*Veuillez prendre note que l'information qui suit a été produite par le gouvernement provincial du Nouveau-Brunswick
Le 31 octobre 2012
L'élevage du saumon de l'Atlantique a commencé au Nouveau-Brunswick avec les premiers essais marins réalisés en 1979. De nos jours, on reconnaît la contribution importante de cette industrie aux économies locales de même qu'au produit intérieur brut provincial. En 2009, la production était estimée à 24 000 tonnes. Ce secteur d'activité employait 2 000 personnes et se situait principalement dans les communautés riveraines rurales. Le saumon est le deuxième produit de la mer le plus exporté du Nouveau-Brunswick avec des ventes à la ferme estimées à 159 millions de dollars pour cette même année. Les exploitations aquacoles se trouvent dans la région sud-ouest de la province, c'est-à-dire dans les Îles-de-Fundy (consulter la carte ci-jointe).
Au cours des trente dernières années, l'industrie a surmonté un certain nombre de difficultés concernant la santé des poissons, y compris l'anémie infectieuse du saumon (AIS), la maladie bactérienne du rein (MBR) ainsi que le contrôle et la lutte contre le pou du poisson. Les poux du poisson sont des copépodes parasites que l'on retrouve sur le saumon et les autres espèces de poissons qui sont naturellement présents dans l'environnement marin. Pour lutter contre le pou du poisson, l'industrie de l'élevage du saumon a commencé à utiliser en l'an 2000 SLICE®, un produit mélangé à la nourriture. Toutefois, en 2008, il est devenu évident que SLICE® avait perdu de son efficacité. Par conséquent, la nécessité d'accéder à d'autres traitements dans le cadre de l'approche intégrée de lutte antiparasitaire a été établie. Si les poux du poisson ne se sont pas gérés efficacement, les répercussions sur la salmoniculture seront considérables. Parmi ces dernières, on trouve une absence de croissance et la suppression du système immunitaire; ce qui peut entraîner d'autres maladies ou la mortalité.
Le plan intégré de lutte antiparasitaire portant sur le pou du poisson du Nouveau-Brunswick fournit un cadre global de réglementation qui promeut la santé et la protection du saumon de l'Atlantique d'élevage, tout en réduisant au minimum les impacts potentiels sur les ressources aquatiques sauvages du milieu environnant.
Ce plan tient compte de la prévention, de la recherche, de la surveillance (observation) et des mesures de contrôle avec ou sans agents chimiothérapeutiques (intervention). Il favorise l'accès à divers outils de gestion ainsi qu'à des plans de traitement synchronisés et stratégiques afin de bénéficier le plus possible de chaque traitement et de minimiser l'exposition de l'environnement. La mise en place du plan pourrait non seulement réduire la population des poux de poissons à l'échelle de l'élevage, mais amener également une diminution générale du nombre de traitements, de l'usage d'agents chimiothérapeutiques et de leur déversement dans l'écosystème aquatique.
Ce plan encourage les améliorations continues en matière de gestion, d'application de nouvelles technologies et d'introduction de nouveaux produits à mesure que de nouveaux renseignements et avancées scientifiques deviennent disponibles. Cela permettra d'assurer l'efficacité des outils de gestion tout en réduisant les répercussions possibles sur l'environnement et les ressources sauvages.
Bien que le programme intégré de lutte antiparasitaire s'avère essentiel au contrôle et à la gestion efficace du pou du poisson dans l'industrie salmonicole, il serait important que les organismes de réglementation, les pêcheurs, les exploitants d'entreprises touristiques et les autres intervenants de la collectivité comprennent les objectifs et les principes soutenant le plan. De plus, toutes les parties devraient aussi comprendre leurs obligations et leurs responsabilités quant au plan intégré de lutte antiparasitaire.
Pour atteindre les objectifs fixés quant à l'engagement des intervenants, au dialogue et à la communication avec ces secteurs ou personnes, il est possible de choisir diverses avenues comme le comité directeur national sur la santé des animaux aquatiques, le comité du développement des poissons marins et le groupe de travail sur la pêche traditionnelle et l'aquaculture. De plus, les séances d'information et les ateliers de recherche peuvent servir à faciliter le dialogue et les commentaires entre les diverses parties, à solliciter des commentaires sur l'élaboration des modifications au programme intégré de lutte antiparasitaire, à fournir de l'information sur les résultats de la recherche et de la surveillance scientifiques, à obtenir des suggestions ou des propositions de collaboration pour des recherches futures, à discuter des technologies émergentes, etc. S'il y a lieu, d'autres initiatives axées sur la participation des collectivités seront également déterminées et utilisées.
