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Transcription - Projet de l’AANS sur les eiders


Entrevue avec Matt D’Entremont et Fernando Salazar
Innovation in Design
2 min 23 s

[Matt]« Je m’appelle Matt D’Entremont, je suis le directeur d’iDLab à l’université Dalhousie. »

[Fernando] « Je m’appelle Fernando Salazar, je suis coordonnateur en recherche et développement pour l’Aquaculture Association of Nova Scotia.

[Fernando] Un des buts de l’Association dans ce projet est de développer des technologies peu dispendieuses et accessibles pour les producteurs. »

[Matt Le système que nous avons développé se compose d’un hydrophone, d’un microprocesseur et d’une caméra. La caméra nous permet de voir les éléments déclencheurs positifs et les éléments déclencheurs négatifs puis d’enregistrer l’information à mesure qu’elle est saisie.

Ce produit est d’un grand intérêt commercial pour l’industrie de l’aquaculture parce qu’un canard de 8 kilos consomme l’équivalent de 20 % de son poids corporel en moules chaque jour. Le défi, c’est qu’un canard peut plonger jusqu’à une profondeur de 60 pieds pour déloger les moules qu’il veut manger mais il peut aussi en détacher d’autres du boudin. C’est difficile de récupérer celles-là. 

Si ce canard retourne à son nid et qu’il dit à ses copains qu’il a trouvé une excellente place pour manger, il peut y amener 20 000 amis, et 20 000 amis peuvent causer beaucoup de dommages. Les pertes peuvent atteindre 30 à 40 % de la production d’un mytiliculteur, ce qui représente des pertes très élevées s’il faut trois ans pour obtenir un produit de taille marchande.

[Bruit du sifflet d’appel des canards utilisé par Matt]

[Matt L’hydrophone, lorsqu’il est immergé, détecte les sons comme des vibrations puis les convertit en signaux électriques. Quand nous activons le sifflet d’appel des canards, nous simulons une vibration qui est convertie en signal électrique et nous examinons la fréquence de ce signal pour déterminer si c’est un canard. »