Rapport final
Présenté au : Ministère des Pêches et des Océans
Le 12 juin 2007
Préparé par :
Stratos Inc.
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Ottawa (Ontario) K1N 7B7
Tél: 613-241-1001
Télec. : 613-241-4758
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2.2 But et objectifs de l’évaluation
2.4 Auditoire cible de l’évaluation
3 Constatations en fonction de chaque élément du cadre d’évaluation
3.1 Processus d’établissement des priorités
3.1.1 Résumé des changements au processus d’établissement des priorités
3.2 Dispositions organisationnelles
3.2.1 Résumé des changements aux dispositions organisationnelles
3.3 Processus d’attribution des ressources
3.3.1 Résumé des changements aux processus d’attribution des ressources
3.4.1 Résumé des changements aux processus opérationnels
3.5.1 Résumé des changements à la culture organisationnelle
3.6 Résumé des constatations en fonction de chaque élément du cadre d’évaluation
4 Constatations tirées de l’analyse comparative de la gestion des programmes de C et P régionaux
5 Constatations tirées de l’analyse comparative des organismes externes d’application de la loi
Annexe A : Grille d’évaluation
Annexe B : Liste des personnes interviewées
AC : administration centrale
AP : agent des pêches
BR : bureau régional
C et P : Conservation et protection
C.-B. : Colombie-Britannique
CGR : Comité de gestion régionale
CGRR : Cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats
CPPI : Comité de planification de la pêche intégrée
DGR : directeur général régional
DR : directeur régional
DS : directeur de secteur
ETP : équivalent temps plein
GESPAQ : Gestion des pêches au Québec
GH : gestion de l’habitat
GIR : Gestion intégrée du risque
GPA : Gestion des pêches et de l’aquaculture
MPO : ministère des Pêches et des Océans
MCH : Modernisation des mesures de conformité touchant l’habitat
PE : protocole d’entente
PIGP : plans intégrés de gestion des pêches
S et S : Santé et sécurité
SMA : sous-ministre adjoint
La présente évaluation avait pour but de déterminer l’impact de la structure hiérarchique sur le MPO et, en particulier, sur la capacité du programme de conservation et de protection de respecter son mandat, en :
Les objectifs principaux de l’évaluation étaient les suivants :
Les objectifs secondaires incluaient la nécessité :
Cette évaluation indépendante est « fondée sur des preuves ». C’est-à-dire que ses conclusions et recommandations sont fondées sur des éléments de preuve objectifs, quantitatifs et documentés dans la plus grande mesure du possible. Le processus d’évaluation a tenu compte de nombreux points de vue sur plusieurs aspects, y compris :
La direction et le personnel du programme ont validé toutes les constatations énoncées dans la présente évaluation.
Les conclusions sommaires suivantes ont été formulées en réponse aux énoncés d’objectifs précis et émanent des constatations détaillées présentées dans ce rapport d’évaluation.
Conclusion no 1
L’efficacité et l’efficience des activités de C et P sur le fondement de la structure hiérarchique se sont améliorées à bien des égards depuis la mise en œuvre du projet pilote de structure hiérarchique. Le programme a subi de nombreux changements positifs et l’ensemble de sa gestion et de son exécution s’est amélioré. Nul doute que certains de ces changements ont été provoqués par la modification des rapports hiérarchiques; tandis que d’autres ne sont qu’en partie attribuables aux structures hiérarchiques ou ont découlé d’autres initiatives et se seraient produits quand même sans le projet pilote de structure hiérarchique.
Conclusion no 2
La modification des rapports hiérarchiques a permis au programme de C et P de mieux gérer les problèmes de portée régionale, grâce à une capacité accrue de déploiement des ressources et de prise et de mise en œuvre des décisions à l’égard du programme de C et P. Cela se voit dans l’amélioration des communications internes, dans la gestion du personnel et des ressources financières, dans les relations avec les organismes externes d’application de la loi et dans l’esprit de corps en général.
Conclusion no 3
Un certain nombre d’améliorations relevées dans la région du Pacifique se produisent dans d’autres régions et, par conséquent, auraient pu se produire dans le cadre du modèle de gestion sectorielle au sein de la région du Pacifique. L’augmentation des ressources financières, l’amélioration des mesures de dotation et l’amélioration des mesures de recrutement sont trois exemples d’améliorations similaires dans d’autres régions qui ont eu des impacts positifs sur le programme.
Conclusion no 4
Nombre d’impacts sont imputables à la mise en œuvre du projet pilote de structure hiérarchique. Dans la plupart des cas, ces changements ne constituaient pas des résultats prévus de la modification des rapports hiérarchiques, et étaient involontaires, mais ont quand même entraîné des résultats positifs. Il faut accorder une attention toute particulière au fait que le moral du personnel du programme de C et P s’est grandement amélioré depuis le projet pilote de structure hiérarchique. Il s’agit d’une constatation importante qui suscite une préoccupation quant aux risques de revenir à un modèle de gestion sectorielle pour le programme de C et P au sein de la région.
Conclusion no 5
Rien ne laisse supposer que le projet de structure hiérarchique a exercé une influence négative sur d’autres secteurs de programme du MPO. Il importe de s’assurer que les programmes ministériels sont exécutés de manière intégrée au niveau du secteur et que les structures hiérarchiques au sein du programme de C et P sont gérées de façon à ne pas exercer une influence négative sur le modèle intégré d’exécution sectorielle du programme.
Conclusion no 6
Le maintien de la structure hiérarchique au sein de la C et P de la région du Pacifique, avec certaines améliorations aux pratiques de gestion internes, pourrait augmenter les chances de succès de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité en renforçant le contrôle de gestion hiérarchique de la C et P sur la planification, la surveillance et le suivi des activités opérationnelles.
Recommandation no 1 : à savoir si :
Il est recommandé que :
la structure hiérarchique à l’essai dans le cadre du programme de C et P de la région du Pacifique soit conservée, sous réserve des améliorations énoncées dans la recommandation no 2.
Recommandation no 2 : sur les améliorations du modèle de gestion hiérarchique du programme de C et P de la région du Pacifique.