La réussite d'un plan intégré de lutte antiparasitaire se fonde sur la coopération des organismes des gouvernements provinciaux et fédéral, des vétérinaires, de l'industrie et des autres intervenants. Les rôles fondamentaux des gouvernements dans la production piscicole consistent à appuyer la gestion de la santé des poissons, la santé publique et la protection de l'environnement. De plus, il incombe à chaque organisme législatif d'appliquer son mandat de réglementation. Les renseignements ci-dessous donnent un aperçu des rôles et responsabilités de chaque partie liée au programme intégré de lutte antiparasitaire :
Les entreprises salmonicoles fourniront l'information nécessaire aux organismes de réglementation dans le cadre de leurs obligations de licencié. Par l'entremise de l'Atlantic Canada Fish Farmers Association (ACFFA), l'industrie mènera des études périodiques (au minimum sur une base annuelle) sur les stratégies de traitement et les pratiques courantes employées pour lutter contre le pou du poisson, et ce, en collaboration avec les vétérinaires, les professionnels de la santé des poissons et les organismes de réglementation. Les modifications des pratiques de gestion basée sur de la nouvelle information seront fournies aux intervenants. Les plans annuels de traitement basés sur l'analyse des données relatives à l'efficacité du traitement seront transmis aux organismes de réglementation et aux autres intervenants. L'industrie salmonicole collaborera aussi avec une vaste gamme d'intervenants en matière de recherche, de surveillance scientifique et de développement de nouvelles technologies.
Il en va de la responsabilité des vétérinaires, brevetés par l'Association des médecins vétérinaires du Nouveau-Brunswick pour pratiquer dans cette province, de conseiller quant à tous les aspects reliés à la diagnose, à la prévention, à la mitigation, au traitement et à la gestion de la santé des poissons d'élevage, y compris la prescription de tous les traitements disponibles pour contrer le pou du poisson. La relation vétérinaire-client-patient pour chaque cas constitue une composante essentielle dans la lutte contre le pou du poisson et la salubrité des aliments. Les vétérinaires sont impliqués dans tous les aspects entourant la prise de décision et l'orientation de la politique. Au niveau de l'élevage, la politique provinciale du Nouveau-Brunswick sur la santé du poisson exige que chaque exploitation dispose d'un vétérinaire traitant qui effectuera une visite à une fréquence de quatre à six semaines.
Le ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Aquaculture du Nouveau-Brunswick (MAPANB) a le pouvoir législatif et la responsabilité d'assurer la gestion du développement aquacole et de la santé du poisson conformément aux règlements et à la Loi sur l'aquaculture. Le plan intégré du Nouveau-Brunswick relatif à la lutte antiparasitaire contre le pou du poisson fournit le cadre pour assurer une surveillance efficace du pou du poisson à titre de partie intégrante de la gestion globale de la santé des poissons.
Le ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick (MENVNB) réglemente la vente et l'usage des produits antiparasitaires dans cette province en vertu de la Loi sur le contrôle des pesticides. L'objectif de cette loi est de s'assurer que l'utilisation de ces produits ainsi que leur entreposage et leur mise au rebut minimisent les répercussions possibles sur les espèces non ciblées, la santé des humains et l'environnement. Le ministère est responsable de la délivrance des permis aux fournisseurs et aux éleveurs de poissons et de la certification des opérateurs antiparasitaires individuels dans la lutte contre le pou du poisson. Le ministère prend en charge les inspections et les activités de surveillance pour veiller au respect des modalités et conditions relatives aux permis ou aux approbations.
Le MPO est responsable de la Loi sur les pêches qui constitue le fondement juridique permettant de réglementer les effets néfastes sur le poisson et son habitat en ce qui a trait à des travaux ou activités réalisés à proximité ou à l'intérieur des eaux douces ou marines au Canada. Les articles 34 à 42 de cette loi attribuent les compétences, pouvoirs et obligations visant à réglementer les impacts sur le poisson et son habitat, la destruction de poissons par des moyens autres que la pêche de même que la prévention de la pollution dans les eaux où vivent les poissons. Il appartient au MPO d'administrer les dispositions de protection de l'habitat du poisson inscrites dans la Loi, et il est en droit de prendre des mesures en vertu de l'article 36.
Dans le domaine de la gestion intégrée de lutte antiparasitaire, le MPO, par l'intermédiaire de la recherche scientifique, fournit des conseils d'experts et du soutien technique aux ministères provinciaux et fédéraux ainsi qu'à l'industrie quant aux protocoles de surveillance et aux effets environnementaux de l'usage des produits pour la lutte antiparasitaire.
Il incombe à Environnement Canada d'administrer et d'appliquer le paragraphe 36(3) de la Loi sur les pêches, lequel interdit le rejet de substances nocives dans les eaux où vivent les poissons, à moins d'être autorisé par la réglementation en vertu de cette Loi. Environnement Canada assume également des responsabilités en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement de 1999, partie 7, relative à la gestion des déchets en milieu marin, qui doit être considérée en fonction de certaines activités liées à la lutte antiparasitaire au sein de l'industrie de l'aquaculture.
