[Musique]
Linda Duncan, directrice exécutive, Découverte moules [0:11]
Je crois que, lorsque la mytiliculture s’est développée ici, les gens ne pensaient pas à tous les emplois à l’année qui seraient créés. Bon nombre des premiers mytiliculteurs étaient des pêcheurs qui élevaient des moules à temps partiel.
Aparté : Les moules représentent plus des deux tiers (68 %) de la production de mollusques et de crustacés au Canada.
L’industrie a connu une croissance et, pour produire 41 millions de livres par année, on ne peut pas se contenter de travailler à temps partiel. Il faut des emplois à temps plein, même l’hiver, quand on ne récolte pas les moules, on se prépare pour la prochaine saison.
Aparté : En 2009, le Canada a produit 24 000 tonnes de moules dont 77 % provenaient de l’Île-du-Prince-Édouard.
La récolte d’hiver
Linda Duncan [0:55]
Le marché exige d’être approvisionné à longueur d’année. Pour répondre à cette demande, les producteurs ne ménagent aucun effort. Il existe deux méthodes pour récolter les moules l’hiver. La plus ancienne consiste à découper une ouverture dans la glace (dont l’épaisseur peut varier entre deux et quatre pieds); l’éleveur embauche un plongeur qui descend par l’ouverture, cherche la filière et en indique l’emplacement en plaçant sa lampe torche sous la glace au bon endroit; il suffit de pratiquer une autre ouverture pour récolter. De nos jours, on est passé à une méthode plus moderne, utilisant des marqueurs GPS montés sur les filières et des récepteurs GPS, qui permet de positionner très précisément les filières; il suffit de percer la glace et de faire la récolte.
L’aide du gouvernement a certainement contribué au développement de la mytiliculture à l’Île-du-Prince-Édouard.
La ministre des Pêches, Gail Shea [1:52]
Nous avons une longue et productive tradition de collaboration avec l’association aquacole de l’Île-du-Prince-Édouard et le gouvernement fédéral a bien l’intention de poursuivre cette relation. Les opinions que vous exprimez sur différents sujets importants pour l’aquaculture procurent une orientation à l’industrie et lui permettent de rayonner sur la scène internationale.
Linda Duncan [2:11]
L’industrie aquacole de l’Île-du-Prince-Édouard doit sa vigueur et sa croissance en grande partie aux efforts de recherche et développement qui ont été déployés.
Aparté : L’industrie aquacole de l’Île-du-Prince-Édouard fournit 1 165 emplois permanents à temps plein.
Les bonnes installations portuaires, aménagées grâce à l’appui du ministère des Pêches et des Océans du Canada (MPO), du ministère provincial des Pêches et de l’Aquaculture et à celui de l’industrie, ont certainement joué un rôle dans le développement de l’industrie.
Halibut PEI Inc. [2:36]
[Musique et photocollage]
Jim Dunphy, président, Halibut PEI Inc. [2:45]
L’un des éléments qui nous ont attirés à Victoria (Île-du-Prince-Édouard) a été la présence de puits d’eau salée et de grands viviers à homards. Selon nous, ces deux éléments combinés étaient parfaits pour lancer l’entreprise et nous permettraient de déterminer son potentiel. Nous sommes à cet endroit depuis près de trois ans et nous croyons sincèrement que nous avons réussi, surtout sur le plan biologique, et que nous pourrions faire exactement comme à Victoria dans n’importe quel établissement de production de homards disposant de viviers et d’un approvisionnement en eau salée.
Nous avons eu des échanges avec différents ordres de gouvernement – le village, la province et le gouvernement fédéral – et je dois dire que nous avons été très encouragés par leur réponse et leur véritable volonté de nous aider de n’importe quelle manière.
Aparté : En 2009, l’Île-du-Prince-Édouard a produit 20 365 tonnes de poissons et mollusques d’élevage.
L’aquaculture aujourd’hui – Plus de la moitié des poissons et fruits de mer de la planète est issue de l’aquaculture; voilà un constat rassurant qui en dit long sur la conscience écologique, le caractère durable et l’utilité de l’aquaculture.
Linda Duncan, directrice exécutive, Découverte moules [3:48]
Pour moi, c’est un produit fantastique. Le lancement de ce secteur de l’industrie a grandement bénéficié des connaissances scientifiques et a pu utiliser des installations en circuit fermé pour élever des poissons. Les travaux de recherche et de développement de Pêches et Océans Canada ont été d’une grande utilité, comme l’a également été la collaboration du ministère des Pêches et de l’Aquaculture de la province. La demande de ce produit est forte dans la restauration.
Les produits aquacoles nourriront plus de la moitié de la population mondiale dans un an ou deux. On ne cesse de vanter les vertus du poisson et des fruits de mer. Pour consommer plus de poissons, il faudra compter sur l’aquaculture. Un autre avantage de Halibut PEI vient de ce que l’entreprise a choisi une installation inactive ou à tout le moins inutilisée qu’elle a remise en fonction. Les emplois sont donc restés sur place et les capitaux ont été investis localement.