Il est recommandé que :
le modèle de gestion hiérarchique du programme de C et P au sein de la région du Pacifique soit amélioré et renforcé par la prise en compte, et une meilleure définition, du fonctionnement du modèle de gestion dans un certain nombre de secteurs, y compris :
Les activités de conservation et de protection de la région du Pacifique ont fait l’objet d’une révision externe intense. Au cours des 25 dernières années, onze (11) rapports très médiatisés ont été publiés au sujet des faibles retours de saumon rouge (sockeye) du Fraser. Ces rapports ont tiré nombre de conclusions et formulé des recommandations à l’égard de l’efficacité des activités de conservation et de protection (C et P) de la région pour le saumon du Fraser. Ces rapports comprennent :
En 2004, comme le taux de retour du saumon dans le fleuve Fraser était extrêmement faible, le Comité d’examen de fin de saison de la pêche du saumon dans le fleuve Fraser a entrepris un examen approfondi de la gestion des stocks de saumons du Sud pour 2004. Le rapport final du Comité (le rapport Williams) a formulé 47 recommandations en vue d’éviter une baisse continue du taux de retour. L’une de ces recommandations touche directement la situation organisationnelle de la C et P :
« L’application dans la région du Pacifique devrait être ultimement organisée comme une branche séparée et relever d'un cadre supérieur ayant de l'expérience dans le domaine du respect de la loi et une autorité hiérarchique partout en Colombie-Britannique. Cette personne devrait siéger au Comité régional de gestion. »
Outre le rapport Williams, le rapport du Comité permanent des pêches et des océans de 2005 a formulé de nombreuses recommandations sur la gestion de la pêche du saumon, dont une qui concerne directement la C et P :
« Le ministère des Pêches et des Océans organise une direction de l’application des règlements dans la région du Pacifique, séparée de la gestion des pêches. Cette direction sera dirigée par un directeur régional possédant une profonde expérience en la matière, faisant rapport à un sous-ministre adjoint pour l’application des règlements, et étant chargé de mettre en place et de maintenir une capacité d’application des règlements à un niveau de compétence et de couverture qui assurerait que le ministre s’acquitte de son obligation de garantir la conservation et la protection des ressources halieutiques de la région du Pacifique du Canada. »
Ni le rapport Williams ni le rapport du Comité permanent des pêches et des océans de 2005 n’ont énoncé clairement ce qu’on attendait de la mise en œuvre d’un nouveau modèle hiérarchique. Néanmoins, en réponse au rapport du Comité permanent des pêches et des océans de 2005, le gouvernement du Canada s’est engagé à mettre à l’essai une nouvelle structure hiérarchique oùles activités sur le terrain relèveraient directement du directeur de la C et P, qui lui, relèvera du directeur général régional. Cependant, en ce qui a trait à la création d’une direction de l’application des règlements dirigée par un sous-ministre adjoint, le gouvernement du Canada a conclu que cette approche ne permettra peut-être pas d’améliorer la gestion du saumon et qu’il restait beaucoup à faire avant de mettre en œuvre cette recommandation. Il s’est également engagé à évaluer le projet pilote de structure hiérarchique. Outre la réponse officielle du gouvernement du Canada, le directeur de la C et P siège désormais au Comité de gestion régionale, comme le précise le rapport Williams. La figure 1 illustre la structure hiérarchique avant le projet pilote (soit le modèle de gestion sectorielle) et la figure 2 illustre le projet pilote de structure hiérarchique (soit le modèle hiérarchique).
Figure 1 : Modèle de gestion sectorielle

Figure 2 : Modèle hiérarchique

En 2006, le MPO a entrepris l’évaluation du projet pilote de structure hiérarchique, qui a conclu que le projet avait été mis en œuvre sans qu’aucun cadre d’évaluation approprié ne soit en place, que les objectifs et les résultats escomptés de la structure hiérarchique n’avaient pas été établis et qu’il n’y avait aucun mécanisme, comme des indicateurs de rendement, en place pour évaluer la réussite du projet.
Par mesure de suivi à l’évaluation initiale de 2006, une deuxième évaluation a été entreprise avant la saison de pêche du saumon de 2007. Le présent rapport documente les résultats de la deuxième évaluation du projet pilote de structure hiérarchique pour la fonction de conservation et de protection de la région du Pacifique. Les constatations et les conclusions de ce rapport fournissent au Ministère une information objective et fiable pour déterminer dans quelle mesure le projet pilote de structure hiérarchique a traité les engagements en réponse aux objectifs du rapport du Comité permanent sur les pêches et les océans de 2005.
La présente évaluation a pour but de déterminer l’impact de la structure hiérarchique sur le MPO et, en particulier, sur la capacité du programme de conservation et de protection de respecter son mandat, en :
Les objectifs principaux de l’évaluation sont les suivants :
Les objectifs secondaires incluent la nécessité :
Il s’agit ici d’une évaluation « formative » axée sur la mise en œuvre du projet pilote de structure hiérarchique de la fonction de conservation et de protection dans la région du Pacifique. Elle vise à évaluer et à renforcer ou à améliorer le projet de structure hiérarchique en étudiant le processus d’exécution et de mise en œuvre du programme de C et P, de même que le contexte organisationnel et de gestion dans lequel le programme est exécuté.
L’évaluation porte de plus sur les activités menées et les processus en place avant la mise en œuvre du projet pilote de structure hiérarchique (au cours de la saison de pêche de 2004), ainsi que sur les activités et processus mis en place à la suite du lancement du projet pilote le 20 juin 2005 et jusqu’au moment de la collecte des éléments de preuve aux fins d’évaluation au début de 2007.
L’évaluation englobe toutes les activités et fonctions de conservation et de protection exécutées au sein des bureaux régionaux (BR) et des cinq (5) secteurs de gestion de C et P de la région du Pacifique. Elle tient compte des activités entreprises par les différents comités et structures régionaux et nationaux du MPO qui supervisent directement ou influencent l’exécution du programme de C et P dans la région du Pacifique. L’évaluation n’aborde d’autres programmes, structures et activités qui ne concernent pas la conservation et la protection que dans la mesure où ils ont été touchés par la fonction de C et P.
L’évaluation est destinée en premier lieu au sous-ministre des Pêches et des Océans. Le directeur général régional (région du Pacifique), le SMA de la Gestion des pêches et de l’aquaculture (GPA), le directeur général (Conservation et protection) et le Comité de gestion du ministère forment le deuxième auditoire. Il est toutefois probable qu’elle intéresse également tout le personnel de la C et P, d’autres programmes et régions du MPO, ainsi que de nombreux intervenants externes, notamment le Comité permanent sur les pêches et les océans, les organisations de pêche commerciale et les organisations des peuples autochtones de la région du Pacifique et d’autres parties concernées.
L’impact de la structure hiérarchique a été évalué dans le contexte élargi de l’organisation du Ministère pour l’exécution du programme de C et P. En abordant l’évaluation de ce point de vue, il a été possible d’évaluer de façon générale dans quelle mesure les nouveaux rapports hiérarchiques ont modifié les pratiques de gestion de C et P et dans quelle mesure ces changements de pratiques de gestion ont permis (ou non) d’améliorer l’exécution du programme en vertu de la structure hiérarchique.