Quant aux agents d'application de la loi, ils sont responsables de vérifier, au moyen d'inspections, la conformité à la Loi. Les inspections sur place ciblent l'usage d'agents chimiothérapeutiques et sont effectuées avec la collaboration et le soutien des partenaires de réglementation provinciaux et fédéraux.
Environnement Canada s'occupe d'un bon nombre d'activités liées aux pesticides en coordination avec l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire et le ministère des Pêches et des Océans.
On a confié à Santé Canada le mandat de superviser la réglementation fédérale quant aux médicaments vétérinaires en vertu de la Loi sur les aliments et drogues et des produits antiparasitaires (pesticides) en vertu de la Loi sur les produits antiparasitaires (LPA). Les agents chimiothérapeutiques employés pour limiter les problèmes de parasites dans le domaine de l'aquaculture se regroupent en deux catégories :
D'autres intervenants intéressés (p. ex. les pêcheurs traditionnels et les ONGE) auront la possibilité de faire part de leurs commentaires et d'en recevoir au sujet de l'élaboration et de la mise en œuvre de ce programme intégré de lutte antiparasitaire, dont la portée est très importante, par l'intermédiaire d'un plan de communication systématique qui sera préparé par le gouvernement, les intervenants et l'industrie.
L'objectif de ce plan intégré de lutte antiparasitaire consiste à offrir un cadre de gestion à vocation scientifique en ce qui a trait aux stratégies liées à la prévention, à la recherche, à la surveillance et au contrôle nécessaires pour lutter contre le pou du poisson. Le plan fournit aux éleveurs de poissons et aux vétérinaires œuvrant dans le domaine aquatique un cadre défini pour contrer efficacement le pou de poisson qui sévit dans les exploitations piscicoles. Ce plan doit tenir compte de l'environnement et des répercussions possibles sur les pêches commerciales et les organismes non ciblés.
Le programme intégré de lutte antiparasitaire est fondé sur les principes suivants :
La gestion intégrée de lutte antiparasitaire est un programme en constante évolution conçu pour le contrôle des parasites et qui met l'accent sur une réduction des besoins de traitement, sur une lutte antiparasitaire efficace et sur une production durable. Durant le cycle de vie du parasite, les mesures de contrôles sont appliquées une ou plusieurs fois, le cas échéant, selon une approche intégrée pour favoriser l'atteinte des objectifs environnementaux et économiques ainsi que ceux liés à la santé et à la protection des animaux. Le programme intégré de lutte antiparasitaire établit des objectifs à court terme tels que l'utilisation des seuils de traitement, qui répondent aux préoccupations socioéconomiques et celles en lien avec la protection des animaux, de même que la destruction des cycles de vie des poux de poisson. Pour ce qui est des objectifs à long terme, le programme prévoit une gestion de la résistance envers les agents chimiothérapeutiques et l'instauration de protocoles de gestion écologiquement durable.
Les exploitations peuvent élaborer des mesures de contrôles particulières qui appuient également les plans de gestion intégrée de lutte antiparasitaire coordonnés à l'échelle régionale ou à l'ensemble de l'industrie. Pour ce faire, une bonne communication et coordination entre les intervenants est nécessaire, y compris avec les organismes gouvernementaux, en matière d'élaboration d'un plan intégré de lutte antiparasitaire.
Les plans de gestion intégrée de lutte antiparasitaire sont caractérisés par la collecte et l'analyse de grandes quantités d'information concernant la production, les parasites et l'environnement. Ces renseignements influent sur les décisions quotidiennes à prendre en matière de lutte antiparasitaire et soutiennent la traçabilité alimentaire, la réglementation environnementale, la recherche ainsi que l'élaboration d'un plan de lutte antiparasitaire. Les méthodes de production et celles utilisées pour combattre les parasites changent continuellement. Comme les plans intégrés de lutte antiparasitaire sont en constante évolution, ils doivent être révisés, modifiés et mis au point pour tenir compte des défis soulevés.
La conception de ces plans est basée sur plusieurs composantes fondamentales :
Niveaux acceptables de pou du poisson : L'accent est mis sur le contrôle du parasite et non sur son éradication. La gestion intégrée de lutte antiparasitaire reconnaît que l'élimination de la totalité de la population parasitaire est souvent impossible. Tenter de le faire peut être coûteux sur le plan économique, dangereux pour l'environnement et dans la plupart des cas impossible.
Surveillance : L'observation fréquente est la pierre angulaire d'une gestion intégrée de lutte antiparasitaire. L'inspection visuelle ainsi que d'autres méthodes de mesures et outils de surveillance sont utilisés pour surveiller les niveaux de pou du poisson. La surveillance est également nécessaire pour effectuer le suivi concernant l'efficacité des mesures de contrôle. Pour le domaine de l'aquaculture, qui s'appuie sur une ressource partagée (la mer), la surveillance et le suivi constants de la santé de l'écosystème (environnementale) s'avèrent des composantes nécessaires.
