comparées de façon quantitative. Des comparaisons qualitatives ou relatives peuvent cependant être utiles pour définir le degré de changement dans un système. Dans une colonne d'eau oxygénée, les réactions d'oxydation dominent. Quand les concentrations d'oxygène se rapprochent de zéro et que des conditions anoxiques apparaissent, comme cela se produit près de l'interface sédiment eau, le potentiel redox baisse de façon importante. Dans les sédiments, il arrive que des conditions réductrices dominent, et que le potentiel redox se rapproche de zéro et peut même avoir une valeur négative.
Profil d'oxygène. Un graphique ou un diagramme indiquant la concentration d'oxygène dissous à intervalles réguliers à travers la colonne d'eau, de la surface jusqu'au fond de l'océan.
Prolifération algale. Concentration élevée de microorganismes marins toxiques ou nuisibles qui peuvent colorer l'eau et produire des toxines.
Refuge d'oiseaux migrateurs. Les refuges d'oiseaux migrateurs (ROM) sont établis en vertu de la Loi sur la Convention des oiseaux migrateurs de 1997 et administrés en vertu du Règlement sur les refuges d'oiseaux migrateurs. Le Règlement interdit, à l'intérieur d'un refuge, toute perturbation, chasse ou récolte d'oiseaux migrateurs et de leurs oeufs. Ces refuges offrent une protection à 94 sites importants situés dans toutes les provinces sauf au Manitoba. Environ le tiers des refuges d'oiseaux migrateurs sont situés sur des terres fédérales, mais il y en a également sur des terres privées ou provinciales ou soumises à divers régimes fonciers.
Règlement sur la liste d'inclusion. La liste établie dans ce Règlement relevant de la LCÉE qui précise les activités nécessitant une évaluation environnementale si une autorité fédérale propose, finance ou autorise d'une quelconque façon un projet en accordant un permis ou une licence.
Règlement sur les dispositions législatives et réglementaires désignées. Ce Règlement relevant de la LCÉE établit une liste précisant toutes les approbations réglementaires ou statutaires qui déclenchent une évaluation environnementale, notamment les permis, les approbations, les certificats, les licences et les autorisations délivrés par le gouvernement fédéral.
Réserve nationale de faune (RNF). En vertu de la Loi sur les espèces sauvages du Canada, modifiée en 1994, et du Règlement sur les réserves d'espèces sauvages, Environnement Canada (Service canadien de la faune) a le pouvoir d'établir des réserves fauniques nationales, à des fins de conservation de la faune, de recherche et d'interprétation. Les réserves nationales de faune peuvent être créées sur des terres du Canada (gérées par le gouvernement fédéral), dans les eaux intérieures et les eaux territoriales. Elles peuvent englober tous les types d'habitat - terrestre, marécageux, aquatique, intertidal et marin - et être entièrement situées au large dans les eaux territoriales ou les eaux intérieures. Dans certains cas, les réserves nationales de faune ont été jumelées à des refuges d'oiseaux migrateurs en vue de conserver ces oiseaux et leurs habitats. En outre, avec la collaboration des autorités provinciales, des RNF ont été établies au bénéfice de certaines espèces transfrontalières ainsi que d'autres espèces rares, menacées et en voie de disparition.
Secteurs écologiquement vulnérables. Secteurs qui exigent un surcroît de précautions en raison de la présence de reliefs et de caractéristiques qui abritent des espèces protégées et/ou des habitats rares (p. ex. habitats de grossissement, frayères, zones protégées ou en voie de l'être, rivières à saumons, habitat vulnérable d'oiseaux migrateurs, etc.).
Site à classe d'âge unique. Site de production aquacole dans lequel tous les poissons de l'établissement sont nés durant la même saison de fraye.
Site du Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage de l'hémisphère occidental. Le Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage de l'hémisphère occidental (RRORHO) est une coalition volontaire, sans pouvoir réglementaire, réunissant plus de 160 organismes privés et publics de sept pays collaborant en vue de l'étude et de la conservation des oiseaux de rivage dans leurs habitats. Ce réseau s'est donné comme mission la conservation, le rétablissement et la gestion des habitats d'oiseaux de rivage dans toutes les Amériques. Un site qui fait partie de ce réseau est reconnu à l'échelle internationale comme hôte important pour les oiseaux de rivage.
Site RAMSAR. La Convention sur les zones humides, signée à Ramsar, Iran, en 1971, est un traité intergouvernemental qui sert à encadrer l'intervention nationale et la coopération internationale en vue de la conservation et de l'utilisation raisonnable des milieux humides et de leurs ressources. L'organisation de RAMSAR a développé de nombreux mécanismes de coopération articulés avec toutes les grandes conventions environnementales et de nombreux organismes internationaux de conservation. Des plans de travail conjoints avec plusieurs autres Conventions telles que la Convention sur la diversité biologique sont en cours de mise en oeuvre. Il y a actuellement 124 parties contractantes à la Convention et 1 073 sites marécageux totalisant 81,76 millions d'hectares, qui sont désignés en vue de faire partie de la Liste RAMSAR des zones humides d'importance internationale.
Stratification thermique. Durant les mois d'été, il est courant que des plans d'eau profonds se stratifient en trois couches distinctes. La couche supérieure (épilimnion) est caractérisée par de l'eau chaude, plus ou moins uniforme, qui circule et qui est assez turbulente. La couche inférieure (hypolimnion) est profonde, froide et relativement non perturbée. Entre ces deux couches, le métalimnion est une couche étroite ayant un gradient thermique abrupt marquant la transition de la couche supérieure, plus chaude, à la couche inférieure, plus froide.
Substances nutritives. Les éléments et les composés organiques et inorganiques qui servent à l'alimentation dans l'écosystème aquatique, particulièrement ceux qui stimulent la production primaire (c. à d. la production de matière organique par la photosynthèse, au moyen de l'énergie solaire, du dioxyde de carbone et des substances nutritives).
Surenrichissement. L'addition de substances nutritives jusqu'à un niveau qui dépasse le niveau normal ou sain.
Turbidité. Le degré de transparence de l'eau, qui est influencé par des conditions qui troublent sa limpidité en raison de la présence de sédiments brassés et/ou de populations d'algues et de plancton.
Vue en plan. Un plan qui montre une structure par le dessus comme si on la regardait en se tenant directement au dessus.
Zone de protection marine. Conformément à la Loi sur les océans, des zones de protection marine (ZPM) peuvent être désignées en vue de la conservation et de la protection : des ressources halieutiques commerciales et non commerciales, et les habitats; des espèces marines menacées ou en voie de disparition,et leurs habitats; des habitats rares; des zones marines offrant une diversité ou une productivité biologiques élevées ainsi que tous les autres habitats ou ressources marines dont le ministre est responsable.
Zone infratidale. La région littorale située au-dessous de la laisse de basse mer dans une zone soumise à la marée.
Zone intertidale. La région littorale située entre la laisse de basse mer et la laisse de haute mer.
Zones importantes pour la conservation des oiseaux. Un réseau de sites servant à conserver la diversité naturelle des espèces canadiennes d'oiseaux ; ces aires sont essentielles à la viabilité à long terme des populations d'oiseaux naturelles au Canada. Le Programme des zones importantes pour la conservation des oiseaux fait partie du programme La nature en héritage 2000, une initiative d'envergure nationale visant à conserver la faune et ses habitats sur les terres privées et publiques.