Cette évaluation a été entreprise au moyen d’un cadre d’évaluation développé au préalable et qui comprend 5 éléments principaux et plusieurs points connexes. Les voici :
1. Processus d’établissement des priorités
2. Dispositions organisationnelles
3. Processus d’attribution des ressources
4. Processus opérationnels
5. Culture organisationnelle
Une grille d’évaluation détaillée qui résume le cadre de l’évaluation est fournie à l’Annexe A. La principale méthode d’évaluation du programme de C et P dans la région du Pacifique consistait à appliquer le cadre d’évaluation et à recenser les différences, le cas échéant, entre le projet pilote de structure hiérarchique et le modèle de gestion sectorielle qui était en place auparavant. La collecte des éléments de preuve à cette étape de l’évaluation repose sur :
En outre, des entrevues ont été menées auprès du personnel du programme de C et P des régions des Maritimes et du Québec en vue d’établir les méthodes du programme de C et P régional concernant les secteurs évalués dans la région du Pacifique, y compris les processus d’établissement des priorités, les dispositions organisationnelles, les processus d’attribution des ressources, les processus opérationnels et la culture opérationnelle. Les résultats de cette étape de l’évaluation sont résumés à la section 3 du présent rapport.
Les structures organisationnelles de cinq organismes externes d’application de la loi sur les ressources naturelles ont également fait l’objet d’une caractérisation et d’une analyse en vue d’établir les avantages de la structure hiérarchique et du modèle de gestion sectorielle. Les résultats de cette étape de l’évaluation sont résumés à la section 4 du présent rapport.
Au terme des étapes de collecte des éléments de preuve, la direction et le personnel du programme de la région du Pacifique ont validé les principales constatations. Ces constatations ont été rajustées en fonction des éléments de preuve supplémentaires fournis au cours de l’étape de validation.
Les prochaines sections du présent rapport résument les constatations, les conclusions et les recommandations.
La présente section du rapport porte sur les constatations à l’égard de chacun des éléments du cadre d’évaluation. Les changements apportés à la gestion et à l’exécution du programme de C et P qui peuvent être attribuables au projet pilote de structure hiérarchique sont résumés pour chacun des cinq secteurs évalués. La section sur les conclusions du rapport (section 3) présente une évaluation sommaire de la mesure dans laquelle le projet de structure hiérarchique a favorisé les changements (positifs ou négatifs).
Constatation no 1 : les enjeux hautement prioritaires à l’égard du programme et des opérations sont établis au moyen de nombreux processus de planification à l’échelle du secteur et de la région.
Les priorités ont été établies à tous les échelons de la C et P (national, régional, secteur et détachement). Les priorités régionales sont énoncées dans l’Orientation stratégique de 2004-2009 de la C et P de la région du Pacifique, développée en 2003. Il a été noté que ce document officiel n’avait pas été mis à jour depuis le lancement du projet pilote de structure hiérarchique. Les priorités des secteurs et détachements reflètent les priorités propres à leur secteur, ainsi que l’orientation stratégique de la C et P de la région du Pacifique. Les activités opérationnelles des détachements sont ensuite planifiées en fonction de ces priorités et les plans de présaison du Plan de gestion intégrée des pêches (PGIP) établissent les priorités appropriées.
Les enjeux hautement prioritaires sont établis et étudiés au moyen d’une panoplie de mécanismes en vue d’assurer leur pertinence, qui comprennent notamment :
La gestion des enjeux hautement prioritaires (comme le saumon dans le bas Fraser) fait l’objet d’une grande attention et l’attribution des ressources a été rajustée (le redéploiement des agents des pêches en est un exemple) au sein de la région à cet égard. Des réunions opérationnelles de C et P sont tenues chaque semaine dans les secteurs et les régions, et des évaluations des propositions de réaffectation du personnel sont entreprises pour veiller à ce que la prise de décisions opérationnelles demeure alignée sur les priorités courantes.
Les processus d’établissement des priorités de C et P de la région du Pacifique n’ont pas tenu compte :
En ce qui a trait aux priorités nationales, la C et P est en voie de renouveler le programme national en vue de mieux l’harmoniser aux priorités du Ministère, au moyen des trois piliers que sont l’éducation et la sensibilisation, le contrôle et la surveillance et les « cas graves ». Tout le personnel de la C et P est au courant de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité; toutefois, elle n’en est qu’à l’étape préliminaire de sensibilisation et de mise en œuvre au sein des régions. Des efforts supplémentaires doivent être déployés pour déterminer dans quelle mesure la gestion du programme régional de C et P est axée sur les objectifs de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité.
Constatation no 2 : les processus officiels de mesure et d’évaluation du rendement ne sont pas bien développés et le suivi du déroulement n’est pas systématique.
Un cadre de gestion et de responsabilisation axé sur les résultats (CGRR) pour la C et P de la région du Pacifique a été prévu, mais n’a pas été complété pour le programme, ce qui laisse un vide dans le cadre pour l’évaluation des résultats du programme.
Les buts et objectifs des priorités des régions et des secteurs inhérents à la conservation et à la protection ne sont pas établis et des rapports d’étape à ces égards ne sont pas produits régulièrement. En outre, le personnel de supervision de la C et P a mentionné qu’aucun but ni objectif de rendement n’avait été établi dans la structure hiérarchique de C et P.
Constatation no 3 : les programmes et priorités de C et P sont intégrés efficacement aux autres programmes régionaux
Les stratégies régionales et nationales du Ministère sont intégrées aux priorités de C et P, notamment :
Ces stratégies apparaissent également dans les documents de planification de secteur et de détachement, ainsi que dans le document sur l’orientation stratégique régionale de C et P. De plus, les enquêtes de la Section des enquêtes particulières et des détachements sont menées en vue d’appuyer d’autres programmes ministériels grâce à une planification intégrée.
Il demeure important de conserver et d’améliorer l’intégration avec d’autres programmes, en particulier avec le Programme de gestion de l’habitat. La collaboration est l’un des principes sous-jacents du cadre de conformité. C et P a démontré son engagement en ce sens à l’échelle nationale, notamment lors de travaux récents avec Gestion de l’habitat pour finaliser le protocole GH/ C et P, pour créer des protocoles régionaux (quelquefois sous la direction de C et P) et de ses efforts soutenus pour travailler en étroite collaboration avec le Programme de gestion de l’habitat pour la mise en œuvre de l’Initiative de modernisation des mesures de conformité touchant l'habitat.
Des relations de travail efficaces entre les chefs de secteur de la C et P, les directeurs de secteur et d’autres employés des programmes de secteur continuent d’être le principal outil pour vérifier si les programmes de C et P reflètent et comblent les priorités des autres programmes. De plus, le changement sur le plan des rapports hiérarchiques entre le directeur de la C et P et le directeur général régional (DGR), ainsi que la participation au Comité de gestion régionale (CGR), a permis d’améliorer l’intégration des priorités d’autres programmes à la planification et aux activités de C et P. Par ailleurs, rien ne laisse supposer que les priorités de C et P vont à l’encontre des plans stratégiques nationaux et régionaux.
Dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique, on remarque :
Les méthodes de planification et d’établissement des priorités n’ont pas beaucoup changé au cours des deux dernières années. Puisque les enjeux et les priorités sont différents d’année en année, le programme de C et P a toujours veillé systématiquement à s’adapter aux besoins changeants. Les méthodes pour y parvenir sont demeurées sensiblement les mêmes au cours des quatre dernières années.