Pratiques d'élevage piscicoles : Le choix de pratiques exemplaires permet de réduire la possibilité d'être infesté par le parasite. De telles pratiques peuvent inclure une diminution de la densité d'ensemencement, une mise en jachère, des traitements synchronisés et d'autres mesures de gestion appropriées.
Méthodes de contrôle sans agents chimiothérapeutiques : L'usage de méthodes sans agents chimiothérapeutiques vise à aider la gestion des infestations de pou du poisson.
Méthodes de contrôle avec agents chimiothérapeutiques : Les agents chimiothérapeutiques sont utilisés de manière responsable, au besoin et seulement à des moments précis du cycle de vie du parasite. Les méthodes d'application cherchent à limiter ou à diminuer le déversement des agents chimiothérapeutiques dans l'environnement. Les sections suivantes décrivent les initiatives particulières qui seront entreprises.
Les stratégies de contrôle sans agents chimiothérapeutiques constituent une importante composante du programme intégré de lutte antiparasitaire qui comporte des mécanismes, des outils et des méthodes employés pour lutter contre le pou du poisson sans la manipulation d'agents chimiothérapeutiques. Les exemples de pratiques courantes qui appuient le contrôle sans agents chimiothérapeutiques peuvent inclure, mais sans s'y limiter, les activités suivantes :
La province du Nouveau-Brunswick a adopté le système relatif aux zones de gestion des baies à des fins aquacoles (ZGBA) qui est fondé sur des sites d'élevage d'une seule classe d'âge, des zones désignées, la mise en jachère et les protocoles de biosécurité. Les frontières de chaque zone de gestion des baies à des fins aquacoles sont établies selon diverses considérations relatives à l'océanographie et à la santé des poissons. Des études océanographiques supplémentaires relatives aux courants, à l'échange d'eau et aux droits de propriété des exploitations peuvent entraîner d'autres corrections concernant les frontières.
La pratique relative au placement du saumon de l'Atlantique appartenant à la même classe d'âge dans des exploitations piscicoles individuelles ainsi que des zones de baies désignées sera conservée afin de minimiser le transfert entre générations du pou du poisson (par exemple, l'impact des saumons pré-commercialisables qui abritent le pou du poisson sur de nouveaux smolts mis en élevage).
Le système de production relatif aux zones de gestion des baies à des fins aquacoles nécessite que chaque exploitation observe une période minimale de quatre mois pour la mise en jachère. De plus, elle doit être synchronisée à l'échelle de la zone durant deux mois.
La stratégie de la mise en jachère des exploitations et des zones de gestion des baies à des fins aquacoles existe et sera maintenue pour soutenir l'interruption des cycles de maladie entre les stocks de poissons successifs au sein d'une même zone de gestion. Dans le futur, la pratique de la mise en jachère pourrait être mieux définie en fonction des contrôles environnementaux, de l'analyse des populations du pou de poisson et de la dynamique qui pourrait découler des renseignements obtenus par la Sécurité et sûreté ministérielle et par d'autres recherches.
Un certain nombre de stratégies de contrôle sans agents chimiothérapeutiques, comme mieux nettoyer les poissons ou l'utilisation de pièges, font l'objet d'études dans les exploitations piscicoles afin de déterminer leur degré d'efficacité pour lutter contre le pou du poisson En outre, les pratiques relatives à la vaccination, la nutrition, les immunostimulants et la gestion d'exploitations d'aquaculture (p. ex. changer les critères de sélection de l'exploitation ou modifier sa séparation) font également l'objet d'un examen. Toutes les nouvelles stratégies seront mises en œuvre si elles se révèlent efficaces.
L'accès à une variété d'agents chimiothérapeutiques ou à une classe de composés est essentiel à un programme intégré de lutte antiparasitaire afin de minimiser le risque de développement d'une résistance aux produits et pour assurer une efficacité optimale lors de l'utilisation du bon produit fondé sur le cycle de vie du pou. Au moment de sélectionner un produit chimiothérapeutique pour contrôler le pou du poisson, le vétérinaire et l'éleveur se trouvant sur place tiendront compte d'un nombre de facteurs, notamment : les facteurs environnementaux, l'incidence sur l'aire de réception, les autorisations réglementaires et les exigences législatives.
Les professionnels de la santé des poissons, les éleveurs et les organismes de réglementation travailleront ensemble régulièrement pour surveiller et évaluer les agents chimiothérapeutiques qui peuvent être utilisés au Canada afin de réduire la possibilité de tolérance aux produits individuels.