L’huître de Malpeque [5:11]
[Musique et photocollage sur des huîtres]
Phyllis Carr, propriétaire, Carr’s Shellfish [5:18]
Pour commencer, je crois qu’il existe une certaine confusion due au grand nombre de noms d’entreprises et de provenances; c’est au point où les consommateurs ne savent pas très bien ce qu’ils achètent, dans certains cas. Ils peuvent croire qu’ils achètent des huîtres de l’Île-du-Prince-Édouard alors que ce n’est pas le cas. Il faut améliorer les communications avec les consommateurs.
[5:44] L’huître Malpeque a toujours désigné l’huître de l’Île-du-Prince-Édouard. Bien entendu, depuis que l’on fait l’élevage, les éleveurs mettent leur nom sur leur produit; il y a donc sur le marché un grand nombre de noms et il faudrait que les consommateurs fassent l’association entre le nom et l’Île-du-Prince-Édouard pour avoir l’assurance qu’ils obtiennent des huîtres de qualité supérieure provenant des eaux claires de l’Île-du-Prince-Édouard.
[6:07] En effet, à l’Île-du-Prince-Édouard, nous disposons de cette belle eau claire. Nous avons la chance d’avoir toutes ces rivières et ces baies qui donnent des zones si favorables à la croissance des huîtres. Cette eau présente la salinité idéale, en plus d’être fraîche et propre. Traditionnellement, on pratiquait l’ostréiculture sur le fond, une méthode naturelle. De nos jours, certains pratiquent l’élevage en suspension, dans la colonne d’eau. Chaque année, il semble que la qualité s’améliore et que l’on perfectionne la méthode. Et c’est l’industrie qui en profite.
[6:47] Nous avons un restaurant et nous faisons cela avec les clients régulièrement. Quand nous recevons une personne qui n’a jamais mangé d’huîtres, nous lui recommandons de l’essayer d’abord fraîche sur la coquille, nature, sans aucune préparation. Aux personnes qui disent qu’elles ne sont vraiment pas capables, nous suggérons d’essayer des huîtres cuites, Rockefeller ou à leur choix; huîtres à la vapeur ou frites, les possibilités sont pratiquement illimitées pour préparer ce délice des mers [rires].
[7:27] Pendant que l’industrie se développait, on a dû faire l’éducation des acheteurs; aujourd’hui, nous devons nous occuper de l’essentiel – les familles qui travaillent dans l’industrie – si nous voulons que l’aquaculture survive à l’Île-du-Prince-Édouard, nous devons veiller à la qualité de l’eau. Les habitants d’une collectivité doivent se soucier de tous ces détails – la qualité de l’eau et l’environnement. Vous voulez en faire votre gagne-pain alors vous devez vous consacrer entièrement à votre secteur d’activité afin d’offrir au marché le produit de qualité attendu.
Aparté : L’industrie aquacole de l’Île-du-Prince-Édouard était évaluée à 31 millions de dollars en 2009. [8:09]
[8:04] Dans tout ce que nous avons fait, notamment l’organisation du Festival international des fruits de mer de l’Île-du-Prince-Édouard, nous avons surtout cherché à éduquer les gens. Nous devons leur faire savoir ce que nous faisons et comment nous pouvons produire des huîtres de si grande qualité.
[8:19] Comme je le dis souvent, ce qui est intéressant avec les huîtres, c’est que l’on ne sait jamais ce qui nous attend. Chaque huître est unique. Lorsque j’ouvre la coquille et que je peux admirer la chair, je me dis « Wow, quelle beauté » [aspire l’huître sur la coquille]. On en trouve parfois une qui a eu une mauvaise journée [rires] et qui n’est pas aussi bonne. Mais il reste que la très grande majorité des huîtres ont une chair appétissante et succulente. J’adore les huîtres! [autres rires]
Narrateur [8:49]
L’aquaculture à l’Île-du-Prince-Édouard est une industrie stimulante et en plein essor. Au cours des trois dernières décennies, l’industrie a atteint sa maturité et sa pleine production, dont la valeur dépasse les 30 millions de dollars. Elle est composée d’élevages d’huîtres, de moules et de poissons. Depuis des années, on évalue la possibilité d’élever à l’Île-du-Prince-Édouard différentes espèces comme le pétoncle, la palourde, la mye et le flétan. Nous voyons donc que l’aquaculture, à l’Île-du-Prince-Édouard, est promise à un brillant avenir et porteuse d’espoir pour les habitants des collectivités rurales et côtières. [9:32]
[Musique]
Crédits [9:39]
Nos remerciements à (par ordre d’apparition):
Linda Duncan, directrice exécutive, Découverte moules
Gail Shea, ministre des Pêches et des Océans
Jim Dunphy, président, Halibut PEI
Phyllis Carr, propriétaire, Carr’s Shellfish
Photos gracieusement fournies par :
Source des statistiques :
Statistique Canada
Producteur exécutif :
Mack Campbell
Producteur :
Perry Williams
Services de production vidéo :
Virtual Studios, Creative Digital Media
www.virtualstudios.pe.ca
[9:55] Mot-symbole « Canada »
[9:59] fin