Au sein de la C et P, on a relevé une communication plus directe et une meilleure compréhension des priorités des autres programmes régionaux grâce aux communications améliorées du projet pilote de structure hiérarchique. Par conséquent, le personnel de secteur et de détachement a manifestement tenu compte des autres priorités dans sa planification annuelle des opérations et du travail.
Constatation no 4 : la majorité des responsabilités et des pouvoirs liés au programme sont définis et documentés pour l’ensemble du personnel de la C et P et le personnel du programme possède les qualités et l’expérience nécessaires pour s’acquitter des fonctions qui lui sont assignées.
Les descriptions de travail énoncent clairement les responsabilités et pouvoirs de la majorité du personnel de la C et P et les qualités et les normes de compétence de chaque agent des pêches sont adéquates pour lui permettre d’exécuter ses responsabilités.
Les rapports hiérarchiques des échelons sous le chef de secteur de la C et P sont clairs et demeurent inchangés dans le projet pilote de structure hiérarchique.
La nature du lien hiérarchique entre le chef de secteur de la C et P et le directeur de secteur/directeur de la C et P n’est plus la même. Le changement de rapports hiérarchiques a été annoncé par lettre, mais n’a pas été documenté officiellement dans les organigrammes, les descriptions de travail ni dans aucun autre document, et les précisions au sujet des changements prévus demeurent diffuses. Par exemple, les pouvoirs financiers dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique donnent lieu à différentes interprétations.
Dans l’ensemble, la plupart des responsabilités liées au programme sont abordées. Certains secteurs ont mentionné que les priorités de C et P qui leur sont propres ne sont pas toujours traitées en raison de l’insuffisance de personnel et qu’il faut redéployer des ressources, en particulier dans le secteur du bas Fraser.
Le lien direct entre le directeur de la C et P et le DGR a également changé la façon dont l’information sur le programme circule entre les différents niveaux de direction. Le personnel de la C et P et le DGR considèrent que la participation de la C et P au Comité de gestion régionale est un changement positif.
Constatation no 5 : les besoins en effectif sont satisfaits.
Il y a eu certaines améliorations à l’égard des questions de dotation pendant la période d’essai de la structure hiérarchique, notamment en ce qui a trait aux mesures de dotation en personnel de supervision (dont certains demeurent vacants). Cependant, sur une collectivité de 168 agents des pêches à temps plein (ETP), seulement 155 postes sont actuellement pourvus. C’est l’insuffisance de recrutement de nouveaux agents des pêches au cours des 3 ou 4 dernières années la principale cause de l’incapacité d’atteindre l’effectif complet. Une nouvelle troupe de 23 agents des pêches pour la région du Pacifique est actuellement en formation et sera prête sous peu en vue du comblement des postes vacants en avril 2007.
3.2.1 Résumé des changements aux dispositions organisationnelles
Dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique :
Ce sont les changements à l’égard des rapports hiérarchiques qui sont les plus manifestes dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique. Il est à noter que malgré la modification des rapports hiérarchiques, les secteurs de responsabilités en vertu de la structure hiérarchique et la responsabilisation n’étaient pas clairement précisés au niveau des chefs de secteur de la C et P et des échelons supérieurs et que certaines responsabilités de gestion (la gestion financière, p. ex.) étaient délibérément non officiellement harmonisées à la nouvelle structure hiérarchique.
Constatation no 6 : il n’existe aucun processus officiel d’établissement et d’évaluation de besoins en ressources de C et P.
Les budgets de C et P régionaux sont établis en fonction de l’allocation remise aux régions par l’administration centrale (AC). Les allocations sectorielles sont fondées sur les rajustements de ressources et sur les réaffectations inhérentes au budget de l’année précédente. Le directeur de la C et P soumet les allocations de budget sectoriel de C et P à l’approbation du CGR. Les budgets sont ensuite délégués par l’intermédiaire du directeur général de la GPA, du directeur de la C et P aux chefs de secteur de C et P qui, à leur tour, les délèguent aux chefs de détachement.
Bien que des évaluations de la gestion du risque intégrées pour la C et P aient été menées en mars 2005, en décembre 2005 et en janvier 2007, il n’y a aucun processus/système officiel en place pour relier l’attribution des ressources aux priorités régionales. Cependant, les priorités/activités opérationnelles des secteurs et des détachements ont été rajustées en vue de répondre aux risques les plus élevés recensés dans le cadre de ces évaluations. On ne sait pas exactement sur quelles bases sont fondées les recommandations budgétaires de C et P, puisqu’il n’existe aucun processus/système officiel en place pour relier l’attribution des ressources aux priorités régionales.
Le directeur et les chefs de C et P ont, dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique, mis en œuvre un plan plus proactif pour informer le personnel à l’avance du moment et de l’endroit des prochaines réaffectations. Ce changement s’est effectué sans problème majeur. Il faut noter que les ressources financières additionnelles qu’a reçues la région au cours de deux dernières années ont également contribué à régler les problèmes de réaffectation, en fournissant des fonds additionnels pour les heures supplémentaires et en couvrant les dépenses. Il a été rapporté qu’avant le projet pilote, les directeurs de secteur étaient beaucoup plus réticents à réaffecter du personnel de leur secteur respectif pour répondre à la pénurie de personnel de la C et P dans le bas Fraser.
Constatation no 7 : il n’existe aucune mesure de suivi et de rapport de rendement (y compris financier) au sein de la C et P.
Aucun soutien administratif ni effectif additionnel n’a été fourni au directeur de la C et P dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique pour l’aider à mettre en place des processus internes de planification stratégique, d’établissement des objectifs de rendement, de surveillance du rendement et de suivi/gestion des dépenses.
Bien que le directeur régional de la GPA et les directeurs de secteur aient un pouvoir de signature théorique à l’égard des ressources financières de C et P, il est en pratique reconnu que les fonds alloués au programme de C et P sont identifiés par un code d’activité distinct et que les réaffectations internes sont fondées sur l’activité de C et P. La direction de la C et P se fie aux gestionnaires fonctionnels de secteur/GPA pour les aider à gérer les budgets et à suivre les dépenses. Même si de tels arrangements ne posent généralement pas de problème, il y a sans cesse des exemples de transfert de ressources financières entre les programmes ou d’inscription de petites dépenses d’autres programmes au secteur d’activité de C et P du secteur.
Les gestionnaires de la C et P ne contrôlent pas pleinement leurs ressources financières de programme en raison des arrangements de délégation, qui ne sont ni cohérents ni adaptés à la structure hiérarchique
Constatation no 8 : la C et P travaille avec de nombreux programmes et secteurs partenaires à l’intégration et à l’augmentation des efforts/ressources (voir également la constatation no 3 au sujet de l’intégration).