Alors que les agents chimiothérapeutiques ne sont utilisés qu'au besoin, ils sont une composante essentielle à un programme intégré de lutte antiparasitaire efficace. Les traitements sont administrés soit sous forme d'ajout à la nourriture ou de bain de traitement. Tous les traitements sont administrés suivant la prescription d'un vétérinaire ou sont approuvés par Santé Canada.
Les éleveurs de poissons doivent préparer un plan annuel de traitement et de gestion du pou du poisson. Ce plan doit être soumis au ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Aquaculture du Nouveau-Brunswick avant le 31 janvier de chaque année civile. Les principaux éléments de ce plan doivent comprendre : les produits qui peuvent éventuellement être utilisés, le délai prévu du traitement et un avis approprié aux autorités réglementaires. D'autres avis de traitement peuvent être produits selon le dialogue entre les intervenants.
Le programme intégré de lutte antiparasitaire soutient l'application de toutes les options de gestion. Les stratégies de contrôle sont conçues au moyen d'un processus collaboratif avec l'industrie, les vétérinaires et les organismes de réglementation. Les options de traitement seront fondées sur le cycle de vie du pou du poisson, la taille du poisson devant être traité et les conditions environnementales (c.-à-d. la température de l'eau, la période de l'année, l'accessibilité physique de l'élevage) et les conditions réglementaires liées à l'utilisation des produits thérapeutiques.
Les stratégies de contrôle tiendront compte de ce qui suit :
Le seuil relatif au traitement est l'abondance maximale de poux du poisson avant qu'un traitement soit requis. En établissant les seuils, on considère des facteurs tels que le nombre moyen de poux par poisson ou le cycle de vie et le sexe du pou (c.-à-d. femelles gravides). Les seuils peuvent varier d'année en année et seront établis en fonction des recommandations des vétérinaires, des professionnels de la santé des poissons, de l'industrie et des organismes de réglementation.
Les seuils relatifs au traitement constituent des lignes directrices dynamiques et sont fondés sur :
La rotation des produits est l'utilisation stratégique de divers agents chimiothérapeutiques et constitue une composante essentielle du programme intégré de lutte antiparasitaire. En alternant l'utilisation d'agents chimiothérapeutiques, la possibilité de résistance est réduite, ce qui prolonge la vie et l'utilisation de chaque produit.
Les décisions vétérinaires concernant la rotation des produits seront prises en fonction des agents chimiothérapeutiques accessibles, des limites réglementaires, des données relatives aux bioessais et à l'efficacité du traitement, des conditions environnementales, de la méthode du traitement, du cycle de vie du pou du poisson, de la taille du poisson devant être traité, et de la présence d'espèces non ciblées.
La rotation des produits requiert l'accès à une variété de produits avec différents modes d'action qui ont été approuvés par l'agence de réglementation appropriée.
On pense que les traitements fondés sur la région sont plus efficaces que les traitements individuels par emplacement pour contrôler le pou du poisson; par contre, les autorisations actuelles limitent l'application de cette approche. À l'avenir, l'analyse des données de diverses sources peut appuyer l'approbation de décisions relatives aux traitements fondés sur la région. Les traitements fondés sur la région nécessiteraient la coordination ou la synchronisation de traitements dans plusieurs exploitations aquacoles situées dans une région précise.
Les traitements dans les exploitations aquacoles nécessiteraient la coordination ou la synchronisation de traitements dans des cages d'une exploitation. Cette stratégie diminuerait le risque de tolérance ou de résistance du pou du poisson à l'agent thérapeutique.
Un nombre de variables comprises dans le traitement est touché par la température de l'eau. La durée du cycle de vie et la reproduction du pou du poisson sont touchées par les températures de l'eau. De même, l'efficacité du traitement et les effets indésirables potentiels des traitements sur le poisson, tels que la gestion du stress et la mortalité, sont liés à la température. Des traitements stratégiques programmés pour réduire le nombre de poux avant les périodes d'eau froide ou d'eau chaude peuvent être appropriés pour garder des stocks de poisson en santé. Les traitements saisonniers joueront un rôle important dans le développement de stratégies de traitement.
Une composante importante de tout programme intégré de lutte antiparasitaire est l'utilisation et l'incorporation d'un suivi et d'une surveillance pour un certain nombre de perspectives différentes dans le cadre de la gestion continue des problèmes de parasites. L'intégration de renseignements recueillis comme rétroaction de la gestion continue de problèmes de parasites est essentielle pour assurer une approche durable de lutte antiparasitaire. Les principaux points à surveiller sont les niveaux d'infestation pour aider à gérer les stratégies de traitement, l'efficacité du traitement (pour éviter la résistance), l'environnement ainsi que la recherche et la surveillance scientifique pour appuyer l'évolution de la gestion des poux du poisson.