Les personnes interviewées ont cité de nombreux exemples au sein du Ministère qui démontrent de quelle façon la C et P intègre ses activités aux autres programmes. Au niveau du secteur, les activités de C et P sont intégrées aux autres programmes par le biais d’accords de collaboration officieux et officiels entre les chefs de secteur et le personnel de la C et P, et d’autres membres du personnel de programme. Certains directeurs de secteur tiennent régulièrement des réunions du Comité de gestion sectorielle pour faciliter la coordination et l’intégration des efforts. La C et P entreprend des enquêtes spéciales en collaboration avec d’autres programmes.
Un autre point n’était pas clairement abordé dans le cadre la structure hiérarchique. Il s’agit des changements requis sur les plans de la gestion du rendement et de la responsabilisation, plus particulièrement à l’égard de la façon dont les ententes de niveau de service et les accords de responsabilisation pourraient ou devraient être changés pour s’harmoniser aux nouveaux rapports hiérarchiques. Il s’agit d’outils clés qui pourraient servir à gérer les relations de travail, l’intégration des programmes tant au niveau du secteur qu’à l’échelle régionale et l’évaluation du rendement en fonction d’un modèle de structure hiérarchique, plutôt que d’un modèle de gestion sectorielle.
3.3.1 Résumé des changements aux processus d’attribution des ressources
Dans le cadre du modèle pilote de structure hiérarchique :
En général, il y a eu peu de changements à l’égard du processus d’attribution des ressources au sein de la C et P, sauf en ce qui a trait aux réaffectations de personnel visant à aborder les enjeux prioritaires comme la pêche du saumon dans le Fraser. Dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique, le directeur de la C et P et les chefs de la C et P ont mis en œuvre un plan plus proactif pour informer le personnel à l’avance du moment et de l’endroit des prochaines réaffectations.
Constatation no 9 : il y a plusieurs processus en place au sein de la C et P pour assurer l’apprentissage organisationnel.
Tous les secteurs entreprennent des examens de fin de saison propres aux pêches de la C et P pour déterminer ce qui a bien fonctionné et ce qui doit être incorporé ou rajusté dans les plans opérationnels de la prochaine année, auxquels participent les comités consultatifs des pêches, de même que le personnel de la C et P et celui d’autres programmes. Le personnel de la C et P participe aux examens de fin de saison des niveaux sectoriel et régional en collaboration avec d’autres intervenants, comme le Comité chargé de la planification intégrée de la pêche du saumon (CPIPS) qui participe également aux fonctions de planification et de coordination de la région. Ces procédures d’examen de fin de saison permettent de recenser efficacement les problèmes et les leçons apprises, dans le but d’améliorer les pratiques opérationnelles des années à venir et dans l’ensemble de l’organisation.
Le redéploiement du personnel de la C et P dans les différents secteurs favorise également l’apprentissage organisationnel en exposant les agents des pêches aux différentes méthodes de gestion sectorielle et situations d’application des règlements. De plus, grâce au projet pilote de structure hiérarchique, les agents des pêches ont l’impression d’avoir accès à des connaissances plus approfondies qui sont généralement l’apanage du personnel de la C et P, en raison de l’amélioration des communications internes dans l’ensemble de la région et entre le personnel sectoriel et régional de la C et P.
De nombreuses améliorations ont aussi été apportées aux méthodes de formation depuis la mise en œuvre du modèle de structure hiérarchique, y compris :
Le personnel de la C et P interviewé a relevé deux changements positifs importants à l’égard des processus de gestion de la C et P dans le cadre de la structure hiérarchique, qu’il estime favorables à l’apprentissage opérationnel :
Constatation no 10 : il y a au sein de la C et P des processus en place pour planifier et mettre en œuvre des initiatives d’assurance de la conformité des programmes.
Dans la région, les problèmes de conformité de la C et P sont continuellement abordés par le comité des opérations régionales de la C et P. Ce comité a été mis sur pied dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique et se réunit chaque semaine. Au niveau du secteur, les problèmes de conformité continuent d’être abordés au moyen d’accords de collaboration avec le personnel d’autres programmes ou par le comité de gestion des directeurs de secteur. La mesure dans laquelle les comités de gestion sectorielle s’acquittent efficacement de cette fonction varie d’un secteur à l’autre.
Dans le cadre de ses processus de planification et d’établissement des priorités, le programme de C et P régional a établi comme une priorité les initiatives d’assurance de la conformité à l’appui de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité (y compris les trois piliers que sont l’éducation et la sensibilisation, le contrôle et la surveillance et les cas graves).
L’initiative nationale visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité a pour but de renforcer les initiatives d’assurance de la conformité, mais n’est en encore qu’à la toute première étape de sa mise en œuvre.
Constatation no 11 : la responsabilité des sujets de préoccupation en matière de santé et de sécurité n’est pas clairement comprise.
La santé et la sécurité des agents itinérants sont des préoccupations et des considérations qui reviennent constamment sur le tapis lorsqu’il est question de conduite des opérations sur le terrain. Tous les agents des pêches reçoivent une formation axée sur la protection de leur santé et de leur sécurité dans le cadre de l’exécution de leurs tâches. Cependant, après la mise en œuvre du projet pilote, on ne comprend pas encore très bien de qui relèvent la santé et la sécurité des agents des pêches. Même si aucun incident majeur n’a été déclaré à ce jour, une méconnaissance des pouvoirs et des obligations touchant les questions de santé et de sécurité est un risque significatif auquel le Ministère et les employés sont exposés et qui pourrait poser problème si un accident arrivait.
Le personnel de la C et P croit également qu’avec le projet pilote de structure hiérarchique, il est moins susceptible de se retrouver dans des conditions de travail dangereuses.
3.4.1 Résumé des changements aux processus opérationnels
Dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique :
Le projet pilote de structure hiérarchique a permis d’apporter de nombreuses améliorations aux processus opérationnels. Nombre de ces améliorations portent sur la participation accrue des chefs de secteur de C et P à la planification et à la prise de décisions sur des enjeux régionaux de C et P. Une collaboration plus active entre le directeur de la C et P et le personnel de secteur a amélioré les communications et la prise de décisions entourant les problèmes qui autrefois auraient été soumises à deux autres niveaux de direction aux fins de résolution (soit le directeur de secteur et le directeur régional de la GPA).
Constatation no 12 : le directeur de la C et P est manifestement le « champion » de la C et P dans la région.
Presque toutes les personnes interviewées ont mentionné que directeur de la C et P était le champion du programme et que le lien hiérarchique direct qu’il a avec le DGR avait une influence positive sur sa capacité de diriger l’organisation de C et P au sein de la région.
Constatation no 13 : dans l’ensemble, le moral du personnel de la C et P s’est grandement amélioré au cours de la dernière année.
Tout le personnel de la C et P, ainsi que les cadres supérieurs des autres programmes, les directeurs de secteur et les intervenants externes ont mentionné que le moral au sein de l’organisation régionale de C et P s’était grandement amélioré au cours de la dernière année. L’amélioration du moral du personnel compte parmi les changements les plus positifs et importants attribuables au modèle pilote de structure hiérarchique.