Un programme de surveillance du pou du poisson dans les exploitations piscicoles est essentiel pour comprendre la dynamique du pou du poisson dans des sites d'élevage et pour prendre des décisions éclairées sur les meilleures options de traitement. La province du NouveauBrunswick, en collaboration avec l'industrie, ont élaboré un « programme de surveillance du pou du poisson pour les sites d'aquaculture du saumon marin au Nouveau-Brunswick ». Ce programme établit les exigences pour les composantes suivantes :
L'objectif du Plan annuel de traitement et de gestion du pou du poisson est de maintenir le nombre de poux du poisson sous un seuil convenu qui vise à prévenir la prolifération des poux dans d'autres élevages et à réduire les répercussions éventuelles sur les stocks sauvages.
Avant le 31 janvier de chaque année, un plan annuel de traitement et de gestion du pou du poisson sera élaboré par l'industrie en collaboration avec les vétérinaires, les professionnels de la santé des poissons, et les organismes provinciaux et fédéraux. Le plan suivra les principes du plan intégré de lutte antiparasitaire contre les poux du poisson, les règlements fédéraux et provinciaux en matière de gestion de la santé des poissons et les activités décrites dans le programme de surveillance du pou du poisson.
D'autres intervenants auront l'occasion de commenter le Plan annuel de traitement et de gestion du pou du poisson.
Des dénombrements détaillés seront effectués à l'aide du protocole de dénombrement et d'échantillonnage normalisé défini dans les « Protocoles d'échantillonnage des poux du poisson normalisés pour le Nouveau-Brunswick ». Ce protocole décrit le nombre minimal de cages, les cycles de vie des poissons et des poux du poisson à préciser.
Des dénombrements hebdomadaires sont requis lorsque les températures de l'eau atteignent un seuil désigné (p. ex. 50C) au printemps et continuent jusqu'à ce que les températures descendent sous le seuil. Lorsque les températures vont en-dessous du seuil, des dénombrements mensuels sont requis. Un dénombrement de poux du poisson doit être effectué le plus près possible, dans la semaine, avant le début de tout traitement. Les dénombrements de poux du poisson doivent suivre les protocoles d'échantillonnage normalisés, tels qu'ils sont indiqués à la section 1 du programme de surveillance du pou du poisson pour les sites d'aquaculture du saumon marin au Nouveau-Brunswick.
Les dénombrements prévus seront soumis dans le format prescrit à la base de données de référence du système d'aide à la décision, gérée par un tiers indépendant, ayant les compétences nécessaires.
Les détenteurs de permis d'aquaculture sont tenus de soumettre le dénombrement des poux, tel qu'il est défini dans le Programme de surveillance du pou du poisson, élaboré dans le cadre de la Loi sur l'aquaculture du Nouveau-Brunswick et des dispositions générales. Les titulaires de permis doivent aussi confirmer que les dénombrements prévus ont été effectués et soumis dans le système d'aide à la décision et qu'ils sont conformes aux approbations émises par le ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick aux termes de la Loi sur le contrôle des pesticides.
Les vérifications du dénombrement de poux du poisson dans les exploitations piscicoles seront effectuées par un tiers indépendant, ayant les compétences requises dans au moins 60 % des exploitations actives, au moins deux fois par année. La première vérification aura lieu entre les 15 avril et 31 août; la deuxième vérification, entre les 1er septembre et 20 décembre.
Les détenteurs de permis d'aquaculture doivent s'assurer que leur personnel est bien formé et certifié pour effectuer le dénombrement de poux du poisson dans leurs exploitations piscicoles. L'objectif de la certification est de s'assurer que toutes les données fournies au système d'aide à la décision du tiers sont conformes parmi tous les établissements piscicoles. Pour effectuer le dénombrement de poux du poisson, il faudra des connaissances de base et une compréhension de la biologie et des divers cycles de vie du pou du poisson ainsi que des compétences dans la consignation du dénombrement de poux et dans la différenciation des cycles. Une réévaluation annuelle est fortement recommandée et une autre formation devra être donnée, au besoin.
Des bioessais seront nécessaires (c.-à-d. une fois par année, par produit, par région) afin de surveiller la réaction au traitement des poux et pour déceler les signes de tolérance le plus tôt possible.
Le programme intégré de lutte antiparasitaire est fondé sur la compréhension de l'efficacité des outils de contrôle et de gestion du pou du poisson et sur l'assurance que l'on tente d'éviter la tolérance à un composé de traitement individuel. Le suivi comprendra l'analyse des données obtenues au moyen des dénombrements de poux du poisson et des bioessais avant et après le traitement.
La collecte et l'évaluation des données et des renseignements sur le traitement contre les poux du poisson dans tous exploitations marines permettront l'évaluation et la comparaison de l'incidence de la durée de l'administration des traitements contre les poux du poisson dans une ZGBA, une sous-zone, ou au cours d'une saison ou d'une année civile.