Constatation no 14 : des processus officiels de consultation auprès des principaux intervenants ont été mis en place.
Les priorités ont été communiquées aux intervenants externes de bien des façons, y compris par l’intermédiaire du Comité de planification de la pêche intégrée (CPPI) et des comités consultatifs des pêches. Tous les secteurs ont entrepris des examens de fin de saison propres aux pêches de la C et P pour déterminer ce qui a bien fonctionné et ce qui doit être incorporé ou rajusté dans les plans opérationnels de la prochaine année. Les examens de fin de saison sont effectués en collaboration avec des comités consultatifs des pêches locaux, composés d’intervenants externes. Par ailleurs, le CPPI joue un rôle de premier plan à titre de forum de consultation auprès des intervenants sur des questions portant sur la pêche du saumon de la côte Sud. Outre les comités consultatifs des pêches et le CPPI, de nombreux exemples de PE et d’autres accords de collaboration avec les intervenants externes ont été donnés.
Comme le mentionnait le rapport Williams, les intervenants se sont dits préoccupés dans le passé par les activités d’application des règlements dans le bas Fraser. Depuis le lancement du projet pilote de structure hiérarchique, les intervenants externes ont une opinion positive (mais prudente) à l’égard des activités d’application des règlements du MPO.
Constatation no 15 : grâce à la structure hiérarchique, la C et P fait l’objet d’une visibilité accrue et d’un niveau de priorité plus élevé au sein de la région.
Les personnes interviewées ont mentionné que la C et P représente à bien des égards le MPO et le gouvernement du Canada pour le grand public. Le personnel de la C et P et celui des autres programmes considèrent qu’il s’agit d’un point positif.
De nombreux facteurs sont à l’origine de l’attention portée au programme de C et P, notamment les recommandations du rapport Williams et l’attention accrue portée par la haute direction du Ministère au programme de C et P régional. Il en a découlé une plus grande visibilité, ainsi que des changements sur plusieurs plans importants, notamment sur le nombre de ressources financières additionnelles, sur l’augmentation du niveau des effectifs et sur de nouvelles méthodes de recrutement. Tout ceci a engendré des changements positifs à l’égard du programme.
Une meilleure visibilité de la C et P suppose un besoin accru d’intégrer les programmes et activités de C et P à l’échelon du secteur, en vue de coordonner l’exécution de tous les programmes du MPO. Les directeurs de secteur devront continuer à assumer leur rôle de chef de file pour que cette intégration se concrétise.
3.5.1 Résumé des changements à la culture organisationnelle
Dans le cadre du projet pilote de structure hiérarchique :
Bien que cet avantage n’ait pas été prévu dans la structure hiérarchique à l’essai, la grande amélioration du moral du personnel de la C et P s’est avérée l’un des plus importants changements attribuables au projet pilote. C’est ce qu’ont exprimé le personnel et les cadres de tous les niveaux de la région, y compris ceux des autres programmes. Les commentaires à cet égard étaient variés, mais portaient tous le même message selon lequel les griefs et les problèmes de personnel étaient désormais choses du passé et, qu’en sa qualité d’organisation, la C et P était perçue axée sur un nouvel avenir positif et un acteur de premier plan dans l’exécution du programme régional du MPO. Le personnel de la C et P attribue en grande partie les changements positifs au projet pilote de structure hiérarchique et considère qu’un retour au modèle de gestion sectorielle risque de porter atteinte à ce changement positif.
Processus d’établissement des priorités
Dispositions organisationnelles
Processus d’attribution des ressources
Processus opérationnel
Culture organisationnelle
Le personnel du programme de C et P régional, et d’autres gestionnaires de programme du MPO des régions du Québec et des Maritimes, ont été interviewés en janvier 2007. Les entrevues visaient à déterminer la mesure dans laquelle les programmes de C et P régionaux sont exécutés en liaison avec les secteurs évalués dans la région du Pacifique, ainsi qu’en fonction des facteurs clés qui influent sur la gestion et l’exécution du programme (p. ex., les processus d’établissement des priorités, les dispositions organisationnelles, les processus d’attribution des ressources, les processus opérationnels et la culture organisationnelle).
D’après les résultats des entrevues, voici les facteurs jugés avoir eu une grande influence sur la gestion et l’exécution des programmes de C et P.
Formation
Les besoins régionaux en matière de formation sont mieux gérés à l’échelon régional. Dans les régions des Maritimes et du Québec, la formation au sein de la C et P est coordonnée par les bureaux régionaux. Une telle situation est avantageuse puisque les besoins en formation peuvent être classés par ordre de priorité, puis gérés de manière efficiente et efficace.
Collaboration/planification/intégration
La C et P doit être intégrée aux programmes du MPO à plusieurs niveaux au sein de la région. Le Comité de gestion régionale est généralement perçu comme le forum d’intégration du programme à l’échelon régional. Dans les régions du Québec et des Maritimes, le directeur de la GPA représente la C et P au CGR et fournit une plate-forme pour discuter de questions de gestion de la C et P.
À l’échelon sectoriel, la planification de la C et P est effectuée en collaboration avec d’autres programmes du MPO, par les chefs de secteur, et coordonnée par l’entremise des comités de gestion sectorielle. Le directeur de secteur est chargé de coordonner la mise en œuvre des programmes au sein de son propre secteur.
Les bureaux régionaux doivent jouer un rôle de premier plan dans l’établissement des priorités régionales et la coordination des efforts de C et P déployés par les divers secteurs pour gérer ces priorités.
Redéploiement du personnel
Pour traiter les priorités stratégiques régionales de C et P, le directeur de C et P doit avoir le pouvoir de réaffecter le personnel. Ce pouvoir est jugé essentiel pour harmoniser les budgets aux priorités régionales. Dans la région des Maritimes, le directeur de C et P, par l’entremise du processus de planification opérationel et budgétaire de C et P des Accords sur les niveaux de service du directeur régional de la GPA, a la capacité d’affecter et de redéployer le personnel en fonction des priorités régionales. Dans la région du Québec, les redéploiements peuvent être faits après la tenue de discussions intenses entre le DGR, le directeur de C et P et les directeurs de secteur.
Gestion financière
Le directeur de la C et P doit avoir le pouvoir d’attribuer les budgets en fonction des priorités sectorielles et régionales. Un tel pouvoir est perçu comme une contribution positive à la capacité de la C et P d’intégrer ses programmes aux grandes stratégies régionales et de gérer ses propres priorités régionales. C’est le cas dans la région des Maritimes mais pas dans la région du Québec.
Dotation
Le directeur de la C et P doit pouvoir coordonner le personnel au sein de la région pour s’assurer que les ressources appropriées sont en place et que les priorités de C et P sont traitées. Comme en témoigne la région des Maritimes, les directeurs de la C et P sont bien mieux placés pour décider de l’endroit où l’effectif doit être renforcé en vue d’atteindre les grands objectifs régionaux.