Les évaluations fourniront des renseignements sur le développement des pratiques de gestion de l'industrie, ainsi que les seuils de traitement exacts et les futures stratégies de traitement.
L'établissement des horaires de traitement comprendra un dialogue avec les autres intervenants.
Le programme intégré de lutte antiparasitaire offre un cadre pour réduire la probabilité de développer une tolérance aux agents chimiothérapeutiques.
La base de données relative aux poux du poisson (système d'aide à la décision) sert de répertoire de toutes les données sur le traitement et le suivi concernant le pou du poisson. Des analyses utilisant cette base de données peuvent permettre la détection précoce d'un développement éventuel d'une tolérance et ainsi éviter la résistance aux produits en changeant les stratégies de traitement.
Les meilleures pratiques de gestion de l'industrie seront élaborées et mises en œuvre pour tous les produits et les méthodes de traitement contre les poux du poisson (p. ex. bateaux viviers, bâches, ajouts à la nourriture). Ces pratiques comprennent :
En ce qui a trait aux agents chimiothérapeutiques, le suivi et la surveillance dans l'environnement peuvent être requis dans le cadre des autorisations réglementaires initiales (p. ex. Programme de distribution de médicaments d'urgence ou homologations d'urgence des produits antiparasitaires) des produits de traitement contre les poux du poisson. Les nouvelles autorisations nécessitent souvent une surveillance scientifique précise pour mieux caractériser les risques environnementaux éventuels et pour s'assurer que les risques pour l'environnement marin et les organismes non ciblés sont compris et pris en compte avant l'homologation complète du produit. Selon la situation, il peut être nécessaire d'effectuer une surveillance aux fins de conformité.
Par contrôles environnementaux suivant les autorisations initiales, on entend notamment :
Le suivi et la surveillance de l'environnement et des espèces non ciblées sur plusieurs saisons sont souhaitables pour assurer une durabilité à long terme du programme intégré de lutte antiparasitaire.
Certains éléments ne sont pas propres au programme intégré de lutte antiparasitaire relatif au pou du poisson et devraient tirer parti d'autres programmes surveillant la santé globale de l'écosystème. À ce moment-ci, il n'existe pas de programme aux fins de suivi à long terme. Pareil programme pourrait comprendre :
La gestion intégrée de la lutte antiparasitaire utilise les méthodes de contrôle chimiothérapeutique et non chimiothérapeutique pour gérer le pou du poisson. Un programme intégré de lutte antiparasitaire ne doit pas être considéré comme un plan statique ou un ensemble de procédures, mais plutôt comme un processus évolutif qui utilise les connaissances d'une variété de sources, telles que l'évaluation vétérinaire, la recherche scientifique, la surveillance environnementale, les résultats des bioessais, les données sur l'efficacité du traitement, les discussions entre les intervenants, etc. La recherche appuiera également l'introduction de nouvelles méthodes de contrôle chimiothérapeutique et non chimiothérapeutique ou de nouvelle technologie.
On reconnaît que les organismes de réglementation, l'industrie salmonicole et d'autres organismes auront des besoins individuels en matière de recherche et de surveillance, d'élaboration et d'introduction de nouvelles technologies. Dans la mesure du possible, la recherche doit être encouragée dans le cadre d'un programme de recherche coordonné et collaboratif qui regroupe les chercheurs des organismes réglementaires fédéraux et provinciaux, du milieu universitaire, du secteur privé, des groupes de conservation ainsi que des représentants des industries de la pêche et d'aquaculture.
Les thèmes de recherche peuvent comprendre :
(i) Recherche sur la réglementation – la recherche et la surveillance seront utilisées dans le cadre de l'évaluation continuelle du programme intégré de lutte antiparasitaire et appuieront les évaluations des risques du point de vue de la réglementation des agents chimiothérapeutiques. Elle fournira également les renseignements nécessaires pour évaluer la délivrance de permis liés aux divers traitements contre le pou du poisson.
(ii) Dynamiques environnementales – la recherche appuie une meilleure compréhension de la biologie et de la dynamique du pou du poisson. La recherche environnementale comprend le travail qui contribue aux pratiques de gestion d’exploitation améliorée (mise en jachère, délai de traitement, etc.) ainsi que la recherche fondée sur l'écosystème. Il est à noter que la recherche environnementale sera aussi menée par l'intermédiaire de recherches dans le cadre des pratiques de gestion réglementaires et des sections de modélisation.
(iii) Santé des poissons / pratiques de gestion – la recherche et les études sur les facteurs de risque fournissent les connaissances nécessaires pour appuyer l'utilisation optimale des produits de traitement contre le pou du poisson, la durabilité environnementale et pour communiquer les décisions relatives au traitement et à la gestion dans les exploitations piscicoles.