Recrutement
Le recrutement s’effectue à l’échelon national, tandis que ce sont les bureaux régionaux qui en assurent la coordination à l’échelon régional pour les deux régions.
Normes
Les questions d’interprétation et de recherche de normes devraient relever des directeurs de la C et P, comme c’est le cas dans les deux régions.
Des représentants des cinq organismes d’application de la loi suivants ont été choisis et interviewés aux fins d’analyse comparative des normes et pratiques exemplaires de l’industrie de l’application de la loi :
Trois de ces organismes sont fondés sur modèle de structure hiérarchique centralisé (Washington, Colombie-Britannique et Environnement Canada), un organisme est fondé sur un modèle de gestion régionale (Manitoba) et un autre sur un modèle de gestion sectorielle (Alberta). Les prochaines sections résument les principaux facteurs suivants :
Outre les entrevues menées auprès de ces organismes externes d’application de la loi, nous avons également interviewé un représentant de la GRC qui connaît bien les opérations et la gestion de C et P.
Il existe plusieurs similitudes dans la façon dont les organismes d’application de la loi intègrent leurs travaux au reste du ministère. Dans le cas de la structure hiérarchique, l’intégration du groupe d’application des règlements reposait sur ce qui suit :
Qu’il s’agisse de modèles de gestion régionale ou sectorielle, plusieurs des mêmes mécanismes d’intégration ont été utilisés, en particulier à l’échelon régional, en fonction des priorités régionales. Dans le modèle de gestion régionale, l’administration centrale conserve souvent certaines fonctions intégrées liées aux normes, aux procédures, à la formation et au recrutement, mais n’exerce aucun contrôle opérationnel sur l’attribution des ressources. Il est à noter que dans plusieurs de ces organisations externes, les modèles de gestion régionale et sectorielle étaient jugés de nature semblable, contrairement aux modèles de gestion hiérarchique où les agents d’application principaux étaient beaucoup plus intégrés à l’organisation.
L’une des principales leçons retenues de l’examen des autres organismes, c’est la nécessité de décrire de façon explicite la mesure dans laquelle l’agent d’application principal relève d’un gestionnaire ayant des responsabilités générales à l’égard du programme au sein de l’organisation. Par exemple, dans certains champs d’application américains, le programme d’application de la loi sur les ressources naturelles (comme la faune aquatique et terrestre) fait partie de la police d’État, tandis que dans d’autres organisations (comme Environnement Canada), le tout premier agent d’application relève du sous-ministre. Au sein du MPO de la région du Pacifique, le projet pilote de structure hiérarchique se définit comme un modèle d’intégration régionale, où l’agent d’application principal relève du DGR.
Voici les avantages du modèle de structure hiérarchique relevés par les personnes interviewées :
Voici les avantages du modèle de gestion régionale ou sectorielle relevés par les personnes interviewées :
Tous les organismes d’application de la loi sur les ressources naturelles font le suivi de leurs activités (p. ex., le nombre d’inspections, de mises en garde, de condamnations, de convictions, les activités de promotion de la conformité), mais les personnes interviewées ont mentionné qu’en général, les organismes d’application de la loi avaient de la difficulté à évaluer l’efficacité. Bien que la plupart croient que la structure hiérarchique a amélioré le rendement, pour les raisons énumérées dans la section 4.2 ci-dessus et parce qu’elle a amélioré leur capacité de réagir, aucun indicateur de rendement ne vient étayer cette allégation.
La région du Pacifique a-t-elle réalisé des progrès au chapitre de l’efficacité et de l’efficience des activités de conservation et de protection en vertu de la structure hiérarchique?
L’efficacité et l’efficience des activités de C et P sur le fondement de la structure hiérarchique se sont améliorées à bien des égards depuis la mise en œuvre du projet pilote de structure hiérarchique. Le programme a subi de nombreux changements positifs et l’ensemble de sa gestion et de son exécution s’est amélioré. Nul doute que certains de ces changements ont été provoqués par la modification des rapports hiérarchiques; tandis que d’autres ne sont qu’en partie attribuables aux structures hiérarchiques ou ont découlé d’autres initiatives et se seraient produits quand même sans le projet pilote de structure hiérarchique.
Ces améliorations sont les suivantes :
Dans quelle mesure la structure hiérarchique à l’essai est-elle à l’origine de ces progrès?
Les améliorations suivantes sont directement attribuables au projet pilote de structure hiérarchique :
Les améliorations suivantes sont en partie attribuables à la structure hiérarchique :
La modification des rapports hiérarchiques a permis au programme de C et P de mieux gérer les problèmes de portée régionale, grâce à une capacité accrue de déploiement des ressources et de prise et de mise en œuvre des décisions à l’égard du programme de C et P. La haute direction du programme (les chefs et le directeur) a mentionné travailler plus efficacement en équipe et que certaines décisions qui autrefois s’étiraient dans le temps sont désormais prises plus efficacement et plus directement, et ne sont plus soumises à un processus de discussion et de consultation interminable et souvent improductif. Cela se voit dans l’amélioration des communications internes, le redéploiement du personnel et l’ajout de ressources financières, l’amélioration des relations avec les organismes externes d’application de la loi et dans l’esprit de corps en général.
De tels progrès auraient-ils pu être réalisés uniquement en modifiant la structure de gestion sectorielle de la région?
Voici les secteurs qui auraient pu être améliorés en vertu du modèle de gestion sectorielle de la région :
Ces améliorations depuis la mise en œuvre du projet pilote de structure hiérarchique auraient tout aussi bien pu se produire dans le cadre du modèle de gestion sectorielle. C’est ce qui a été observé dans d’autres régions où les programmes de C et P ont connu des changements semblables, sans égard à la structure des rapports hiérarchiques. L’augmentation des ressources financières, l’amélioration des mesures de dotation et l’amélioration des mesures de recrutement sont trois exemples d’améliorations similaires dans d’autres régions qui ont eu des impacts positifs sur le programme.
Quels impacts (positifs ou négatifs) le projet pilote de structure hiérarchique a-t-il eus sur d’autres secteurs de programme de la région?
Le projet pilote de structure hiérarchique avait pour but de répondre aux recommandations formulées par le rapport du Comité permanent des pêches et des océans de 2005 sur la pêche du saumon dans le Fraser de 2004. Ce rapport recommandait que le MPO organise une direction de l’application des règlements dans la région du Pacifique, séparée de la gestion des pêches. Plusieurs impacts (soit les changements identifiés en détail ci-dessus) sont imputables à la mise en œuvre du projet pilote de structure hiérarchique. Dans la plupart des cas, ces changements ne constituaient pas des résultats prévus de la modification des rapports hiérarchiques, et étaient involontaires, mais ont quand même entraîné des résultats positifs. Il faut accorder une attention toute particulière au fait que le moral du personnel du programme de C et P s’est grandement amélioré depuis le projet pilote de structure hiérarchique. Il s’agit d’une constatation importante qui suscite une préoccupation quant aux risques de revenir à un modèle de gestion sectorielle pour le programme de C et au sein de la région.