(iv) Nouveaux traitements / Technologie verte – la recherche comprendra l'exploration des options de traitement non chimiothérapeutique dans la gestion du pou du poisson, y compris les nouvelles technologies.
(v) Modélisation – elle comprendra la modélisation environnementale et hydrologique et le développement et l'analyse des données dans le système d'aide à la décision qui contient les données obtenues par suite de la surveillance et des bioessais relatifs au pou du poisson dans les établissements piscicoles.
Le développement et l'utilisation d'une base de données centralisée ou d'un système d'aide à la décision (SAD) offriront une plateforme pour la collecte et l'analyse cruciales du pou du poisson, de la santé des poissons et des données environnementales. Il s'agit d'un élément essentiel de l'amélioration continue de l'efficacité du programme intégré de lutte antiparasitaire.
Le SAD servira de dépôt central de l'information relative au programme intégré de lutte antiparasitaire, y compris les dénombrements de poux du poisson, les données sur les bioessais et sur le traitement. En temps opportun, le système générera des rapports appropriés qui peuvent être utilisés par les vétérinaires, le personnel désigné chargé de la santé des poissons, les décideurs, les représentants des organismes de réglementation et les aquaculteurs afin d'améliorer le contrôle ou la gestion du pou du poisson, et de cerner les tendances éventuelles.
Des rapports publics seront disponibles.
Le SAD permettra aux épidémiologistes, chercheurs, décideurs, représentants d'organismes de réglementation désignés ainsi qu'aux vétérinaires traitants de faire ce qui suit :
Le SAD appuie l'évaluation constante du programme intégré de lutte antiparasitaire et l'amélioration continue des diverses composantes de ce programme, en particulier en ce qui concerne la sélection des agents chimiothérapeutiques et les protocoles de traitement. Il peut également fournir aux organismes de réglementation l'information nécessaire pour vérifier la conformité à la réglementation.
Veiller à ce que la manutention des produits soit une priorité de l'industrie et des organismes de réglementation. En ce qui concerne la sécurité des travailleurs, tous les bains contre le pou du poisson autorisés par l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire font l'objet d'une autorisation provinciale en vertu de la Loi sur le contrôle des pesticides administrée par le ministère de l'Environnement. La Loi énonce clairement les exigences en matière d'entreposage et de formation des employés pour assurer une sécurité élevée aux personnes qui manipulent les produits et qui effectuent les traitements. Toutes les personnes qui manipulent les pesticides doivent avoir reçu une attestation (après un examen) et doivent exécuter les traitements en vertu des directives les plus restrictives indiquées sur l'étiquette du produit ou des modalités du permis d'utilisation du pesticide.
Les exploitations qui effectuent les bains contre le pou du poisson doivent identifier l'exploitation en conséquence afin d'informer les autres parties intéressées que des traitements sont en cours ou ont eu lieu depuis 24 heures.
La décision de procéder à un traitement ou de mettre œuvre des pratiques de gestion d’exploitation est fondée sur la promotion de conditions acceptables de protection des animaux.
Le Canada dispose d'une législation concernant la protection des animaux. Au Nouveau-Brunswick, les agents de la protection des animaux, employés par la Société protectrice des animaux du Nouveau-Brunswick, appliquent les lois provinciales en matière de protection des animaux.
La Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada, et l'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire évaluent les risques pour la santé humaine de tous les agents chimiothérapeutiques et médicaments. Par conséquent, toutes les approbations concernant le recours aux traitements contre le pou du poisson comprennent l'établissement d'une période de retrait réglementée entre le moment du traitement et la récolte du poisson. De plus, la salubrité des aliments est protégée au moyen de programmes de vérification par des tiers de la santé du poisson et de tests d'organismes gouvernementaux comme l'ACIA. Le programme d'inspection de l'ACIA surveille constamment les produits aquacoles vendus sur le marché pour vérifier s'il n'y a pas eu dépassement des limites concernant les résidus, qui sont établies par Santé Canada.
L'élaboration et la mise en œuvre du programme intégré de lutte antiparasitaire représentent un processus basé sur une collaboration entre les deux niveaux de gouvernement, l'industrie, les professionnels de la santé du poisson et les parties intéressées pertinentes (p. ex. les groupes de pêcheurs traditionnels et les ONGE). Le programme intégré de lutte antiparasitaire soutient une surveillance périodique ainsi qu'une évaluation et une amélioration continues. Il comprendra un examen des stratégies annuelles de traitement à l'exploitation et, s'il y a lieu, des secteurs de l'industrie, des professionnels de la santé du poisson, des intervenants et des organismes de réglementation.
Le programme intégré de lutte antiparasitaire est revu chaque année pour vérifier s'il continue d'atteindre ses buts et de respecter ses principes. Un rapport annuel sur le rendement du programme sera élaboré et exécuté; il sera rendu public d'ici le 31 janvier.