Rien ne laisse supposer que le projet de structure hiérarchique a exercé une influence négative sur d’autres secteurs de programme du MPO. Les personnes interviewées ont insisté sur l’importance de s’assurer que les programmes ministériels sont exécutés par le biais d’une approche intégrée au niveau du secteur et que les structures hiérarchiques au sein du programme de C et P sont gérées de façon à ne pas exercer une influence négative sur le modèle intégré d’exécution sectorielle.
Quel est l’impact de la structure hiérarchique sur l’initiative du MPO visant à examiner et à moderniser les mesures d’assurance de la conformité?
Le maintien de la structure hiérarchique au sein du programme de C et P de la région du Pacifique, avec certaines améliorations aux pratiques de gestion internes, pourrait augmenter les chances de succès de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité.
À ce moment-ci, la C et P nationale comprend à peine les exigences opérationnelles et régionales et les changements qui peuvent s’avérer nécessaires pour aller de l’avant avec l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité. Le personnel a été brièvement mis au courant de l’approche générale et de l’objectif de l’initiative. Il reste cependant beaucoup à faire avant que les détails de la mise en œuvre des changements soient connus et compris.
Dans le cadre de l’initiative d’examen de la conformité, C et P a amorcé plusieurs projets qui aideront à corriger certaines faiblesses relevées dans le rapport, notamment l’élaboration d’un cadre de mesure du rendement et d’indicateurs et le renforcement des liens entre l’affectation des ressources et l’établissement de priorités au sein de C et P. Les travaux ayant trait à l’évaluation du risque, à la mesure du rendement et au modèle d’établissement des coûts/de planificaton faciliteront aussi la correction des faiblesses.
En outre, un autre enjeu énoncé dans le rapport est la nécessité de continuer à améliorer l’intégration avec d’autres programmes, dont le Programme de gestion des pêches. Mentionnons que la collaboration est l’un des principes sous-jacents du cadre de conformité et que C et P a démontré son engagement en ce sens lors de travaux récents avec Gestion de l’habitat pour finaliser le protocole GH/ C et P et pour créer des protocoles régionaux (quelquefois sous la direction de C et P) et de ses efforts soutenus pour travailler en étroite collaboration avec le Programme de gestion de l’habitat pour la mise en œuvre de l’Initiative de modernisation des mesures de conformité touchant l'habitat.
La structure hiérarchique pourrait favoriser la mise en œuvre de certains aspects de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité au sein de la C et P, en renforçant le contrôle hiérarchique de la C et P à l’égard de la planification, de la surveillance et du suivi des activités opérationnelles. La mise en application de certaines recommandations de la présente évaluation améliorerait les chances de succès de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité. Un modèle de gestion sectorielle pourrait assurer la mise en œuvre de l’initiative visant à examiner et à moderniser et les mesures d’assurance de la conformité, mais plus difficilement en raison du contrôle indirect qu’exercerait le directeur de la C et P sur les opérations/activités sur le terrain.
Recommandation no 1 : à savoir si :
Il est recommandé que :
la structure hiérarchique à l’essai dans le cadre du programme de C et P de la région du Pacifique soit conservée, sous réserve des améliorations énoncées dans la recommandation no 2.
Recommandation no 2 : sur les améliorations du modèle de gestion hiérarchique du programme de C et P de la région du Pacifique.
Il est recommandé que :
| Point à évaluer | Questions clés/Secteurs d’intérêt 1 |
|---|---|
| Processus d’établissement des priorités | |
a documentation de la mesure dans laquelle :
|
|
| 1Les numéros/lettres de référence inscrits à la fin de questions clés/secteurs d’intérêt renvoient aux résultats prévus de la « Stratégie de mesure du rendement du projet pilote de structure hiérarchique de la C et P » (datée du 15 mai 2006). | |
| Dispositions organisationnelles | |
L’examen de la mesure dans laquelle :
|
|
| Processus d’attribution des ressources | |
À savoir si :
|
|
| Processus opérationnel | |
À savoir si :
|
|
| Culture organisationnelle | |
Évaluer si :
|
|
Au total, 64 entrevues distinctes ont été menées dans le cadre de la présente évaluation. Voici le nom de chaque personne interviewée :
MPO de la région du Pacifique
1. Atagi, Brian
2. Atwal, Randy
3. Burnip, Dennis
4. Cartwright, Stu
5. Coultish, Scott
6. Ennis, Judy
7. Faust, Ron
8. Gallant, Nicole
9. Grantham, Tom
10. Ken Green
11. Kehl, Ron
12. Knapton, Dave
13. Kostiuk, Glenn
14. Kriegl, Siegi
15. Lewis, John
16. Luedke, Wilf
17. Manore, Chris
18. Martinolich, Robert
19. McGilivray, Paul
20. McGivney, Kaarina
21. Nelson, Randy
22. Paike, Larry
23. Pelletier, Katherine
24. Quinn, Frank
25. Radford, Don
26. Ragetli, Henrie
27. Redekopp, Herb
28. Rosenberger, Barry
29. Savard, Greg
30. Sprout, Paul
31. Tapniak, Bob
32. Van Horne, Christine
33. Wild, Jim
MPO de la région du Québec
34. Beaudoin, Perry
35. Chouinard, John
36. Cote, Gaetan
37. Demonceaux, Marc
38. Hogan, Andre
39. Leblanc, Michel
40. Malouin, Vincent
41. Nadeau, Richard
42. Picard, Marcel
43. Richard, Jean
44. Richard, Jean-Claude
45. Rowsell, Andrew
46. St-Gelais, Martin
MPO de la région des Maritimes
47.Cherry, Mike
48. Gillis, Brian
49. Lantz, Tom
50. MacLean, Alan
51, Marshall, Ian
52. Miller, Harvey
53. Reid, Joan
54. Rose, Carol Ann
55. Scattalon, Faith
56. Wilson, Steve
Administration centrale du MPO
57. Farquhar, Mal
58. Lemieux, Pierre
59. Steel, Paul
Organismes externes d’application de la loi
60. Beck, Al – Application de la loi environnementale, Conservation Manitoba
61. Bresser, Bill – Conservation Officer Service, ministère de l’Environnement de la Colombie-Britannique
62. Cenci, Mike – Enforcement Program, Washington Department of Fish & Wildlife
63. Cueillerier, Paul – Environnement Canada, Programme de l’Application de la loi environnementale.
64. Dyck, John - Environnement Canada, Programme de l’Application de la loi environnementale, Pacifique et Yukon
65. Empson, Deryl - Direction des services d'application de la loi de première ligne, Développement durable des ressources de l'Alberta
66. Chrustie, Cal – Gendarmerie royale du Canada